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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 16:47

Sortie : octobre 2010

Label : Project: Mooncircle

Genre : Abstractronique

Note : 5

 

Robot Koch est du genre producteur hyperactif. Depuis l'an passé et son premier album, il a sortie en 2010 l'album de Jahcoozi sur BPitch Control, publié un nouveau maxi sur Project:Mooncircle et pondu quelques remixs. Certains auraient besoin de souffler, lui sort un deuxième long format, Songs For Trees And Cyborg, avec l'aide de quelques collègues aux machines ou au micro. Le résultat est un méchant mélange de dubstep et de rap abstrait qui vire parfois à l'IDM.

 

Si son univers est généralement dense et brutal, l'Allemand sait parfois y glisser une goutte de douceur. Break The Silence impose ses basses envahissantes et son paysage chaotique, Brujeria offre un brin de douceur avec la voix de Graciela Maria. Toute la dualité de ce disque est représentée par ces deux extraits. D'un côté un dubstep ravageur qui écrase tout sur son passage avec d'imposantes sonorités synthétiques (l'un peu trop rentre-dedans Powestrip 66), de l'autre des morceaux plus sensibles avec de rares chants qui s'insèrent discrètement (Summer Snow). Le tout restant toutefois assez sombre ou mélancolique. Ces incursions chantées ne sont pas toujours réussies, notamment sur ce Haunted Landscapes où le timbre de 1000 Names sonne bien faiblement.

Hormis ce passage un peu léger, Songs For Trees And Cyborg étonne par sa densité. Samples et sonorités électroniques offrent une grande variété d'ambiance au long de 14 titres qui se révèlent avec le temps. Ces variations électroniques prennent souvent des teintes rap instrumental, notamment sur ce Cloud City en compagnie de Boxcutter où la batterie claque pour entraîner un lent mouvement de tête. C'est ainsi bercé que l'on vogue d'une mélodie à l'autre, d'un certain dépouillement (Late Introduction) à plus d'intensité et d'inventivité (Night On Mars). Sur Patience, l'Allemand sait aussi se faire plus doux avec des nappes aériennes, frôlant l'ambient, conservant un grain bien à lui. Une alternance contrôlée et bien menée.

 

Loin de la mayonnaise tournée de Jahcoozi, Robot Koch se pose en producteur inspiré dont les influences rap le préservent du mauvais goût. Un sillon à creuser... sans le chant.

 

http://www.projectmooncircle.com/files/pmc067-068_cover_480.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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