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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 16:45

Sortie : février 2010
Label : Barsuk / Ghostly International
Genre : Pop électronique

Note : 6

Phantogram voit sa musique comme un rêve. Le duo venu d'un bled paumé de l'état de New York, Saratoga Springs, fait des voyages nocturnes dans une veine électro-pop sophistiquée. Sur Eyeled Movies, Sarah Barthel et Joshua Carter mêlent leurs chants à des bricolages de claviers, de samples, de batterie, de guitare pour créer des morceaux originaux qui empruntent autant au folk américain qu'aux constructions bancales à la Bibio. Ils sont par ailleurs fans de Flying Lotus et de Madlib. Le résultat ressemble toutefois plus à une pop urbaine qu'à un patchwork électro.
Si l'album commence comme un doux rêve avec ses mélodies planantes et le timbre ouateux de Sarah Barthel, le titre Running From The Cops fait figure de terreur nocturne. Les sons s'assombrissent tandis que la voix de Johua Carter est perturbée par un effet inquiétant. Si leur univers est plutôt bien foutu et abouti, il révèle aussi quelques faiblesses, notamment dans les nappes sirupeuses et le chant vaporeux de All Dried Up. Mais c'est surtout sur As Far As I Can See que se confrontent qualités et défauts. La musique, d'une part, révèle quelques bidouillages ingénieux, un collage de sons inspiré et une évolution tempérée. De l'autre côté, la voix banalise le tout et certaines touches de claviers qui lissent un peu trop ce qui mériterait d'être laissé à vif. Dernier reproche : des rythmiques un peu simpliste sur la plupart des morceaux. La guitare est en revanche toujours bien employée, notamment sur Bloody Palms, de manière discrète ou plus en avant.
Lassé des deux voix, qui se croisent sur certains titres, on s'attachera donc plus aux parties instrumentales. Celle à deux visages de Futuristic Casket est particulièrement réussie, avec un côté rêveur plein de nappes sur le refrain qui contrebalance l'aspect plus construit des samples des couplets.
Ceux qui ne font pas de blocage sur le chant y trouveront un excellent album... surtout avec le très joli 10,000 Claps final.

http://static.ghostly.com/images/artists/209/albums/288/GI-104_300x300.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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Astro 11/01/2010 10:56


Qu-oi? les trois insupportables mormones new age fluorescentes d'au revoir simone sont morte? Et déjà un hommage...?

La première c'est un cover de A Violent Yet Flammable World (jolie et réussi pour ce que c'est), clairement. Très clairement. Trop clairement. Etc.
La deuxième d'une autre d'une dont j'ai oublié le titre et que ma brève recherche ne ma pas permis de retrouver (et puis je vais pas me faire l'intégral non plus...)
La troisième c'est 50/50 au revoir simone et depoche mode like.
La quatrième c'est 6 minutes (angels with dirty face) like à la sauve au revoir simone.
La cinquième c'est au revoir simone (incroyable tellement c'est exactement - exactement - la même chose).
Bref, bref, bref : vous m'en voyez navré, mais c'est vraiment très très...



Et puis quel intérêt puisqu'il y a le très bon 303 de Plastik Joy (n5MD) qui relègue cette production à des années lumières ?



Dicton !


Pour fuir un défaut, les maladroits tombent dans le défaut contraire.




+

Astro