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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 13:00

Année : 2009
Label : Border Community

Genre : Techno aérienne

Note : 6,5/10

Nathan Fake est-il un branleur ? Au vu de son dernier album, on est en droit de se poser la question. Seulement 6 titres pour 33 min, ça fait quelque peu vache maigre. Autant dire qu'avec ce rachitisme, le jeune Nathan a intérêt à assurer.
En 2006, il nous avait surpris avec un aérien et psyché premier LP Drowning In A Sea Of Love. C'était la grande époque de Border Community, le label de James Holden. On prévoyait déjà le retour d'une techno-trancey et l'immense remix d'Holden du The Sky Was Pink de Nathan Fake avait terrassé plus d'un auditeur.

Nathan Fake revient avec un album résolument trippant dont la principale nouveauté est la prépondérance d'une rythmique techno. Mais rien n'est simple ici puisqu'il s'agit plus d'une techno-IDM souvent aérienne et parfois groovy, une sorte de Boards Of Canada version binaire. Les rythmiques sont speed, limite bourrines mais les tracks sont toujours atténués par des basses filtrées.
Le morceau d'ouverture, The Turtle, ne caresse pas l'auditeur dans le sens du poil avec sa structure inversée. Il part immédiatement dans une techno puissante, les cuts s'enchaînent avant une redescente progressive. Basic Mountain permet de retrouver le Nathan Fake du premier LP avec sa montée aérienne qui n'en finit plus avant une descente blindée d'interférences. Le morceau phare d'Hard Islands est sans contestation possible le bien nommé Castle Rising. 9 min totalement jouissive d'une techno-IDM qui risque de provoquer des syncopes sur le dancefloor étant donné le nombre de cuts, la quantité de sons superposés et surtout le final qui déconstruit tout l'édifice en donnant l'impression d'un combat laser Star Wars VS Bugcore.
Passé ses trois tracks d'ouverture, la suite se fait moins pertinente. Les nappes de Narrier font vaguement penser à du Clarke version happy pendant que Fentiger rempli trop prévisiblement le cahier des charges Border Community.
Avec Hard Islands, Nathan Fake ne convainc qu'à moitié. Le mec ne s'est pas vraiment foulé. Quelques pistes supplémentaires auraient été indéniablement nécessaires pour mieux apprécier le voyage. On reste frustré de ce vol bien trop court.

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Holorem 29/10/2011 00:07


une note bien trop faible à mon goût...


pSk 15/04/2010 01:43


Je suis un peu à la bourre (oui je viens de découvrir le site) ceci dit Nathan Fake est pour moi un excellent artiste.
Pour le côté branlo je n'adhère pas car je pense qu'il passe beaucoup de temps non pas à créer sa propre musique en simples titres mais plutôt à faire des lives dans lesquels il retravaille sur le
moment ses sons :)
Ils sont aussi la structures des édifices qui sont les remix !


Kareem 10/09/2009 21:39

Hm il est vrai qu'après plusieurs écoutes il semble un peu léger. Mais je ne me lasserai pas de si tôt de "the turtle" et de "Fentiger".

C'est vrai que je l'attendais avec impatience cet album pour être finalement un peu déçus, d'autant plus que la plupart des tracks ont déjà été joué à maintes reprises dans ses live-act: donc pas très surpris! Mais il m'impressionne toujours par sa vision un peu décalé et son professionnalisme malgré son jeune âge.

A+, bonne continuation!

kareem 09/09/2009 15:22

Si toi tu n'y vois pas son talent, tant pi pour toi. En toute objectivité l'album est très travaillé, et nathan a créé son propre style ce dont peu de compositeurs peuvent se vanter!

Chroniques électroniques 09/09/2009 15:55


Oh si, je ne nie pas le talent de Nathan Fake. Je reproche seulement son coté branleur à la vue de cette album. C'est bien travaillé mais c'est un peu léger cet album (qui ressemble plus à un EP)
après 2 ans d'attente.


AidAke! 01/06/2009 12:38

Qui dit frustré dit tout de même séduit !
Enfin je dis ça je reste quand même d'accord : l'album est trop court, et malgré ça on y trouve des tracks inutiles...
Bravo pour ton blog en tout cas !

Chroniques électroniques 01/06/2009 15:35


Merci.

"frustré mais séduit" : je dis pas non... sur un laps de temps réduit.
En 1 écoute, on adhère à ces sonorités. En 3 écoutes, l'album semble complètement digéré. En 10 écoutes, on finit pas se lasser.