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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 14:43
Sortie : 7 décembre 2009
Label : Fat City Recordings/Prime Numbers

Le premier album du Mancunien David James Wolstencroft, ou Trus'me, avait renversé les amateurs de house gorgée de soul. Certains l'avaient même baptisé le Moodymann blanc, rien que ça. Trus'me a depuis créé son propre label : Prime Numbers, assez actif depuis son ouverture, mais beaucoup n'attendait qu'une chose : la sortie d'un second album. C'est chose faite avec ce In The Red, sorti le mois dernier chez Fat City Recordings.

On a bien compris que le Mancunien avait des goûts très old-school. Working Nights avait témoigné de l'immense culture soul et "black" house de son auteur. Cette fois-ci, Trus'me redessine les contours des ponts, pas encore tout à fait écroulés, entre funk et house.
Il déclare une nouvelle fois son amour à Detroit en conviant Amp Fiddler sur ce nouveau projet.
L'Américain pose son timbre suave, sensuel et sucré sur Can We Pretend et Put It On Me. On ne l'avait pas trouvé aussi convaincant depuis la sortie de son excellent premier album Waltz Of A Ghetto Fly, ou même depuis ses illustres collaborations avec le génial Moodymann, lui aussi résident de Detroit.
Bail Me Out est quant à lui construit à quatre mains avec Dam Funk, proche du label Stones Throw. Sur cet hymne funk, on ne peut s'empêcher d'esquisser un pas de danse kitsch et old-school en regrettant presque que les voix soient vocodées. Rien de grave là-dedans, ce morceau demeure une pure tuerie.
Avec les participations de Paul Randolph et de Piranahead, l'indéniable influence du funk s'assoit encore un peu plus sur Sucker, In the Red ou Untitled, entre jam sessions jouissives et boucles génialement classiques. On pense alors aux mythiques Demon Fuzz et à la période la moins allumée (la meilleure) de George Clinton.
Sur Need A Job, les percussions africaines ou la trompette de Colin Steel semblent conçus pour refaire tomber les murs de Jericho. L'auditeur de bon goût conquis, se jetterait tel un martyr, sous les débris avec bonheur.
L'opus s'achève avec l'hypnotique et irrésistible Sweet Mother, déclaration vibrante à la mère, la house, la soul et le funk.

Empreint d'influences old-school et de sonorités africaines inspirées, In The Red est une petite bombe. Après avoir été plus que prometteur, Trus'me transforme brillamment l'essai et fait désormais figure de producteur référence. On aurait en revanche aimé que l'album dure deux fois plus longtemps.

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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