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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 18:54

Sortie : mai 2010

Label : Punch Drunk

 

2010, année millésimée ? C’est ce dont témoigne le flot de nouveautés électroniques de qualité ces derniers mois. Sorti de ses caves et poursuivant son évolution, le dubstep n’échappe pas à ce constat. Guy Middleton, dit Guido, atteste avec Anidea des bienfaits de ce fourmillement d’influences et de libre expérimentation. Comme ses compères Joker et Gemmy, Guido vient de Bristol et c’est Punch Drunk, le label local de Peverliest qui sort sa première galette.

 

Anidea apporte la preuve idéale que le dubstep ne se borne pas à un schisme entre une branche bourrine et une branche cérébrale. Il n’y a ni volonté d’ambient ni désir de tabasser chez Guido, seulement une ferme intention de faire de la mélodie le noyau dur de ses compositions. Ayant fait ses armes au piano classique et jazz, le producteur de 21 ans déclare regretter que certains se concentrent à l’excès sur les basslines. Sur Anidea, les airs décrits par les synthétiseurs s’entrelacent sans cesse formant des tissus mélodieux. Sans se baser sur la syncope, Guido dote ses titres de rythmiques robustes, aux revers de dub lourd. L’album entier baigne dans une curieuse lumière moirée, la faute certainement à la mélancolie et à la langueur poisseuse qui s’en dégage. En effet l’influence du jazz est clairement perceptible, derrière l’utilisation de saxophones et de pianos au vague-à-l’âme, et le balancement indolent des beats donne aux sons de Guido une dimension charnelle presque érotique. L’originalité et la qualité d’orchestration sont véritablement à saluer, face à ce jeune type qui vous colle non seulement sax et piano mais également guitare et cordes sur des sons garage, aux crades accents urbains. L’exceptionnel Orchestra Lab en est le meilleur exemple, mêlant un beat haché bien que langoureux à des cuivres synthétiques et des chants de violons. Le seul triste bémol vient des deux titres chantés (Beautiful Complication et What U Make Me Feel), qui ont fait le choix d’un R&B violemment sirupeux. Mais la contrepartie est large, Anidea, Woke Up Early, Mad Sax et en particulier Cat In The Window procurent un plaisir voluptueux.

 

En voilà encore un avec qui il va falloir compter, avec cet album lascif et troublant, Guido démontre un sens de la composition mélodique hors pair, et fait des promesses d’été cuisant.

 

http://piknicelectronik.com/sites/site-1/assets/guido-anidea.jpg?1275329773

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Love 05/06/2010 20:26


Bonjour,

Ce que vous êtes bien élevé dis donc ! Pour ma part je trouve que cette release est une absolue, encore pire que, que honte et que même s'il ne restait plus que ca a écouter, il faudrait me.


Bonus, pour m'excuser de vous avoir mis dans une position délicate... (j'suis pas sincère...)


The Glitch Mob - Drink the Sea, vous devriez particulièrement aimer_



A bientôt (respect quoi qu'il arrive et pour tout le monde surtout parce qu'on est tous égaux en droit et en genre).

ps : putain vous auriez au moins pu me faire profiter de ma petite pièce ! Un de mes meilleurs coms ; quel dommage!

Love


Benjamin F 05/06/2010 17:46


Ce disque me laisse complètement perplexe au point que j'ai du mal à lui trouver la moindre consonance Dubstep. Je trouve les claviers d'une vulgarité sans non qui dénature toute accointances avec
le genre. Pour la peine, je vais retourner m'écouter le Clubroot...


Chroniques électroniques 05/06/2010 18:14



Les synthés peuvent rebuter, je le conçois, mais la prise de liberté par rapport au genre - et il conserve tout de même certains codes - me semble intéressante. 


Manolito