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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 10:07

Sortie : janvier 2010
Label : LZO Records
Genre : Rap instrumental
Note : 8

Difficile en découvrant Fred Yaddaden de ne pas penser à Wax Tailor. Tout d'abord par leurs parcours, débutés dans le rap français. Le premier, Stéphanois, a fait ses armes sous le nom Defré Baccara au sein de La Cinquième Colonne, alors que le second, Jean-Christophe Le Saoût à l'état civil, a débuté avec le groupe La Formule. Les deux hommes ont commencé leurs expérimentations au même moment : alors que le second sortait son premier EP en 2004, le premier posait les premières pierres de son disque, qu'il finira en 2005 pour ne sortir qu'aujourd'hui. Leurs routes se croisent le temps d'un remix de We Be, extrait du second album de Wax Tailor. Enfin, leur chemin musical suit une voie rap instrumental léché dans une ambiance cinématique intense, bien que Le Saoût ait vite bifurqué vers des morceaux plus soul ou rap avec des voix de plus en plus nombreuses.

Mais cette comparaison tient surtout à ces éléments biographiques, puisque The Shadow Of A Rose dispose d'un style bien à lui.


Après cette longue intro, il est enfin temps de se plonger dans ce disque dont quelques mesures suffisent à vous captiver. Le soucis du détail vous frappe tout de suite. Aucun beat, aucun sample n'est là par hasard et chaque son a été ajusté pour avoir le ton juste et l'épaisseur suffisante. Les instrumentaux racontent tous une histoire dont la mélancolie est plus ou moins frappante. Certains vous touchent en plein coeur comme sur Trois Mois et son piano prenant. Le producteur, qui se dévoile totalement, fait appel à différents instruments pour bien différencier les séquences de son album. La magnifique boucle de cordes d'Echoes fournit un des passages les plus intimes.

L'esprit cinématographique est renforcé par les quelques interventions parlées qui se posent en interlude ou au sein même des titres comme sur Les Passants. Les durées très variables des pistes renforcent ce sentiment de scènes qui se succèdent pour former un ensemble narratif intelligemment construit et cohérent. S'il y a quelques temps forts, la qualité est maintenue jusqu'au générique.


Ce premier album conduit vraiment à souhaiter la même trajectoire à Fred Yaddaden que celle suivie par Wax Tailor, mais dans sa propre voie, bien entendu.

 

http://www.lzorecords.com/wp-content/2009/06/tsoar415.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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Maureen 20/01/2010 12:41


tres fan de Wax Tailor, je cours acheter l'album de Fred YADDADEN, après avoir lu cette chronique très convaincante, merci ! Juste une question : y'a t'il une newsletter ou qqe chose que l'on
puisse recevoir et qui tienne au courant des nouveaux articles publiés sur votre blog, ou bien ?? Merci par avance pour vos critiques et itw (celle de Massive était plus que bienvenue..)


Chroniques électroniques 20/01/2010 15:06


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