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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 23:04
Date de sortie : Juillet 2009
Label : Vu-us


Après avoir été littéralement terrassé par l'écoute de The Metamorphosis (chroniqué ici), nous nous devions d'explorer The Fallen Love, sorti presque simultanément avec le premier cité, mais cette fois-ci sur le trop méconnu label belge vu-us.
Nous ne reviendrons donc pas sur les précédents faits d'armes de Pleq, virtuose polonais de Katowice.

Sans doute plus ambient et encore plus épuré que The Metamorphosis, cet opus n'en est pas moins exceptionnel.
Sa musique est toujours dotée de cette incroyable capacité picturale. Dépourvues de toute matière superflue, ses mélodies pastorales et mélancoliques renvoient à tout un arsenal d'émotions.
On se rappelle un slogan autrefois utilisé pour les produits laitiers qui sied parfaitement aux sentiments évoqués : Pleq, des sensations pures...
Même si Bartosz Dziadosz fait figure de dramaturge sonore, il n'est pas rare qu'au gré des morceaux l'espoir vienne pointer son nez pour tenter de fendre toute cette brume épaisse et grisâtre.
Tel un aquarelliste de l'IDM, il semble entamer une variation autour du gris en utilisant des tonalités étonnament lumineuses.
Cette musique électronique profite de mélodies et de thèmes qui font souvent mouche.
Le glitch, savamment utilisé, non content de faire partie intégrante du rythme, parvient aisément à participer à la dimension mélodique de l'ensemble.
Red Dog et sa voix divinement sensuelle, la mélodie de The Butterfly, le progressif et aérien Snow Story, Poems et ses cuivres discrets ou le spleen renoyé par Do you Remember your Dreams ? sont autant de fresques sonores dans lesquelles on se plait à se plonger.
Que dire également du superbe I Hear At The Door Now et du complaintif Don't Leave Me ?
Même si la musique de Pleq ne peut que profiter de l'aide d'un support vidéo, on se délectera de chercher dans nos imaginaires, nos propres illustrations.
L'album se ferme comme une déchirure sur l'exceptionnel The Fallen Love.

Rarement il m'aura été donné d'entendre un tel romantisme chez un artiste électronique. cet album résonne tel une ôde pour tous les contemplatifs mélomanes dignes de ce nom. On souhaiterait voir Pleq déserter son Elektro Club de Katowice pour nous rendre visite dans nos contrées. Avis aux programmateurs et aux directeurs artistiques qui serait susceptible de l'accueillir...
                                 
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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