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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 12:24

Sortie : 17 décembre 2010

Label : Kompakt

Genre : House, electro-pop

Note : 5,5/10

 

Etrangement, Jürgen Paape n’a jamais sorti d’album. Plus étrange encore, il n’a jamais fait de live. Pire encore, il n’a jamais donné de DJ set. Mieux encore, quasiment personne ne sait à quoi il ressemble. C’est tout de même balaise de la part du co-fondateur d’un des plus gros label tech-house de ces 15 dernières années : Kompakt. Autant ses compères, Michael Mayer en tête, suivi de Wolfgang Voigt, ont su s’attirer les lumières des médias, autant le petit Jürgen n’en a cure. Pourtant, tel un métronome, il sort régulièrement des maxis. Et pour la première fois, l’ensemble de ses travaux se retrouve compilé au sein de Kompilation. Autant rester dans la sobriété.

 

La musique de Jürgen Paape n’a jamais été révolutionnaire mais on peut lui accorder au moins une chose, dans le domaine de l’électro-pop, le bougre maîtrise la recette. On retrouve ainsi trois excellents morceaux dans ce registre : l’évanescent Mit Dir (2002), le très 80’s et imparable We Love (2006) et surtout l’intemporel So Weit Wie Noch Nie (2002), sorte d’électro-pop ultime ouvrant entre autre le toujours pertinent DJ Kicks d’Erlend Oye. Rien que ces trois pistes valent le détour, ne serait-ce que pour prendre le pouls d’une pop qui quand elle se met à flirter avec la langue de Goethe arrive dans un élan insoupçonné à nous prendre doucement par la main pour ne plus nous lâcher.

Le reste de la compilation, totalement acquis à la cause tech-house, s’avère bien plus inégal. On y retrouve le fantastiquement barré Ofterschwang (2009), tech-house d’une fanfare bourrée, cinglant hommage aux 50’s et le spleen de Rheintreue (2010) avec ses violons déchirants. Pour la suite, c’est un peu plus embarrassant. On navigue entres pistes kitsch, à la limite du has-been comme avec le trop linéaire Take That (2007) ou les paroles ridicules de Silikron (1997) et morceaux tech-house respectables mais plus convenus tels le bondissant Fruity Loops #2 (2007) et le 100% teuton Nord (2007).

 

Les fans de Kompakt piocheront allègrement dans cette Kompilation permettant de retrouver non sans plaisir Jürgen Paape. Les autres, le temps de quelques instants intemporels, sauront puiser avec parcimonie dans cet étalage pas toujours très frais.

 

http://cdn.pitchfork.com/media/jurgenpaape.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

bam 15/01/2011 10:42


Moi aussi je fume


Pierre 13/01/2011 03:54


Le dernier WV il faut l'écouter en ayant en tête et les travaux de Conlon Nancarrow et ceux de WV, c'est pas un divertissement, c'est pas autre chose, c'est encore autre chose..., (de pas agréable,
je te l'accorde mais c'est pas le sujet...).
Y'a ceux qui peuvent se le permettre, et ceux qui peuvent pas...

Je ne reviendrais pas sur l'autre affaire.

+

(désolé pour le ton du précèdent com :))


Emmanuel 12/01/2011 09:20


"Pour info, c'est son Altesse."
??


Chroniques électroniques 12/01/2011 10:28



Tu pénêtres dans le monde de "l'Astre" qui est parfois impénétrable.


Donc non, Jurgen Paape est loin d'être "son altess", c'est seulement un titre honorifique donné par notre lecteur le plus assidu.



Pierre 11/01/2011 21:56


Mauvaise pioche...
Pour info, c'est son Altesse. Alors évidement, il faut le savoir, ou avoir de l'oreille, ou savoir de quoi on parle, ce qui est trop demandé, j'imagine.

Tu peux donc réécrire ta chronique (si t'en vois l'utilité bien sûr) a la lueur de cette nouvelle information et par la même remballer ton embarras teinté de condescendance.
Comme disait l'Autre : "La vie, c'est le kitch de la matière" (tu trouveras rien sur google, pas la peine de chercher). Quand t'auras compris ca, tu comprendras le reste, a priori.

+

Pierre


Chroniques électroniques 12/01/2011 10:26



Tu appliques le "son altesse" à beaucoup de monde quand même. Ok, pour Wolfgang Voigt (et encore, son dernier album est physiquement inaudible) mais pour Jurgen Paape, tout de même... Je n'ai
rien contre le kitsch, au contraire d'ailleurs, c'est seulement que certains morceaux de cette Kompilation vieillissent mal.