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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 13:56
Sortie : octobre 2009
Label : Turbo Recordings


En 1998, F Com baissait le rideau après avoir sorti le 9e album de Jori Hulkkonen, Errare Machinale Est. Le Finlandais, qui se dit lui-même fier de n'avoir jamais été à la mode pour ne jamais être démodé, s'est interrogé sur lui-même, sa carrière, et a décidé de publier un 10e album. Publiées sur Turbo Recordings, les 12 pistes de Man From Hearth ont été pensées pour sortir en maxi, et pourtant une certaine cohérence se détache de ce disque.
Hulkkonen navigue toujours entre techno et house. Utilisant les machines de chez Roland, son style a toujours un petit goût de Chicago et de Detroit. Il est toutefois résolument moderne avec ses ambiances gorgées de groove, forgées de nappes prenantes. Ses rythmiques sobres permettent à tous les autres sons d'occuper l'espace de titres aux constructions vous prenant la main pour vous promener dans les paysages créés par le producteur. Ce dernier frappe très fort avec Boying In The Smorkeroom qui vous hypnotise par sa profondeur et son intensité. Sans vous en rendre compte, vous vous trouvez happé par certains morceaux. Il refait le coup à plusieurs reprises et notamment sur Ridged Over Troubled Forrester.
Le Finlandais ne joue jamais l'efficacité ou la facilité. C'est sans doute pour cette raison qu'il n'est pas une star de la techno. Il préfère mettre en place tranquillement ses titres, orchestrer au fil de l'eau les évolutions, faire monter la sauce peu à peu. On ne le voit d'ailleurs pas toujours venir derrière ses kicks rondouillards. Avec The Other Side Of Time par exemple, les premières mesures laissent un peu froid, puis vous vous retrouvez peu à peu avec une sérieuse envie de vous dégourdir les jambes sur la piste de danse. Sans doute de la pudeur. Vous croyez voir un homme distant, mais si sa musique est couverte d'un épaisse couche de neige, elle abrite en son sein une grande chaleur, à l'image des claviers de Musta Ganilla qui vous enrobent de leur moelleux rassurant ou de la basse envahissante de I Dance To You Bass, My Friend. Encore un passage qui débute de manière intime pour aboutir sur des mélodies festives et puissantes.
Seul petit reproche : les voix toujours très casse gueule en house. Ainsi l'apparition un peu douteuse de Villa Nah au micro sur Re: Last Year qui sonne un peu trop cheesy. Avec seulement trois titres chantés, la casse est limitée.

Jori Hulkkonen est un travailleur du beat à l'ancienne qui fait monter ses morceaux peu à peu, dispensant ses sons sans se conformer à aucune mode, plaçant ça et là de longs breaks songeurs. Après 15 ans de carrière, il n'est pas si connu, mais ses albums sont captivants... n'est-ce pas l'essentiel ?


par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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