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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 15:36

Date : 24 septembre 2011

Lieu : La Dynamo – Banlieues bleues (Pantin)

 

Drôle d’ambiance hier soir à la Dynamo de Pantin, qui accueillait Biosphere et le trompetiste Jon Hassell dans le cadre du Festival d’Île de France - Factory (que nous continuerons à suivre dans ces pages). Sold-out à la dernière minute, c’est sous le regard courroucé d’une vingtaine de personnes refoulées que nous retirons notre place, afin de pénétrer dans la salle de concert. Première surprise : la Dynamo ressemble beaucoup plus à une salle de théâtre qu’à autre chose. Le staff a l’air au taquet : pas de bière, pas de bruit, pas de gens debout, bref c’est un parterre de 200 blogueurs et quinquas branchouilles qui attend sagement assis le début du set de Biosphere.

Geir Jenssen déboule sur scène sans chichi, s’assoit devant ses machines, envoie une première boucle, une seconde… puis arrête tout pour demander aux ingés-son d’envoyer la vidéo qui doit accompagner le set. Au bout d’une minute, un type parvient à trouver le bouton play sur sa télécommande, et le norvégien relance son set, qui consistera en une version live de son dernier LP N-Plants. Premier problème : le volume sonore est effroyablement faible. On entend jusqu’aux double-clics de Jenssen sur son laptop, et je ne vous parle pas des soupirs dans le public, qu’on peut percevoir de l’autre bout de la salle. De plus, le son est mauvais, aucune profondeur dans les basses, qui grésillent à l’agonie. Troisième problème : le son comme la vidéo sautent régulièrement. Et pour arranger le tout, le set de Biosphere ne parvient pas à décoller. Ni les vidéos conceptuelles sur la liquidité spatio-temporelle, ni les boucles de N-Plants ne semblent pouvoir tirer la salle de la léthargie. Le set s’arrête sur une pirouette, et même si l’accueil du public a l’air bon, Jenssen n’en mène visiblement pas large.

Après l’entracte et un tour au bar, dont les tarifs sont plus que raisonnables, Jon Hassell s’assoit lentement sur scène, accompagné pour l’occasion de Werner Hasler au laptop. Les problèmes de son demeurent, tandis que Hasler envoie ses premières boucles d’un jazz désespérant, loungy jusqu’aux tréfonds de l’ennui. Jon Hassell est pourtant un très grand trompettiste, et lorsqu’il daigne porter son instrument à ses lèvres, le résultat fonctionne immédiatement, et on entrevoie le « quatrième monde » promis. Malheureusement, visiblement agacé par les problèmes techniques à répétition, il passera plus de temps à pianoter sur son synthé des mélodies sans génie. Les spectateurs s’en vont d’ailleurs un par un, jusqu’à ce que tous soient invités à quitter les lieux, le concert s’étant finalement terminé sous les applaudissements désabusés d’un public lassé. Vivement les prochains rendez-vous !

 

http://www.festival-idf.fr/2011/medias/ronds%20artistes%20bulle%20def_27_thb.jpg

 

par Pingouin Anonyme

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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Beatch 26/09/2011 11:36


L'ambiance dans le public est par contre resté bien terne, à quoi est ce dû? Peut etre le statut 'culte' de Hassell, l'age moyen plutot élevé dans la salle, l'ambiance quelque peu guindé de
l'endroit..en tout cas tout ca sentait fort l'institutionnel et l'intelligence qui s'ennuie.... ca ne m'a pas empeché d'apprécier à juste titre les deux performances, malgré les pbs techniques. Sur
le son, pour finir, peut etre n'était il pas homogene. j'étais debout derriere et c'était tres bien...


Beatch 26/09/2011 11:30


Wouahou, pas du tout d'accord! Le son n'était pas si mauvais, meme si pas tres fort. Ok pour le carton rouge aux ingés pour la video de Biosphere par contre. Les videos par contre n'étaient pas du
tout synchro avec les morceaux, et je pense que du coup le set live perd en pertinence. Concernant le concert de John Hassell (que je ne connaissais pas, mais qui fut pour moi une grande
decouverte), j'ai trouvé que son jeu a la trompette et au (petit) clavier etait merveilleux de minimalisme et que le dénommé Werner Hasler arrivait très bien à jouer des effets et boucles à partir
des sons produits par Hassell ou des samples minimaux de basses ou cordes ou instru orientaux. J'ai passé 1 heure (plus?) en apesanteur complète!