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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 12:28

Sortie : avril 2011

Label : Hymen Records

Genre : D&B, Drill'n Bass, Dubstep, IDM, for Rephlex Lovers

Note : 8,5/10

 

Voilà quelques temps maintenant que les louanges pleuvent à l'égard du Danois Jacob Helverskov Madsen, qu'il conviendra de nommer ici sous son avatar encore moins prononçable : Karsten Pflum. Certains observateurs plus que crédibles osent parfois même le comparer à un certain Aphex Twin. C'est dire si l'on a affaire à un client. Son album Slaphead Faun de l'an dernier rassemblait de vieux titres inédits qui sonnaient étrangement neufs. Ses premiers albums parus sur d'obscurs labels avaient démontré tout son potentiel en matière d'expérimentations, de techniques et d'affinage des textures. Slaphead Faun et le maxi Nemo Loom (sur Ad Noiseam) ont fait plus que monter la mayonnaise. Autant dire que No Noia My Love était annoncé bien avant sa sortie chez Hymen comme le disque qui lui permettrait de passer au niveau supérieur. Penchons nous sur le sujet.

 

Tout commence avec une trilogie implacable et impressionnante. The Hand, Lov Dog et Muntermacher se révèlent comme des réussites absolues de drum & bass vrillée, où les idées se comptent comme autant de rafales de drums. N'importe quel producteur ou beatmaker en devenir rendrait ça brouillon, bordélique ou négativement nébuleux. Mais le Karsten est troublant de maîtrise, dans son ingéniosité mélodique et dans sa conception des structures. Il a une manière tout à lui de sublimer des synthés qui semblent vintage en leur donnant une couleur tout à fait moderne. Ceci renforce encore plus l'admirable comparaison avec des travaux parus il y a (trop) longtemps chez Rephlex ou même aux premières heures de Warp. Que dire de plus si ce n'est que ces trois premiers titres sont absolument géniaux, et qu'ils font partie des meilleurs tracks qu'il m'ait été donné d'entendre cette année. Et bordel ?! Que dire de Fro ?! Le temps ne semble pas avoir d'emprise sur le son du danois. Et là où il effectue un vrai tour de force, c'est en insufflant au dubstep quelque chose de frais, de nouveau, à des années lumière de toute conventions établies. En attestent aisément les plus que réussis Dansk Notebook Center, Mimer ou Capstone Switch. Et pour me faire aimer quelques chose qui se réclame d'accent dubstep, même complètement mutant comme ici, dieu sait qu'il faut y aller fort aujourd'hui. Si les ondulations filtrées et l'évolution structurelle de Drum Ppl a quelques chose de tout à fait bluffant, Imun Card pourrait bien donner envie aux Daft Punk et à leurs médiocres héritiers d'avancer à tout jamais masqués. Le seul regret qu'un éternel aigri comme moi peut bien nourrir, est qu'on ne trouve pas d'autre perle IDM old-school comme WrRaOu.

 

Il est difficile de critiquer de manière négative No Noia My Love. En cherchant bien, on pourrait dire qu'une telle démonstration peut nuire à l'homogénéité de l'album ? Non, même pas. Karsten Pflum parvient à associer intelligence rythmique, polissage des textures à sa démarche dancefloor. Car oui, outre son aspect vrillé et complètement dingue, No Noia My Love a puisé dans les rythmiques jazz et dans les échos dub pour assurer toute sa puissance. Cet album n'a rien de daté ou de nostalgique. Il ne fait que se nourrir et défoncer 20 ans de musique électronique. Un tour de force, une démonstration qui installe définitivement Karsten Pflum au rang de poids lourd. Il est néanmoins recommandé de se procurer le CD pour ne pas souffrir de la compression supplémentaire du mp3 pour l'apprécier à sa très haute juste valeur. Incontestablement un des must have de cette année.

 

http://igloomag.com/wp/wp-content/uploads/2011/05/k-pflum_nnml.jpeg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

mmarsupilami 17/08/2011 22:26


Très chouette album. Merci de cette recommandation!


shift. 16/06/2011 09:41


et je ne suis pas d'accord avec le commentaire du haut qui dit que les morceaux dubstep sont pas bons.
le debut de l'album est sublime et je me passe en boucle Lov Dog, petite IDM super produite et ouais ya un coté revival de la vieille IDM avec des sons Aphexiens comme pas deux, mais la deuxième
partie de l'album plus "actuelle", plus bionique et plus dark est très très bien elle aussi.. il montre sa manière de produire un genre de dubstep, très studio, très hypnotique, pas trop rentre
dedans, bref dans une demarche vachement IDM je trouve. un dubstep IDM quoi. Et je trouve que cette une belle idée de faire virer l'album de cette manière.

Voilà j'adore l'album moi aussi


shift. 14/06/2011 23:37


BOMB.
et quel emballement à partir de Capstone Switch.


Lukx 09/06/2011 23:56


Oh oui, dès les premières notes c'est sublime.


YyrkoOn 09/06/2011 15:01


J'aime plutot bien le coté Rephlex du disque et ses parfums old school. Les morceaux dubsteps, par contre, je les trouve plutot ridicule et vraiment la pour coller a l'air du temps pour le coup. Je
vois pas ce qu'il y a de "frais" ou "mutant" la dedans, ils sonnent deja plus "daté" que ce dont ils s'inspirent et on y retrouve pas vraiment les mélodies du reste du disque.

"Captone Switch" on dirait un morceau de Vex'D' periode "D'generate" devenu inoffensif et cheap et "Mimer" sonne carrement comme une vieille face B de Rusko !

Faut vraiment etre de mauvaise fois pour démonter les tentatives d'Amon Tobin et encenser ca. Certes les morceaux dubstep d'AT sont chiants sur la longueure (comme tout son disque) mais au moins il
tente autre chose que la wobble de debutant LFO sur filtre passe bas.

Merci quand même pour la découverte, je chipote pour 2 tracks ("Dansk Notebook Center" est super mais je la trouve pas "dubstep", plutot une sorte d'hip hop jazzy qui muterait en Drill'n'Bass et on
retrouve la touche mélodique du projet) mais en fait j'aime bien le disque !

PS: explique moi quand même la reference a Daft Punk pasque la j'ais pas du tout compris le rapport.