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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 17:20

Sortie : février 2010

Label : Omelette

 

Le Français Frank Riggio nous avait déjà régalé avec son Anamorphose (ici), paru en fin d'année dernière. Celui que beaucoup accusent d'être un vil copycat d'Amon Tobin a fait ses premières armes dans le domaine de la hardtek. Bénissons le d'avoir changé de cap. Il a ensuite illustré musicalement des reportages sur la chaîne Canal+. Notre français est un pote de l'Australien Jim Moynihan, plus connu sous le pseudonyme de Spoonbill et accessoirement fer de lance du label Omelette. Cet artiste et producteur atypique avait lâché l'année dernière un Zoomorphic (ici) loufoque mais foutrement génial. Au delà du copinage qui l'amène a signer son nouvel album sur la crémerie australienne, Riggio s'est également fait remarqué par un certain DJ Shadow, qui lui a récemment demandé de lui concocter des remixs pour son site internet. Peut-on décemment croire qu'un mec comme DJ Shadow se laisserait abuser par un plagiaire ? Nous, on n'y croit pas une seconde.

 

Les trop rares artistes tels que Frank Riggio peuvent être qualifiés de sound designer. En effet, le natif d'Epinal excelle dans le maniement du sampler et dans sa capacité à retranscrire des ambiances et des atmosphères cinématographiques. Autant dire tout de suite que le son est plus proche d'une BO des premiers Fincher que des Choristes. Profonde et spectrale, sa musique se diffuse comme un venin. Assez futuriste, elle témoigne d'angoisses enfouies et est imprégnée d'une dimension presque dramatique. Le Français utilise aussi bien des sonorités acoustiques que digitales, noyant ainsi l'auditeur équipé d'un casque dernier cri, dans les bas fonds d'un esprit torturé par le breakbeat et l'electronica ténébreuse. On peut même trouver ici des relents d'un trip-hop depuis trop longtemps galvaudé. Les amateurs des plus sombres travaux de Massive Attack ou du Grec Blackfilm y trouveront plus que leur compte. Comme on l'avait déjà constaté sur Anamorphose, Riggio a une géniale capacité à sublimer les fins d'albums, l'enchaînement de Libellule Ensorcelée et Vanataeda étant un modèle du genre. On cite trop rarement DJ Krush au tableau des nombreuses influences de Riggio, des sonorités orientales parsèment pourtant régulièrement ses travaux. L'oreille inattentive passera sûrement à côté tant l'univers est chargé, se contentant de dodeliner de la tête comme un pauvre diable. Cet album contient pourtant de véritables chef d'oeuvres, comme Facom Focam, Melody & Sorcery ou Crappy Biscuit.

 

Un site bien connu pour aimer le trip-hop mou de la bite vient de publier une interview du français. On vous laisse la chercher. Mais puisqu'on est aussi gentil que Frank Riggio, on vous laisse télécharger intégralement et légalement le présent album en cliquant ici. Les sorties de Riggio sont toujours d'excellentes surprises. Il ne nous reste plus qu'à attendre la parution d'un nouvel album qui, à ce qu'il paraît serait déjà à moitié prêt. On verrait bien ça sortir chez Hymen ou Spectraliquid.

http://i636.photobucket.com/albums/uu85/knarfosss/front.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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