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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:25

Sortie : 6 février 2012

Label : Smalltown Supersound

Genre : Nu-disco, house

Note : 6/10

 

Lindstrøm est la figure incontournable de la musique électronique norvégienne mais demeure principalement celui qui a propulsé la nu-disco sur le devant de la scène dans les années 00’s avec son pote Prins Thomas, via des albums hautement sexués. En 2005, en solo, il sortait la bombe I Feel Space, odyssée indémodable de 7 minutes, morceau moite qui en a rendu dingue plus d’un. S’en est suivi la sortie en 2008 du très réussi Where You Go I Go Too (avec son éponyme morceau de 30 minutes orgiaques au possible). Le norvégien revient enfin aux choses sérieuses avec son nouvel exercice solo, Six Cups Of Rebel.

 

Mais qu’est-il arrivé à notre scandinave ? Autant, le trip nu-disco qu’il nous avait servi jusqu’à maintenant était prenant, autant ce Six Cups Of Rebel n’arrive jamais à nous émoustiller. La nu-disco de Lindstrøm possédait cet attrait purement sexuel lui conférant une énergie très personnelle. Lindstrøm c’était de la musique pour baiser, des productions qui avaient le mérite de ne pas nous prendre la tête tout en ne nous prenant pas pour des cons.

Six Cups of Rebel débute pourtant avec les honneurs avec un No Release prometteur. Un orgue n’en finit plus de s’immiscer dans nos conduits auditifs, l’ambiance est sombre et solennelle. La montée est alors infinie et on finit noyé par la masse sonore. On se dit que l'on est parti pour un trip total, que l'on va encore avoir des sueurs et puis tout s’effrite. Le trompe l’œil inaugural laisse place à une cosmic disco vite épuisante. De Javu a beau offrir un kick massif, la rythmique se fait étonnamment musclée de la part de Lindstrøm et le principal souci vient de l’ajout de vocalises éreintantes. Mais pourquoi diable Lindstrøm s’est-il senti obligé de poser sa voix sur autant de morceaux ? Parce que les pistes ont beau s’enchaîner, nous plongeant dans une house sémillante et aérienne, on ne peut s’empêcher de trouver cela étouffe-chrétien tant il y a quelque chose de tristement agité dans ces morceaux. Ainsi, le côté luxuriant de Magik se révèle fatigant par son excès de lumières et de flashs pour, au final, laisser une impression d’épuisement. Que Lindstrøm est lâché le côté ouvertement sexuel de sa musique, pourquoi pas après tout, mais il en perd considérablement en consistance et surtout, il apparaît bien moins prenant.

Passé les 4 premiers morceaux indissociables (tout s’enchaîne sans aucun blanc), s’en suit une deuxième partie de l’album encore plus surprenante. Ce coup-ci, Lindstrøm nous l’a joue plus audacieux (on serait presque tenté de dire expérimental mais n’exagérons tout de même pas). L’aspect foncièrement plus instrumental de la deuxième partie est tout de même plus intéressante sur le papier. Sur le papier seulement car, au bout du compte, on s’ennuie rapidement hormis sur un  Call Me Anytime à la construction alambiquée intrigante. Le reste n’est que tentative vaine de jouer avec des synthés vintage, mais il ne suffit pas de triturer des vieux instruments pour en sortir des morceaux passionnants.

 

Ce Six Cups Of Rebel est une déception de la part de Lindstrøm. En se consacrant totalement à une cosmic disco épuisante car trop luxuriante, il en perd son potentiel d’attraction salace. Six Cups Of Rebel est à l'image d'une fête foraine ; attirante mais bruyante, fascinante mais anéantissante. Maintenant, le mec est tellement prolifique, qu’il est bien capable de nous surprendre positivement rapidement.

 

http://blog.kexp.org/files/2012/02/Lindstrom-Six-Cups-Of-Rebel-608x602.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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