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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 15:37

Sortie : avril 2010

Label : Anticon

Genre : Folktronica

Note : 7


Entre pop tournée vers l'électro, rap intrigant et autres curiosités, Anticon continue de sortir des terrains balisés avec, depuis le début de l'année, la world-soul géniale des Whitefield Borthers (chroniqué ici) et la pop-folk décalée de Josiah Wolf, leader de Why?. Un autre habitué de la maison va aussi y sortir son cinquième album : Dosh. Deux ans après Wolves & Wishes, l'expérimentateur de folktronica organique a demandé pour l'occasion a son ami Andrew Bird de venir l'épauler pour un disque censé abriter plus de rythmiques et de voix.

Tommy serait-il un voisin discret, toujours habillé sobrement ? Un homme timide a l'imaginaire fertile et la poésie créative ? Une figure de l'esprit qui ressemble à un champ de fleur dans l'attente d'une faible brise ? Les guitares soyeuses, les batteries discrètes, les effets printaniers renforcent cette impression. De chant, il n'est en fait guerre question... ce sont surtout des choeurs (Yer Face) qui se fondent parmi les voix des instruments de ce folk instrumental. La musique de Dosh évoque des paysages, fait appel aux sens pour dresser des falaises, pour peindre la campagne et caresser de ses vagues d'accords. Voici la première impression.

Tommy est-il un voisin secret, qui cache ses pensées ? En le connaissant mieux, c'est un autre homme que l'on peut découvrir. Il cultive un jardin secret dans lequel pousse des notes électronica (Country Road X), des pousses fragiles de post-rock (Subtractions) ou des herbes jazz qui mutent en rock (Call The Kettle). Ce mystérieux personnage pousse aussi la chansonnette quand il est sûr d'être seul. Sur Nevermet, il se lance avec réussite, brise le miroir sans rompre l'équilibre maintenu de bout ne bout.

Tommy est plus complexe qu'on ne le pense au premier abord. D'agréable mais un peu simplet, il gagne en profondeur au fil du temps passé avec lui. Difficile alors de se détacher de son écoute. Ce n'est qu'au bout du long format Gare De Lyon, un final enflammé et envoûtant d'où surgit une impressionnante et brutale guitare électrique, que vous vous apercevrez que vous avez passé presque 45 min avec lui, que vous êtes sous le charme... et déjà impatient de le revoir.


http://www.anticon.com/pr/abr0101.jpg
par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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