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Dimanche 9 août 7 09 /08 /Août 21:42
Date de sortie : juin 2009
Label : Contexterrior

Bloody Mary est une Berlinoise portant le joli nom de Marjorie Migliaccio. Pas vraiment teuton comme nom me direz vous, vous aurez raison, mademoiselle est une Française expatriée.
Après avoir signé quelques maxis et remixes, la Berlinoise livre ce Black Pearl sur le label Contexterrior, propriété de Jay Haze.

Black Pearl se veut inspiré par Les Fleurs du Mal de Baudelaire, et celà pour explorer la beauté planquée derrière la noirceur. Malgré cette aspiration un rien ambitieuse, il faut reconnaître que le résultat est assez probant.
Les boucles répétitives rappellent évidemment la minimale allemande, mais ce qui nous intéresse est tout ce qui vient se greffer autour.
Des éléments mélodiques ou des breakbeats de second plan surgissent régulièrement au premier pour donner quelque chose de réellement rafraîchissant et planant.
L'excellente guitare sur Sinina, la rythmique latine (salsa ?) sur Sed Non Satiata, la résonnance un peu shoegaze de Elevation, le tribalisme que l'on rencontre tout au long de l'album, la place laissée aux expérimentations ajoutent un réel cachet à ce disque. Si on ajoute à celà la dimension abyssale des basses et la qualité des boucles hypnotiques propres à la minimale, on a bien affaire à un très bon album.
On excuserait presque l'utilisation de certains poncifs plutôt vendeurs et dans l'air du temps : les réminiscences dub techno et le côté lesbien décadent, désormais assez convenu.
Spleen (qui rapelle un morceau bien connu de Laurent Garnier), Black Pearl, Duellum ou Confession brillent par le jumelage des genres et de la grande variation autour des thèmes.
Bloody Mary se paye également le luxe de laisser complètement tomber la démarche dancefloor sur les expérimentaux, mélodiques, synthétiques et très réussis A Une Passante et Elevation. Vachement bon quand même le lâché de violons...
Ces deux somptueux titres précèdent un assez conventionnel mais efficace Interlude. Le titre du morceau est un vrai leurs puisque celui-ci atteint poussivement les huit minutes. L'album se conclut sur deux remixs de Black Pearl, un de Sascha Funke et un de Jay Haze.

Black Pearl est donc un album qui fait très bien fusionner dancefloor et expérimentations. Ceci fera peut-être fuir les puristes de la minimale mais en ravira d'autres. Un album qu'il est bon d'écouter en compagnie du sexe opposé (ou pas d'ailleurs). Avis aux amateurs.
                                 
par Ed Loxapac
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