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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 01:54
Sortie : 19 février 2010
Label : Ant-Zen

Jérôme Chassagnard et Régis Baillet ont récemment décidé de mettre le projet commun, Ab Ovo, en jachère temporaire. Ce qui a donné l'occasion à Chassagnard de publier son premier album solo en 2008, (F)light, sur le label renommé Hymen Records. Avec Samdhya, c'est au tour de Baillet de voler de ses propres ailes en sortant son premier album sur un autre label pointu allemand : Ant-Zen. Ici affublé du pseudonyme Diaphane, voyons s'il est aussi talentueux en solitaire.

Samdhya signifie transition en sanscrit. Voilà qui devrait être révélateur d'un état d'esprit actuel.
Samdhya est un album sublime où cohabitent ambient profonde et IDM crépusculaire.
Dans cette oeuvre en neuf actes se nouent des intrigues de monastère. L'écoute renvoie à une escalade progressive d'escalier venteux où se rencontrent des captures acoustiques (piano et cordes) et de fantomatiques voix lyriques drapées d'un linceul noir. On pourrait aussi croire en une lutte sans merci entre le bien et le mal, entre l'ombre et la lumière.
Au delà de l'aspect mélancolique et du romantisme aisément décelable, Samdhya peut aussi prétendre à la tragédie.
En haut des escaliers se trouve une tour de gué dégageant un point de vue sur des territoires inconnus en permanente mutation. Une brume électrique presque palpable laisse de temps en temps s'échapper d'éparses éclaircies.
Bien évidemment, tout ceci n'est que ma libre interprétation. Comme souvent dans l'IDM de qualité, chacun pourra y voir ce qu'il veut.
En tous cas, les synthés pastoraux, les grasses nappes ambient participent grandement à retranscrire des ambiances évocatrices et ambivalentes dignes d'un scénario à suspense.
La rythmique est toujours implacable et subtile. On décèle des boucles de batteries martiales sans être bourrines, de discrets et savants mécanismes industriels et des beats écorchés à vif.
Résolument downtempo, Samdhya est un album qui prend son temps tout en parvenant à maintenir l'auditeur captif, attendant patiemment la moindre variation, le moindre élément perturbateur.
Même si il est à envisager comme un ensemble indissociable, cet album contient des joyaux bruts comme Nebula, Platinium ou The Icefield. Ces trois là vont très longtemps hanter mes nuits d'insomnie.

Diaphane ouvre le chapitre Ant-Zen 2010 de bien belle manière. Nous n'avons plus qu'à placer nos espoirs en l'éventuelle re-formation prochaine de Ab Ovo. Les fréquentations actuelles des deux français (Hymen, Tympanik, Ant-Zen, etc.) laissent planer d'inespérées possibilités. Le rêve est permis.
                                 http://www.stigmata.name/wp-content/uploads/2010/01/ant-zen-act244-x6.jpg
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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