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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 17:42

Sortie : 25 janvier 2010
Label : Playhouse

Genre : Mix house

Note : 7/10



Savant dosage d'intransigeance et d'ouverture, le Robert Johnson fait définitivement partie des clubs qui comptent. Chaque semaine, le public se presse pour tenter de pénétrer dans la minuscule antre de 250 places d'Offenbach. Le principe reste pourtant inchangé : aucun nom sur les flyers, maintenir le mystère pour mieux surprendre la foule.
Depuis un an, des compil' égrènent nos saisons. Après les mix irréprochables de Chloé, Prins Thomas et Ivan Smagghe (ici), voici l'ultime odyssée sonore allemande proposée par une paire de DJ inconnus mais suffisamment armés pour assurer la transition. Thomas Hammann et Gerd Janson étant respectivement tenancier d'une boutique de disques et directeur du label Running Back. Les deux compères irradient Offenbach avec les réputés soirées Liquid permettant de propager une house classieuse.

Ce quatrième volume est une déclaration d'amour à la house, la vraie, celle de New York, celle qui est gorgée de jazz et de basses rondes. Hammann et Janson font fi des nouveautés. Pour eux, le meilleur est derrière nous. Résultat, les obscurs titres old-school de succèdent. Même si la première partie du mix se révèle parfois bancale à cause d'une sérieuse chute de rythme, il suffit d'entendre les synthés très Midnight Express de The Big Bang Theory de Dr. Nobody pour commencer à tomber dans l'euphorie. Petit à petit, la house devient de plus en plus captivante, de plus en plus chaloupée. En faisant la part belle à des titres millésimés 90's, Hammann et Janson emmènent la foule vers la décadence.
Le duo sait prendre son temps et ne propose que 13 morceaux pour mieux nous les faire digérer. La technique est loin d'être parfaite et n'arrive pas à égaler la fluidité d'un Dixon mais après tout, on s'en fout, du moment que le plaisir est là. En achevant le mix par le remix de Superpitcher de The Dream Of Evan & Chan de DNTEL, nos compères nous ramènent avec grâce vers des sonorités plus contemporaines, vers l'electro des petits matins blêmes.

Ce Live At Robert Johnson vol. 4 est un mix fascinant mais réservé aux puristes du genre. Les réfractaires à la house n'y trouveront sans doute pas leur compte pendant que les autres sauront y puiser cet esprit tant recherché et qui opère un retour en force depuis peu.


par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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