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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 18:15
Année : 2009
Label : Omelette

Planqué derrière son avatar de Pelican, l'Australien Jim Moynihan est un designer sonore reconnu qui a déjà réalisé deux autres albums. Maintes fois récompensé pour ses réalisations pour le cinéma, Spoonbill ne dispose pas d'une diffusion à la hauteur de son talent dans nos contrées européennes. Dans le monde des puristes de l'IDM, il fait un peu figure d'iconoclaste, ne respectant aucun code du genre et se jouant de tout aspect conventionnel.
Ce Zoomorphic est un ensemble de titres tous conçus comme de véritables cartoons musicaux. L'album est plus que surprenant, doté d'un groove à se taper la tête contre les murs. Spoonbill injecte également des instruments, des guitares et des cuivres principalement. La batterie et les percussions, acoustiques ou digitales, envoient des rythmes fouillés et originaux.
Les titres des morceaux sont assez parlants, avec parfois un petit côté humour potache qu'on ressent à l'écoute de l'opus. Il y a aussi plein de bruitages bondissants et effervescents comme la balle de ping-pong sur Wonkball. Le Woodenspoon d'ouverture allie guitares du bayou et glitch-hop. Bunkerfunk est jovial et funky, presque dansant. Spoonbill arrive même avec un rythme reggae super cheap à produire un morceau détonnant sur Tiptoe Loudly. Il se paie également le luxe de clôturer l'album avec un morceau trip-hop d'excellente facture, How it Goes.
Ce n'est certes pas l'album de l'année, les férus d'IDM purs crieront peut-être au scandale mais le résultat est là : un opus innovant et terriblement raffraîchissant. Les lecteurs convaincus par cette chronique feront peut-être comme moi, le choix de se jeter sur les albums précédents.
                                 
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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