Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:12

Sortie : avril 2010

Label : Hassle Records

Genre : Math-rock

Note : 6

 

Les Anglais de 65daysofstatic naviguent depuis plusieurs années dans un style alliant post-rock, voire plus certainement math-rock, et électronique musclé rappelant Aphex Twin, versant vrillé de sa personnalité, ou même Fuck Buttons pour ce nouvel album. Ayant culminé avec The Fall Of Math, le groupe continue de creuser son sillon sans arriver à frapper aussi fort.

 

65dos ne relâche pourtant pas la pression avec We Were Exploding Anyway et continue à coup de guitares saturées et de rythmiques couillues de produire des titres instrumentaux à l'énergie communicative. La batterie synthétique de Moutainhead qui ouvre le disque vient rappeler que l'on n'a pas affaire à des chevelus énervés qui cherchent à faire cracher au plus fort leur ampli Marshall. Vous aurez de la guitare qui envoie du bois bien sûr, mais aussi, comme le montre ce titre, des kicks rondouillards et des sonorités électroniques pour varier le ton et vous tabasser sous des angles différents. La force des Anglais est toutefois de ne pas laisser le sentiment de labourer le cerveau malgré un esprit métal hardcore qui ne fait pas dans la déco d'intérieure. Ça fait tomber des dents, mais avec élégance. Le groupe opère un savant travail de construction pour que tous les instruments cohabitent gentiment sans se marcher dessus. Les interventions sont calculées pour tomber juste, et cela fonctionne. Un ouragan dans un magazin de porcelaine... qui fait tout vibrer mais ne pête rien.

Le groupe alterne les murs de son efficaces qui servent aussi à décoller le papier peint, des breaks à la tronçonneuse et des passages pavés de claviers numériques qui oeuvrent à l'aspect hypnotique de l'ensemble. Dance Dance Dance offre un beau panel de ses ambiances dont le mariage n'est pas des plus aisés. Tout n'est pas parfait, à l'image de ce Piano Fights un peu trop léché ou le moyen Debutante, mais l'ensemble met un bon coup de pied dans les cotes. Notamment ce Weak4 au riff bien vicieux qui ne plaira pas à grand mère. Et comme un tsunami n'arrive jamais seul, 65dosofstatic vous a mis un peu de chant pour soigner les bordures. Voilà t'y pas que c'est Robert Smith qui déboule sur un Come To Me arrangé comme le dernier Bloc Party en plus saignant. Peu importe qui sait d'ailleurs vu comment sa voix est maltraitée, un peu d'air frais qui aurait pu être bienvenu si le morceau ne faisait pas un peu gentillet à côté du reste. Ainsi Go Complex nous rappellera un vieux Prodigy avant de prendre des voies plus aériennes prolongées sur le Tiger Girl final, dix minutes complètement planantes qui rappellent avec bonheur le dernier Fuck Buttons. Une conclusion qui emporte tout et s'avère être le sommet de ce disque !

 

Sans génie le groupe prolonge donc sa route avec une certaine réussite. Si après avoir écouté We Were Exploding Anyway, vous avez les cheveux qui collent, c'est normal. Remettez le disque et continuer à secouer, ça ne peut pas faire de mal...

 

http://c2.ac-images.myspacecdn.com/images02/131/l_266f7d4464574bb7a52f8f7ea5e9da25.jpg

par Tahiti Raph

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

Benoît 08/05/2010 13:20


Autant pour moi, pas de mauvais blague en effet, la référence au headbanging de métalleux m'avait échappé.
Longue vie "Chro-éléc" !


Benoît 06/05/2010 20:39


Perso, je trouve que leur 2ème album (One time for all time) est leur plus réussi, en toute subjectivité.
Je trouve également que la conclusion de la chronique laisse à désirer, ce groupe mérite tout de même meilleur sort qu'une telle blague de potache.
Mais sinon, plus globalement, chapeau bas pour votre blog passionnant.


Chroniques électroniques 06/05/2010 22:41



J'irai réécouter One time for all time.


Quant à la conclusion, il n'y a pas de blague de potache. Ca fait référence aux cheveux gras des metalleux en général...


Raph



Benjamin F 06/05/2010 14:44


Bien d'accord avec la conclusion. Je ne sais pas si le groupe culminait avec The Fall Of Math mais il reste en tout cas l'album que je préfère du groupe (plus pour une question de circonstance que
pour une question de musique)