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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 18:09

Sortie : 26 février 2010

Label : BPitch Control

Genre : Mix house, techno

Note : 8/10

 

La série de mixs Boogybytes, lancé par le label berlinois BPitch Control, n’a jusqu’à maintenant jamais réellement convaincu. Il aura fallu attendre la 5e fournée pour en prendre plein la gueule. Et autant immédiatement  vous prévenir, Seth Troxler ne fait pas dans la dentelle en proposant une fulgurante sélection mixée avec maîtrise. Il faut dire que le petit Seth, 23 ans au compteur, sait de quoi il en retourne en tant qu’originaire de Detroit rapidement adopté par Berlin. Ses maxis et remixs squattent des labels aussi prestigieux que M_nus, Crosstown Rebels ou encore Spectral Sound. Ce Boogybytes vol. 5 permet enfin de confirmer publiquement le talent de ce DJ, justement reconnu par ses pairs.

 

Seth Troxler sait prendre son temps, il n’oublie pas qu’un DJ est avant tout un compteur d’histoire. Il maintient la tension pendant une petite dizaine de minutes, notamment avec le Fran Left Home de Luciano permettant de figer les danseurs, avant qu’une première basse soit lâchée pour un embrasement collectif sur une house lancinante. A ce jeu là, le Right At It de Baeka fait figure de fascinant morceau de house trébuchante avec ses relents cool-jazz à la Miles.

Petit à petit, Seth Troxler dirige son mix vers un groove frontal. La house se dilue avec finesse pour faire place à une techno mentale dirigée par Alexi Delano et Heartthrob. Prétendre que cette mosaïque des styles est terrifiante d’efficacité serait un euphémisme. Finalement quoi de plus logique que l’immersion dans la deep-techno subtilement aérienne de Birds & Souls, track ultime pour rassembler ses souvenirs, avant que Seth ne fige définitivement le temps en remixant avec lucidité le Seven de Fever Ray et en clôturant son mix sur la house désincarnée de Time For Us par Nicolas Jaar.

Mais là où Seth Troxler excelle, c’est dans l’enchaînement des pistes. Il préfère titiller l’oreille de l’auditeur en dispersant astucieusement sur la longueur de nombreux extraits sonores d’un morceau. En isolant ainsi certains ingrédients d’un morceau, en les réutilisant, en les modulant tout au long du mix, il finit par souder l’ensemble pour le rendre totalement homogène.

 

Avec ce Boogybytes vol. 5, Seth Troxler embrasse avec sincérité la sphère tech-house pour nous servir un set fantasmé d’une exemplaire cohérence et d’une étourdissante maîtrise technique.

 

http://www.goaclub.es/wp-content/uploads/2010/01/troxlerboogy.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

beunoa 20/01/2010 18:36


je ne suis pas tout à fait d'accord avec ton article; le boogybite de Kiki était vraiment excellent!


Chroniques électroniques 20/01/2010 19:02


Tu cites le bon exemple. Oui, j'avoue, le Boogybytes de Kiki était cool mais finalement je l'ai rapidement oublié.
Mais écoute celui de Seth Troxler, c'est un cran au-dessus.