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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 10:39

Sortie : septembre 2011

Label : Ninja Tune

Genre : comptine illustrée

Note : 6

 

Kid Koala, le jovial DJ de Ninja Tune, avait l'habitude de fournir de courtes bandes dessinées avec ses albums. En 2011, il décide de changer et de sortir une bande dessinée accompagnée d'une bande son. Le quatrième album du Canadien n'en est donc pas vraiment un. Surtout que l'écoute de ce disque sans les 132 pages grattées de Canson noir n'offre que peu d'intérêt. Les morceaux prenent tout leur sens accompagné de la comptine intitulée Space Cadet, dans laquelle une petite fille sillonant l'espace dans son vaisseau se rappelle des moments passés avec un robot installé sur Terre.

 

Au dessin naïf répond une musique sobre, animée quasiment que par un piano souffreteux. A la nostalgie des deux personnages fait écho la mélancolie des notes. La BD sans dialogue laisse place à l'imaginaire, tout comme sa bande son. Kid Koala a toujours su se montrer touchant, délicat, voire presque timide malgré son imparable sourire. Il décide de se livrer totalement dans cette oeuvre. L'histoire simple raconte le tristesse de deux êtres séparés, qui mènent dans un environnement qui ne les accueille qu'imparfaitement des activités qui ne leur conviennent qu'à moitié. Chacun ne peut s'empêcher de penser à l'autre. Le piano rapporte cette humeur, cette monotonie du quotidien, ce manque récurrent.

KidKoala2.jpg

 

Mais la douleur est plus profonde. Elle est marquée aussi par un discret râle, un sentiment doux amer qui frotte le sillon. Quand le temps est vraiment à la déprime, un fonds sombre se glisse en arrière plan. Il y a aussi quelques temps de joies. Alors des sons de violons modifiés avec tact sur la platine qui donnent un ton plus gai. Chaque touche est fine.

Les morceaux se complexifient au fil des pages. Une basse ou des cordes font ainsi leur apparition, avec cet esprit de bricolage qui peut rappeler Yann Tiersen. Les quelques souvenirs heureux de ce monde grisonnant sont toutefois voués à rester prisonnier de l'esprit car, quand nos deux héros se retrouvent, il est déjà trop tard. La mélancolie reprend le dessus, le piano aussi... avec toujours ce bruit de poussière sur le vinyle, qui appartient lui aussi au passé.

 

KidKoala1.jpg

 

Avec cet objet sonore et papier original, le DJ surprend sans toutefois renier les amours qu'on lui connaît : le dessin et le bidouillage à base de scratchs. Une respiration agréable, même si la lecture en musique de Space Cadet ne se répétera sans doute pas bien souvent.

 

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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