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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 16:44

Sortie : juin 2010

Label : Fake Four Inc.

Genre : Rap et couleurs pop

Note : 8

 

Descendant du talkin' blues cher à Buck 65, la branche du rap qui s'est converti aux guitares acoustiques est finalement bien peu exploitée au vu de la qualité de certains de ses représentants. Le patron du label Fake Four Inc., Ceschi Ramos, a la bonne idée de sortir un album qui ravive cette tendance rap-folk, entre Buck 65 et Everlast, voire le dernier Sage Francis (chroniqué ici). Ceschi a d'ailleurs un flow aussi technique que ses prestigieux comparses de genre. Il s'attache parfois à dynamiser les instrus avec des textes balancés énergiquement, notamment sur Famous Mouse, mais peut aussi se laisser porter plus paisiblement sur le début de Half Mast avant d'accélérer le débit. Sur le morceau The One Man Band Broke Up, le MC prend des accents à la Sage Francis en se laissant emporter par les montées du morceau. Moins réussis, les quelques titres et interludes chantés, hormis quelques refrains bien sentis, affaiblissent un peu l'ensemble par un manque d'originalité. Ainsi Julius' Final Song, malgré une mélodie accrocheuse, ne fait qu'office de ballade sympathique de fin de soirée. Quand l'Américain part complètement dans la pop sur Lamant For Captain Julius, c'est encore pire... et heureusement rare.

Piano, guitare ou quelques passages plus riches en accompagnement avec quelques cordes forment des paysages folk qui ancrent le MC dans une americana rurale - identité clamée sur No New York - adaptée au récit d'histoires. Une musique conçue par DJ Scientist qui renforce l'impression de vécu transpirant des textes. La difficulté qui consiste à mêler le côté mélodieux des instruments avec l'aspect plus direct de la voix parlée propre au rap est bien maîtrisée, parfois grâce à une batterie fermement présente. Un mélange qui fait la saveur de ce disque dont les quelques invités viennent apporter de la diversité dans les timbres de voix. Shoshin, Mic King et David Ramos apparaissent ainsi sur Hangman pour un des passages les plus forts de l'album.

 

Ceschi trace sa voix dans un style convainquant malgré quelques chansons moins pertinentes. Il défend avec honneur son label avec cette sortie qui aurait mérité de passer un peu moins inaperçue.

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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