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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 14:14

Sortie : 12 septembre 2011

Label : Glacial Movements Records

Genre : Ambient

Note : 7,5/10

 

Il est impossible de suivre convenablement la carrière de l’américain Bvdub. Rien qu’en 2011, le mec a déjà publié quatre albums ! I Remember (Translations Of Mørketid) est le cinquième avant une sixième fournée prévue fin octobre. De plus, le gazier ne remplit pas ses albums avec du vide puisqu’à chaque fois ses galettes sont blindées jusqu’à la gueule de 80 minutes d’ambient. En même temps, la recette est rudement connue, il n’a plus qu’à dérouler ses morceaux. De toute façon, l’auditeur, qu’il soit coutumier ou non du bonhomme, sera pris au piège.

 

I Remember ne déroge donc pas à la règle (petite mise au point avec The Art Of Dying Alone, chroniqué ici). On retombe avec bonheur dans ces morceaux ambients infinis. Chaque titre n’hésite pas à dépasser allègrement les 10 minutes afin de mieux capturer nos songes. Car tout l’art de Brock Van Wey est de réussir à modeler votre vision des choses afin de vous transporter dans un lieu à la mélancolie contagieuse.

Les structures des morceaux ne changent pas : lente installation, volume ascendant, nappes arrivant par vagues, cœurs éthérées emplissant l’espace, lente redescente. Au moins, on sait où l’on fout les pieds et on a toujours cette impression d’observer l’écume des vagues, à intervalles régulières. Le travail du son de Bvdub reste en cela très particulier, il applique une sorte de mouvement rotatif à ses nappes donnant l’impression d’un va-et-vient permanent comme si les sons devaient prendre du recul avant de lentement nous revenir dans les oreilles.

Mais Bvdub fait évoluer son art tel un peintre. Il agit par petites touches afin de ne pas heurter ses auditeurs. Ainsi, This Place Has Only Known Sadness laisse entrevoir un léger beat final pendant que We Said Forever impose des nappes plus denses avant d’évoluer en dub-techno léthargique. La plus belle évolution s’observant du côté de Would It Be The Same avec cette ouverture vers une humble IDM. Tous ces fins arrangements semblent être une tentative d’approcher la perfection.

 

I Remember est une pierre de plus dans l’œuvre de Bvdub. Le problème étant qu’il a tendance à sortir uniquement des albums splendide. Alors même si chaque nouvel album n’est en rien une révolution mais seulement une évolution, dans la cours des artistes ambients, Bvdub continue de faire cavalier seul, à raison.

 

http://static.boomkat.com/images/464337/333.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

shift. 07/10/2011 11:10


superbe pochette


Chroniques électroniques 07/10/2011 14:25



Elles sont toujours belles les pochettes des albums de bvdub, à chaque fois on a le droit à une photo d'un paysage désolé et fantomatique mais très poétique (sans doute prises dans un énième pays
nordique).