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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 22:33

Sortie : février 2011

Label : Shitkatapult

Genre : Techno esthétique

Note : 8

 

Producteur et vidéaste, Frank Bretschneider a le sens de l'esthétique. Il expérimente depuis 1994 en matière de musique électronique et a sorti des disques sur différents labels, tels que Mille Plateaux, 12k, Korm Plastics ou sur la maison qu'il a cofondé, Raster-Noton. La dernière création de l'Allemand a été enregistré live dans son studio et forme un ensemble continue de sept plages publié par Shitkatapult. Ecouter Komet revient à se laisser partir dans le cosmos.

 

Brillante idée que celle de Frank Bretschneider de concevoir un album comme un live, d'emmener l'auditeur dans un voyage (presque) sans rupture dans lequel les pistes s'enchaînent naturellement pour ne finalement offrir qu'une longue partition aux multiples facettes. Sa techno souple et poisseuse vient directement embrigader le cerveau dans une litanie envoûtante. La répétition ne fait que vous entraîner plus loin dans sa folie. Les sons pétillent, la spatialisation émerveille. Les décors se succèdent, toile minutieuse où rien n'est laissé au hasard. Cet univers numérique prend un versant liquide au début de Flutter Flitter avant d'envoyer des crissements vicieux qui viennent vriller la logique implacable du kick. Il ne faut pas attendre de répit, au contraire, le ton est de plus en plus dense. Grésillements et basses sont souvent les seuls repères. Une respiration cache souvent une reprise encore plus frontale, comme sur Twisted In The Wind qui en devient presque oppressant. L'oxygène en vient à manquer. L'Allemand laisse alors un vrai blanc avant les deux derniers titres. La sobriété et la puissance reviennent de suite sur Subharchorded Waves, massif et réservé. Les vrombissements sont ténus, les charlé singlants et l'emprise totale.

 

Frank Bretschneider signe une magnifique pièce aussi intelligente que musicale. Un entier fait de nombreux tout qui demande à être longuement étudié pour en percer toutes les entrées. Sa techno fine en est d'autant plus accrocheuse qu'elle ne suspend ses arabesques qu'une seule fois sur la durée du disque.

 

http://www.xlr8r.com/files/kometart_010611.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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