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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 20:21

Sortie : mars 2010
Label : Static Caravan



Stefan Panczak est un Australien exilé à Londres. Sous le nom d’Inch-Time, entre 2005 et 2006, il sort deux albums d’électronica aux douces couleurs d’ambient. Fidèle au label Static Caravan, il y publie quelques maxis et participe à diverses compilations (dont une inspirée de la culture du thé…). Aurora, ce nouvel EP, est doté d’un charme indubitable, aux contours obscurs et entêtants.

Au confins des musiques électro-acoustiques et de la dub-techno la plus caressante, le son d’Inch-Time ouvre à un espace tapissé de nappes douillettes où fleurissent de divines mélodies, rythmées par des kicks invisibles. Si le style est assez minimaliste, le grain des textures est perpétuellement changeant, tantôt poussiéreux et faiblement parasité, tantôt sillonné de craquements et de cliquetis. Des beats duveteux et des airs délicats se dissolvent dans des volutes de musique ambient, avec parfois des échos organiques de dub et de jazz. La grâce des pistes est ravageuse, et le ressenti immédiat.

Mais Aurora dépasse la sphère gentiment aérienne. Chaque morceau est teinté d’ombres troubles, d’une tristesse grise, qui transcendent les mélodies et qui retournent l’âme trop sensible qui se perdrait dans son écoute. Le très beau A Handful Of Dust est ainsi marqué par des cordes ténues, déchirantes de mélancolie, qui courent au milieu de froissements électroniques mouvants. L’éponyme Aurora dépeint un climat nocturne et tourmenté, celui de quelqu’un seul au volant à une heure avancée de la nuit, et dont le tempo régulier du morceau rythme la succession de la lumière orange des lampadaires, bordant une autoroute déserte. Il ne s'agit toutefois que de ma propre interprétation. La version dub du même morceau, Aurora In Dust, voit ses nappes étendues d’échos infinis, qui tourbillonnent dans un souffle de poussière. Le splendide Crystal Vision lorgne davantage vers la deep-house, claire et lumineuse, au-dessus de laquelle résonnent d’étranges instruments à vent.

Les cinq titres qui composent cet EP brillent chacun d’une réconfortante lumière. Entre douce tiédeur et pénombre glacée, Aurora est le genre de disque dans lequel on souhaiterait à jamais rester calfeutré.
                                                  
                                                

par Manolito 

 

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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