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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 12:19

Sortie : 26 avril 2010

Label : Module

Genre : Mix techno, house

Note : 7/10

 

On a tous une histoire avec le Rex. Ceux qui nous suivent régulièrement l’auront compris, chez Chroniques électroniques, le club de la capitale tient une place particulière. Depuis plus de 20 ans, le Rex n’a jamais était délogé de sa place de « meilleur club techno français ». La faute à quoi ? Un sound-system frisant la perfection, une ambiance jamais démentie et surtout des DJ sets légendaires.

A l’heure où de nombreux clubs se mettent à sortir leurs mixs (Fabric, Berghain, Robert Johnson), le Rex se décide enfin à franchir le pas afin que les habitués puissent retrouver chez eux cette ambiance nocturne tant recherchée pendant que les néophytes pourront goûter à ce sous-sol.

 

Ce n’est pas une surprise de retrouver le Parisien D’Julz aux commandes de cette Rexperience 01, lui qui depuis 1997 officie régulièrement aux platines du club par le biais de sa résidence Bassculture. Ces soirées, très connues des clubbers parisiens, ayant vu passer le gratin mondial en matière de tech-house avec Loco Dice, Luciano ou encore Steve Bug. Vous l’aurez compris, la classe est de mise, il n’est pas question ici de ramoner vos oreilles avec une techno vorace.

D’Julz n’a jamais cherché à être un tueur des platines, sa seule vocation étant de lentement transporter le public vers un état second par le biais d’une sélection chaloupée. Cette Rexperience puise sa force dans un groove permanent en offrant un set d’une parfaite fluidité. La problématique n’est pas d’isoler un morceau mais plutôt de proposer un tout limpide, de maintenir la cadence par le biais d’une basse profonde. Ce Rexperience 01 est l’antithèse du mix bourrin et rentre-dedans.

L’introduction opiacée du dub d’Un Dimanche Sans Fin d’I:Cube donne immédiatement le ton : la danse sera langoureuse. Les 30 premières minutes vont se révéler parfaite pour caresser vos oreilles. Il n’est point question d’agression puisque l’acidité n’a pas sa place ici. Et quand retentit le mythique Inside Out de Phuture, on se prend à fermer les yeux et à s’imaginer en 1993 dans le même espace.

A partir de l’intrusion du Working Night de John Thomas, remixé ici par Octave One, le mix bascule résolument vers la house. Et plus les minutes s’égrènent plus le retour en arrière s’opère vers un esprit de plus en plus soul. D’Julz laisse de plus en plus les morceaux s’étirer pour maintenir une douce pression.

 

Les réfractaires au minimalisme et à la house passeront leurs chemins, ici les envolées puissantes n’ont pas leur place. Mais cette Rexperience de D’Julz apparaît cependant comme le mix idéal permettant de s’imaginer à quoi ressemble une soirée au Rex. D’Julz n’a pas cherché à faire dans l’esbroufe inutile, il semble avoir préféré donner sa vision de la tech-house de club en 2010. Une chose est sûre, les habitués du Rex seront trouvé ici de quoi agrémenter leur semaine, en attendant la prochaine soirée dans leur club fétiche.

 

http://3.bp.blogspot.com/_5HeGeE_QhSs/S59rupLLYLI/AAAAAAAAAPE/zJCa7B5oVdY/s400/COVER_Rexperience+1.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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