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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 12:10

Sortie : 7 Février 2012

Label : Rvng Intl.

Note : 5,5/10

Genre : House, deep-house

 

Zach Steinmann et Sam Haar sont deux potes d’enfance, originaire de la Big Apple. Après avoir traîné leurs guêtres du côté de Berlin où ils ont fondé l’entité Blondes, les voilà de retour à Brooklyn, leur QG et, accessoirement, dernière mecque en date de la branchitude mondiale. Depuis un an, on observe une émulation exponentielle autour de deux gaziers. Il aura suffit d’une poignée de maxis pour que la house instrumentale (à base de séquenceurs, boites à rythmes et synthés) du groupe explose à la gueule du commun des mortels.

Blondes n’est pas à proprement parler un album tout frais puisqu’il se contente de regrouper six morceaux déjà sortis, plus deux nouveautés. Le duo fonctionne sur un principe très simple, mais aussi fortement casse gueule, puisque chaque création est structurée en binôme. La construction en diptyque permet ainsi de conceptualiser cette house évolutive. Et ça commence d’ailleurs de fort belle manière avec Lover / Hater. Le premier se fait aérien au possible et arrive à provoquer la transe via sa chorale païenne bouffant l’espace sonore. Le morceau est imparable de densité et d’hédonisme intelligent (si si, ça peut parfois arriver). Le second repose sur sa puissance contenue tout en faisant preuve d’une étrange spontanéité. On pense alors tenir l’album par le bon bout en se disant que Blondes a su subtilement jouer avec ses propres règles du jeu. Mais passé l’efficacité immédiate, que reste-t-il ? Pas grand-chose, à moins d’aimer le vide.

De Business / Pleasure à Gold / Amber, le groupe semble fonctionner en roue libre. Il ne suffit pas d’installer un climax, de raconter une histoire, pour tenir en haleine l’auditeur. Les ficelles de Blondes sont bien trop grosses avec ces gimmicks redondants et cette bassline mélancolique surgissant le plus souvent au bout de 3 minutes. Il est évident aussi que le duo new-yorkais s’inspire largement de la scène nu-disco scandinave pour ses envolées shoegaze et son approche lascive de la danse. On pense tantôt à The Field, tantôt à Lindstrom, sans pour autant y trouver la même approche mûrement réfléchie et cette tension amenant à l'explosion salvatrice. Blondes mise uniquement sur la réceptivité primaire, supprime toute tentative de recul. En soit, cela peut être louable mais ici, l’enrobage est tellement étouffe-chrétien qu’il empêche de pleinement adhérer au principe. Blondes, c’est donc du bluff ? Non, simplement de l’esbroufe. Parfois pourtant, on se laisse prendre au jeu de l’abandon physique comme lors de la spirale infernale de Wine mais quand le groupe tombe dans la deep-house calibrée, c’est l’hécatombe et on se dit que nos compères auraient été bien plus futés de ne pas se limiter à une seule prise directe pour enregistrer le tristement routinier Gold.

Mais vous pouvez dormir en paix car la presse indie va se tripoter sur le groupe pendant que les hipsters vont crier au génie. Vive le triomphe de l’ignorance ! Blondes est uniquement un groupe jetable proposant une musique immédiatement consommable mais immédiatement oubliable.

 

http://www.the-drone.com/magazine/wp-content/uploads/2012/01/Blondes.jpeg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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