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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 10:30

Sortie : 11 octobre 2010

Label : Dial Records

Genre : Deep-house

Note : 9/10

 

Il y a des labels qui ne cessent de nous faire comprendre pourquoi on aime autant la musique électronique. Dial Records fait partie de cette poignée de nourricières n’en finissant pas de nous plonger dans les méandres d’une deep-house sublimée. Depuis quelques années, chaque sortie du label hambourgeois est davantage la garantie d’une house flirtant avec la pureté que d’une house de puriste. Rien que cette année, entre le soulful Chicago de Efdemin et la sublime compil' Dial 2010, on ne peut que s’incliner. Avant le prochain LP d’Isolée, c’est au tour de l’Américain John Roberts de nous gratifier de son premier album, Glass Eights.

 

John Roberts, originaire de Cleveland, signe ici un album d’une classe affolante, un exercice deep-house touchant de très près la perfection. Il n’y a pas une seule seconde à jeter dans les 59 minutes de cet objet cristallin. Si seulement John Roberts s’était limité à une house jazzy, ce serait déjà parfait, mais le bonhomme va bien plus loin en proposant une vibrante parenthèse émotionnelle. Les deux atouts de Glass Eights caressent incessamment les oreilles.

Le jazz est le premier amour de John Roberts et ça s’entend chaque seconde. Ce n’est pas une surprise que d’apprendre que le mec a passé quelques années à Chicago. L’influence jazz de la ville transpire à chaque note. Le côté live de Glass Eights permet ainsi d’échapper à la lancinante et légère prédominance du piano et de la contrebasse (parmi une ribambelle d’instruments live) qui enveloppe avec quiétude l’auditeur comme sur Navy Blue ou l’éponyme Glass Eights. Chaque piste chaloupe suavement et la répétition inhérente au genre est vite surmontée. John Roberts dépasse l’approche minimaliste de la house pour aboutir à une musique tout en rondeurs. Aucun effort à fournir, on est directement sous l’emprise de Glass Eights.

Mais c’est en se tournant vers le côté émotionnel de la house que John Roberts enterre définitivement la concurrence. Chez lui, même un simple interlude, Telephone, se transforme en crève-cœur insondable. Car au lieu de se contenter d’enchaîner platement les pistes, il préfère nous conter des histoires comme avec le magnifique Pruned, tout en réserve. Et c’est en misant sur un grain appuyé, comme une photographie rétro au charme surannée, que John Roberts arrive à cette ambiance intemporelle.

 

Inutile de résister et de faire la fine bouche, Glass Eights est, sans aucun doute possible, un des meilleurs album house de l’année. Rarement un album de ce style n’aura su autant figer le temps pour proposer une vibrante ballade jazzy. John Roberts signe ici un chef d’œuvre dont il sera difficile de se lasser.

 

http://images.booksamillion.com/covers/music/8/80/319/482/880319482823_1556384.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Chesh 02/04/2012 18:08

Wouah ! Merci pour cette découverte ! Pruned est juste incroyablement belle !

Underground.Source.Tn 21/08/2011 18:53


Magnifique album ! vraiment rien a dire! une perle ! MERCI DIAL