Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 18:20

Sortie : 20 mai 2010

Label : Ad Noiseam

Genre : Raw Dubstep 

Note : 8,5/10

 

Après avoir été bassiste dans un groupe de métal et activiste dans les milieux de la drum’n’bass et du hip-hop, le Parisien Frédéric Garcia, ou Niveau Zero, jongle à présent entre dubstep et hip-hop mutant. Son premier album est signé par la maison berlinoise Ad Noiseam, label qui avait déjà témoigné de son ouverture à la bass music avec le très bon EP du duo Matta (chroniqué ici) sorti en mars dernier. Auteur de quelques maxis, et d’un remix sur l’excellent album de Detritus, l’année dernière, notre homme a également été nommé "découverte électro" du Printemps de Bourges 2008. Place maintenant à l’expérience du long format.

 

L’écoute d’In_Sect se révèle aussi attractive qu’éprouvante. Niveau Zero s’amuse à vous faire perdre tous vos repères, pour ensuite vous catapulter dans des milieux anxiogènes, à la merci de basses herculéennes et de breaks en forme de coup de machette. Plus que du simple dubstep, In_Sect investit le hip-hop comme le métal, l’IDM comme le breakcore, avec pour fil conducteur des mélodies lacérées, des rythmiques telluriques et une hargne acerbe. La rage qui s’échappe provient particulièrement des interventions de Real Fake MC et Plan Nine sur Revolution ainsi que de Ben Sharpa et Ill Smith sur Law Of The Universe. Dans un esprit grime venimeux, les MC abrasent littéralement les beats, rependant leurs flows comme d’autres les litres d’essence. L’album voit apparaître d’autre part The Unik, Broken Note, remixé par Niveau Zero, et Hecq, prêtant sa relecture au destructeur Evil League.

Là où Garcia se fait particulièrement vicieux, c’est dans l’usage qu’il fait des codes du dubstep. Il peut lâcher comme une torpille une sinusoïde de basses ultra rapide (le fantastique First), de même qu’il sait taper dur et pousser à la danse, en injectant des pointes de binaire sur I Believe In… Parallèlement, un pointilleux exercice autour des textures et des sonorités laisse apparaître des cordes tremblantes et métalliques, des nappes poisseuses ou des résonnances presque tribales. Si l’hégémonie appartient légitimement aux machines, de nombreuses voix peuplent - parfois très brièvement - les dédales troubles creusés par Niveau Zero, comme si la grotte dans laquelle vous vous réfugiez se révélait pleinement habitée. « Trust me » répète l’une d’elle sur In_Sect. Sous les coups de battoire de ce premier morceau, on comprend que l’on n’a pas d’autre choix que se laisser volontairement hacher menu. Et ce sera avec un plaisir visible. Au sein de ce déchaînement de virulence se cache tout de même une merveille downtempo, Icon, qui balance entre des cordes flottantes et un synthé au son presque vintage, tel un interlude salvateur.

 

Avec cet album fougueux et claustrophobique, Niveau Zero frappe un grand coup, et met au tapis ceux qui auraient pu penser la France hors compétition en terme de dubstep. En sortant In_Sect, Ad Noiseam met le doigt sur ce qui fera certainement partie du panthéon du genre de 2010.

 

                                    adn129-500px.jpg 

par Manolito

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

wapi 05/06/2010 04:21


mouahahahaha! less is more
thanks for the chronik anyway
have a nice week end


Raziel 04/06/2010 22:51


De l’aveu même de ses protagonistes, il est impossible de donner une définition correcte du Dubstep. Seuls quelques éléments sont communs à tous les producteurs, peut-être un seul en fait!
Le sub-bass est la seule chose fixe. On peut mettre ce qu’on veut par dessus. Chaque musicien choisit son terrain de jeu, ses gimmicks préférés, son tempo favori, ses références, ses influences,
etc.… Ce qui rend le genre impossible à définir. Cette ouverture, cette capacité à assimiler des éléments extérieurs sans avoir à remettre en question l’identité du genre, Niveau Zéro la maîtrise
et nous fait voyager dans des univers aussi éclectiques et variés normalement fermés par des barrières visiblement invisible !

Bravo à vous...

« When it comes to music, especially Dubstep, I absolutely, 100% do not fucking want anyone who’s anyone right now to do any more fucking compromising. Now, of all times in Dubstep, please could
everyone just not compromise, whatsoever, about anything ? »


YyrkoOn 30/05/2010 16:14


Sinons pour parler de se disque (quand même !) ben moi il m'a plutot bien plus. Sans etre le chef d'oeuvre du siecle, personnellement il m'a bien fait fait plaisir car j'attendais une bonne galette
de dubstep bien gras depuis un moment pour me remettre de du vomit infligé par Rusko.


Chroniques électroniques 04/06/2010 15:17



Bonjour,


Les commentaires insultants et/ou n'ayant rien à voir avec le disque ont été supprimés.


La direction