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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 11:16

Sortie : 24 Avril 2012

Label : Fauxpas Musik

Genre : Downtempo, ambient-dubstep

Note : 7,5/10

 

Celestial Light Beings débute par un déluge, une avalanche sonore. Sirènes, trains, vrombissements. C’est toute une ville que vous ingurgitez d’une seule bouchée. Mais immédiatement, ce trop-plein se stoppe de lui-même pour laisser place à un piano, suivi d’une nappe ambient et d’une rythmique downtempo. L’échappatoire est immédiate, vous prenez place dans l’univers de Desolate.

Le berlinois a beau nous ressortir exactement les mêmes ficelles que sur son précédent opus, The Invisible Insurrection (chroniquée ici), on accepte le voyage avec un bonheur empli de doutes. Car la musique de l’Allemand Sven Weisemann s’adresse avant tout aux solitaires, à ceux qui trouvent le repos la nuit, lorsque la ville s’endort, que le niveau sonore baisse progressivement pour laisser place à un fin magma insondable.

Celestial Light Beings n’a de dubstep que l’enrobage. Parlons plutôt de downtempo méditatif, d’ambient nocturne. Le potentiel cinématographique d’une telle œuvre est indéniable. Il faut dire que Desolate abuse à bon escient de cordes déchirantes et d’un piano évocateur. Les nappes entourant l’ensemble ne sont plus qu’un écrin accueillant les instrumentations acoustiques. Une fois de plus, le parallèle avec Burial s’impose, notamment dans la manière d’utiliser les voix fantomatiques et traînantes et surtout dans cette façon d’imposer par la douceur une rythmique puisant sa force dans des sonorités veloutées.

Les 10 morceaux ne font pas que traverser vos oreilles, ils transpercent aussi votre cœur, vous laissant parfois aux bords des larmes comme sur le sublime Desolation d’une simplicité désarmante. Desolate passe son temps à nous envouter, à provoquer nos songes. Ses compositions demeurent énigmatiques car se basant sur des sonorités surgissant de n’importe où pour mieux disparaître la seconde suivante. On vit une sorte de rêve éveillée et l’on s’y love avec plaisir, les yeux fermés.

Et quand je vous affirme que Celestial Light Beings est un album urbain, soyez en certain tant le travail sur la texture sonore donne l’impression de déambuler  dans un dédale de ruelles sombres. Mais là où la musique de Desolate flirte avec la prouesse c’est dans son paradoxe, dans sa façon de transformer l’instabilité en sérénité.

Un souffle continu vous caresse inlassablement la nuque comme pour mieux vous forcer à poursuivre vos pérégrinations. La mélancolie s’immisce lentement en vous pour ne plus vous lâchez. Vous n’êtes plus, vous vivez. Et lorsque que s’achève votre errance, vous n’avez plus qu’une chose à faire, recommencez inlassablement l’expérience en espérant que le soleil ne se lèvera plus jamais.

 

http://3.bp.blogspot.com/-MmYLfCMlN8w/T0ub6ptXc0I/AAAAAAAABVY/TF6zTKnu7Yc/s1600/desolate-celestial-light-beings.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Johann 21/04/2012 03:18

Le premier album était déjà très bon, celui-ci l'est encore plus à mon goût ... Comme tu dis, dès que l'album se termine, on se précipite pour le réécouter.

Sublime ... merci pour la (très bonne) critique !

Infini 20/04/2012 20:30

La critique est tout aussi bonne que l'album. Cependant, il y a bien une piste qui semble se détacher de cette errance nocturne : Florescence. J'y vois le soleil se lever dans celle-ci, comme ci
Desolate nous assener de quelques rayons de chaleur avant de le laisser glisser au lointain.
Pour continuer dans une dérive somnambule, je conseille le o combien formidable Field rotation "and tomorrow i will sleep".
Bonne journée.

zeekhel 20/04/2012 15:57

La drogue c'est mal.