Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 16:47
Sortie : 4 septembre 2009
Label : Harthouse

Le compositeur japonais Susumu Yokota s'est surtout fait connaître en réalisant de beaux disques d'ambient agrémentés de sonorités synthétiques et de piano classique.
Trop nombreux sont ceux qui oublient qu'il a fait de la house au début des années 1990 et qu'il fut repéré par un certain Sven Väth. Le Japonais enlève la première partie de sa signature artistique pour réaliser des albums comme Frankfurt Tokyo Connection ou Cat, Mouse and Me.
C'est après de plus de dix ans d'absence dans ce style que Yokota fait sa réapparition.

Avec une pochette et un titre aussi équivoque, on ne peut douter du genre d'invitations que l'on va trouver dans cet album.
Dix titres, tous joliment affublés de nom de "médicaments". Drogues serait en effet le terme plus approprié. En énumérant les différents produits, Yokota tente de retranscrire des euphories et des vibrations variées. C'est plutôt réussi.
Ayant officié longtemps dans le domaine de l'ambient, le Japonais a su extirper un bon lot de sonorités rampantes et étranges pour l'injecter à sa house druggy.
On ajoute à cela une dimension dub-techno (très en vogue actuellement) avec tout ce qu'il faut de travail minutieux sur l'écho et la réverb' pour tirer au maximum le potentiel hypnotique et cérébral de chaque morceau.
Pas besoin d'enfiler des lunettes grillagées pour contempler des couleurs et des textures vives en rotation étrange... quelque gouttes suffisent.
Les opus axés sur le dancefloor sont trop souvent à destinations des seuls DJ. Il n'en est rien sur Psychic Dance, véritable variation autour d'une techno psychotrope.
Nous ne recommandons pas à tout le monde de jouer les apprentis Docteur Hoffmann mais se renseigner sur les principes psycho-actifs de chaque produit peut être instructif.
Nous retiendrons principalement les vraies bombes Tofranil, Contomin, Noritoren, Paxil et Benzanin. A chacun de faire son choix dans la pharmacie de Yokota.

Susumu Yokota revient donc avec un album réussi qui ne ravira pas seulement les chimistes et les pharmaciens en herbe. Les clubbers et les amateurs de sonorités hypnotiques y trouveront facilement leur compte. Attention tout de même à l'indigestion.

http://2.bp.blogspot.com/_BEeuryxKn78/SrHboptQh0I/AAAAAAAAAD0/oJCLUmsZoGs/s320/Susumu_Yokota_Psychic_Dance.jpeg
par Ed Loxapac

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires