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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 10:49

Sortie : 17 mai 2010

Label : Bpitch Control

Genre : House, techno

Note : 3,5/10

 

Mais qui est vraiment Ellen Allien ? Une DJ ? Une productrice ? Une femme d’affaire ? Une styliste ? Le souci avec l’Allemande, c’est qu’elle est un peu tout ça à la fois et qu’à force de se disperser, elle a fini pas s’éloigner de la base : la création musicale.

Soyons clair, Ellen Allien est sans doute une des artistes techno les plus surestimée de l’époque. Hormis ses deux premiers albums, Stadkind et l’excellent Berlinette, elle n’a jamais vraiment convaincu. Pire, elle semble même régresser depuis. Et que dire de ses DJ set trop souvent convenus et plats ? Quoi qu’il en soit, il y a bien une chose qu’on ne peut lui reprocher, c’est son impact sur les nuits berlinoises. Par le biais de son écurie Bpitch Control, elle a toujours su révéler au public de talentueux bourlingueurs techno tels que Paul Kalkbrenner, Kiki ou encore Modeselektor.

 

On aurait aimé vous dire que Dust, ce nouvel album, signe le renouveau d’Ellen mais il n’en est rien. On reste une fois de plus circonspect à l’écoute de cet exercice bancal, manquant d’audace et de relief. Pourtant, il est indéniable que ce disque est sans doute le plus personnel d’Ellen et on sent bien qu’elle a voulu se faire plaisir en livrant sa vision de la musique électronique.

Quand Ellen Allien choisit la voix de la techno, elle arrive à y insuffler une part de féminité conférant à ses tracks une atmosphère douce-amère plaisante. Que ce soit sur le lancinant Our Outopie ou sur l’hypnotique Should We Go Home, porté par des sonorités de gouttes de mercure tombant sur le dancefloor, on s’imagine aisément déambuler dans les artères froides de Berlin.

Mais lorsqu’Ellen choisit la voix de l’électronica, on est un peu géné. My Tree ou Dream sont d’une faiblesse désarmante. On est à des années lumières de ce que l’on est en droit d’attendre en 2010. Ca sonne cheap, ça manque de profondeur, ça s’oublie directement.

Et il y a cette incursion intrigante de la guitare pour des ouvertures pop plus ou moins bienvenues. Autant Sun The Rain se révèle une ballade naïve plaisante, autant You n’a aucun intérêt. On souligne un problème récurrent chez Ellen Allien. Mais pourquoi se sent-elle obligée de poser sa voix sur autant de morceaux ? Quand on a un timbre de voix aussi ridicule qu’une Charlotte Gainsbourg, il faut mieux s’économiser et se taire.

 

Avec Dust, Ellen Allien signe un album inoffensif et bien trop léger. Quand on possède un tel statut, il faut s’attendre à ce que le public soit un minimum exigeant. Sans être un ratage complet, ce disque n’arrive jamais à prendre son envol et semble seulement passer distraitement entre nos oreilles. C’est tout de même étrange qu’une telle productrice, toujours à l’affut des nouvelles tendances, reste autant bloquée sur ses acquis.

 

http://3.bp.blogspot.com/_mW44167wbtQ/S9YBbopo9oI/AAAAAAAAEHo/xCUllLQDRtA/s320/ellen.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

aifol 26/05/2010 18:12


Lisse ? Dépouillé, héritage de Sool ! Et c'est certain si vous vous attendiez à un orchestra of bubble bis... hu ! La déception doit être grande. C'est un peu facile aussi d'affirmer qu'il y a eu
mieux cette année sans citer aucun album... Cela coupe court au débat. Enfin bon, merci à tibal pour le rappel sur la production. et puis, "Les goûts et les couleurs" comme on dit...


Chroniques électroniques 26/05/2010 21:07



Oui, lisse, complètement lisse.


Et si je ne cite aucun album c'est parce que j'ai eu l'ignorance de croire que nos lecteurs étaient réguliers.


Je peux aisément te citer environ 50 albums plus intéressants cette année. Je m'arrêterai à ceux là :


- Pantha Du Prince - Black Noise


- Efdemin - Chicago


- Martin Buttrich - Crash Test


- Marcel Dettmann - Dettmann


- Candle Nine - The Muse In The Machine


- Asura - Asura


- Four Tet - There Is Love In You


- Flying Lotus - Cosmogramma


 


Mais comme tu dis, "les goûts, les couleurs". Je respecte donc ton avis sur l'album mais je pense quand même que si tu l'aime c'est davantage parce que tu ignores ce qui est sorti en parallèle
ces derniers mois et qui renvoie la miss Ellen en division départementale.


 


B2B.



Benoit - pop revue express 20/05/2010 10:34


Pour ma part, pas convaincu du tout par cet album qui se perd en route et qui est loin du très bon "Orchestra of Bubbles" de 2006.


Weirdbrowser 06/05/2010 14:48


Je ne serais pasassez objectif pour critiquer ce nouvel album (je connais mal ses albums précédents) , mais à la première écoute j'ai accroché aux sonorités et aux mélodies. Bref ... je trouve
qu'un point plutôt important dans cette critique a été occulté : Ellen Allien n'est à proprement parlé pas une "productrice", cet album comme les précédents ont tous été réalisé avec l'aide d'un
vrai producteur, ici Tobias Freund.


tibal 03/05/2010 12:33


Je suis plutôt d' acord avec cete chronique, et je pousserais encore plus loin le bouchon en disant qu' il est à l' image de la pochette: Horrible!

C' est du grand foutage de gueule quand on voit le temps, l' argent et les amis dont elle dispose pour fabriquer un album.Vraiment très décevant de la part de quelq'un comme ellen allien d' autant
plus que la qualité des albums depuis le début de l' année est hyper léchée et que là c' est vraiment un énorme ratage! J' ai rien contre EA mais il faut dire ce qui est: c' est un flan.


Benjamin F 29/04/2010 13:09


Exactement le même jugement de mon côté. L'analyse est vraiment juste, en particulier en ce qui concerne la voix :)