Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 14:28

Sortie : juillet 2010

Label : Honest Jon

Genre : Chanson électronique

Note : 4

 

Martina Topley Bird s'est fait connaître et reconnaître avec ses apparitions aux côtés de Tricky et de Massive Attack avec lesquels sa voix apaisante a toujours trouvé des écrins confortables. Avec ce statut d'égérie de la crème anglaise de la musique électronique, elle s'est naturellement lancée en solo en 2003 sans jamais vraiment convaincre. Ses chansons, plutôt plaisantes, n'ont jamais pu rivaliser avec le niveau de ses collaborations. Comme nous avons pu le constater aux dernières Eurockéennes, la charmante Britannique transporte habilement sur scène son univers, avec un ou plusieurs ninjas pour l'accompagner musicalement. Son dernier album permet de retrouver certaines de ses prestations enregistrées comme en concert.

 

A Belfort, Martina Topley Bird était de très bonne humeur. Entre ses discussions, en français, avec le public, elle jouait ses compositions qui convenaient à l'horaire, le milieu d'après-midi, et le temps, plein soleil. A l'écoute de Some Place Simple, son sourire s'entend, même si le cadre enchanteur n'est plus là. Ses mélodies sont toujours aussi douces et sa voix caressante (sauf sur le court Too Tuff To Die), mais le spectacle est absent. C'est toute son histoire qui se résume ici. Il manque toujours quelque chose pour que cela soit parfait. Il y a toujours un souvenir meilleur que ce qu'elle nous offre.

En concert, ses morceaux sont plus dépouillés, elle les réduit à l'essentiel et sa voix porte plus franchement l'ensemble. Les accompagnements sont modestes et accentuent le côté comptine. Les titres, plutôt courts, s'enchaînent comme des perles sans rupture. Baby Bird en tête puis Phoenix plongent directement l'auditeur dans l'atmosphère printanière de l'Anglaise. Les rythmiques discrètes et les lignes de claviers vous bercent gentiment.

A force d'être caressé dans le sens de la note, on s'ennuie, on s'endort ou bien l'on pense à autre chose. Martina Topley Bird nous perd malgré la brièveté des titres et quelques tentatives d'accélérer le rythme, notamment sur Poison. Les variations de sa voix, assez séduisantes, tournent assez vite en rond, faisant apparaître la facilité de certaines productions. Les ballades lassent et les titres plus pop, type All Day, manquent de force. Enfin, ce disque n'a pas le côté ludique de ses prestations scéniques que l'auditeur ne peut voir, lorsqu'elle sample sa voix sur Ilyah par exemple.

 

Cette sortie d'un album "comme en concert" est-elle une tentative de Martina Topley Bird de renouvellement ? Capitaliser sur ses compositions passées n'est jamais vraiment bon signe. Ce n'est en tout cas pas ainsi qu'elle nous convertira à son univers.

 

http://www.independent.co.uk/multimedia/archive/00409/martina_topley_bird_409989t.jpg

par Tahiti Raph

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

quentasil 10/11/2010 21:38


Comme quoi, les gouts et les couleurs... Car pour d'autres oreilles (les miennes), ce nouvel album est simplement magnifique.

Si on a entendu Martina Topley Bird avec Massive Attack ou Tricky, on sait qu'elle a une très jolie voix...

Si on a entendu ses deux premiers albums solo, on sait qu'elle peut la poser d'une manière poussée, retenue ou murmurée, sur des constructions musicales electro-rock-roots-etc, en some des
influences bien mélangées.

Avec Some Simple Place, on sait désormais que Martina Topley Bird n'a pas forcément besoin de bidouillages sonores pour poser sa voix. Une musique plus épurée, plus intimiste, et le résultat est
toujours aussi bon. Heureusement que certains n'hésitent à prendre quelques tournants...

Dernière étape, la voir sur scène avec un ninja - j'en ai vu qu'un à rockenseine, mais qui assure - pour se rendre compte que Martina Topley Bird ne se repose pas que sur une bonne prod, mais tout
simplement sur son talent.


mat 14/08/2010 11:56


Pour une fois, je ne suis pas d'accord avec vous!! du coup, je le dis!
je trouve l'album ''the blue god'' un des plus intéressants de l'ère post trip-hop. Le morceau ''carnies'' aurait à mon avis mérité une plus grande publicité. En fan de l'acolyte de Tricky, j'ai
hâte d'écouter ce dernier opus et j'espère beaucoup qu'il sera à la hauteur de ses anciennes productions (et vous faire mentir!!)
En tout cas, bravo pour votre site, habitant en province, il est une de mes plus grandes inspirations pour mes écoutes!
Big up!!

Mat