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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 21:35

Sortie : février 2010 / mars 2010
Label : Stones Throw
Genre : Jazz cosmique voire free

Note : 6 / 7 


Il n'est pas facile de suivre Madlib dans son importante production avec notamment déjà deux volets de Medicine Show ces deux derniers mois. Il n'est pas facile de le suivre aussi dans ses différents alias et projets, avec coup sur coup deux disques orientés sur le jazz qui portent sa griffe. Le Californien s'illustre tout d'abord avec Miles Away, un disque enregistré avec le
Yesterdays New Quintet (un groupe dont il assure tous les instruments et qui a sorti six albums depuis 2000) sous le nom The Last Electro-Acoustic Space And Jazz Percussion Orchestra. Il se cachera ensuite derrière le pseudo Young Jazz Rebels pour l'album Slave Riot, plus intéressant en termes d'expérimentations.

Le premier des deux est une sorte d'hommage aux jazz des années 1960-70 qui se sortait des carcans qu'il s'imposait jusque-là. Les titres sont d'ailleurs dédicacés aux différentes figures de l'époque telles que Roy Ayers ou John Coltrane. Le groupe incarné par Madlib revient sur cette période ou le jazz se cherchait une nouvelle identité, amenant de nouveaux instruments, regardant vers la soul ou vers d'autres continent. Un son cool, des sonorités nouvelles, un esprit cher au Miles évoqué dans le titre de l'album.
Les plages sont assez longues et le groove imparable. Flûtes et pianos croisent parfois quelques sonorités plus modernes mais très discrètes. La batterie est également sobre pour donner de la place à la basse qui tient la baraque. Quelques petites percussions se glissent parfois au milieu de ces ensembles nourris et ouverts.

http://www.accesshiphop.com/images/covers/15864_b.jpg

Si ce premier disque restera peut-être un peu classique en 2010, le second est beaucoup plus innovant. Les références aux 70's restent toujours d'actualité, mais pour leur côté free jazz, cosmique ou l'ouverture aux percussions africaines. Ajouté à cela des bidouillages électroniques et un brin du très à la mode éthio-jazz (cher à Mulatu Astatke) et vous tenez cet étrange Slave Riot qui vient vous titillez les oreilles, vous chatouillez les tympans avant de vous emmener dans un étrange voyage dans le temps. Car c'est aussi bien les expérimentations récentes des Heliocentrics que les méditations africaines de Coltrane sur Kulu Se Mama qui se croisent pour former un étrange hybride. Cette ouverture d'esprit fait aussi penser à Sun Ra que le producteur de Los Angeles cite d'ailleurs dans le titre d'un morceau.
Madlib fait tout pour brouiller les pistes, de ce grain de vinyle aux percussions dignes d'une cérémonie vaudou, il nous envoûte pour nous faire découvrir un mélange d'ingrédients récoltés dans son immense culture musicale. Des pièces souvent courtes s'enchaînent pour créer une atmosphère vaporeuse, un rêve éveillé à la rencontre des musiciens les plus audacieux de différentes époques.

http://www.stonesthrow.com/images/2007/youngjazzrebels.jpg

Les deux disques se suivent très bien, Miles Away constituant une bonne introduction pour ceux qui ne sont pas familier du free jazz le plus tortueux. Et Madlib ne va pas les ménager ! Il faudra pour les moins aventureux s'en tenir à ce premier volet qui constitue déjà une pièce de choix. Bien moins accessible, le Young Jazz Rebels est toutefois bien plus habité et prenant.

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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