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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 14:47

Sortie : 31 mai 2010

Label : G-Stone Recordings

Genre : Dub-electro, downtempo

Note : 6,5/10

 

Alors qu’on pensait G-Stone totalement mort depuis des lustres, voilà que le label autrichien nous revient avec une double compil’ anniversaire : Sixteen F**king Years Of G-Stone Recordings. On va éviter de revenir en longueur sur les 16 ans du label fondé par Kruder & Dorfmeister. Retenons seulement que le duo aura permis de donner naissance à une école viennoise de l’électro. Le son G-Stone étant rapidement identifiable grâce notamment à une qualité de production exemplaire mais surtout à cette idée particulière d’un dub solaire aux basses langoureuses n’hésitant pas à virer downtempo. C’est principalement Kruder & Dorfmeister qui donneront ses lettres de noblesses au label par le biais de leur mythique K&D Sessions sorti en 1998.

 

La première galette, 13 F**king New Tracks, permet de découvrir 13 nouvelles compositions des ténors du label. On aurait pu craindre un son 90’s et on se retrouve avec une quantité importante de house actuelle. Kruder & Dorfmeister ouvre le bal avec un Aikon dub-techno réussi. Marsmobil signe avec Patience une électro-pop sublimée par un final captivant où la basse emplit progressivement tout l’atmosphère. Même Tosca s’essaie à la house avec une certaine réussite sur Rosa, ici remixé par Rodney Hunter. On commence à définitivement croire au renouveau de G-Stone jusqu’au trip-hop solaire de Love You Anyway de Suger B et puis tout se gâte. Nous sommes à peine à mi-parcours et tout s’écroule. Entre un dubstep téléphoné de d.kay, une électro hip-hop cheap de DJ DSL (feat. Urbs) et un downtempo chiant de Christian Prommer, on finit par se lasser. Tout partait pourtant si bien.

La seconde galette va étrangement calquer la première. Ce 12 F**king Classics permet de retrouver les morceaux clés du label. Une fois de plus, tout s’annonce pour le mieux. On se rend compte que le dub chaloupé du Fuck Dub de Tosca n’a pas prit une ride, que Makossa & Megablast envoie un dub à faire décoller la tapisserie avec Rip It Up (feat. Ras T-Weed). Et puis tout s’effrite dangereusement avec le R’n’B effroyable de Rodney Hunter et l’électronica affreusement datée de DJ DSL.

 

Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour mieux apprécier l’ensemble, contentez vous des six premières pistes de chaque disque. Cette double compil' se révèle être à l’image du label autrichien. Le son viennois s’est très vite imposé à la fin des 90’s, tellement rapidement qu’il est devenu presque aussitôt l’ombre de lui-même en s’enfermant dans sa case. Pourtant, on prend encore un plaisir malin à se laisser happer par cette ambiance doucement enfumée, par cette atmosphère vaporeuse.

 

http://www.legrandbazart.com/LGBS4/wp-content/uploads/2010/05/Gstone.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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