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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:29

Sortie : 29 mars 2010

Label : Dial Records

Genre : Deep-house

Note : 8,5/10

 

Dial Records est le parfait exemple de label ayant réussi la difficile conciliation sonore entre exigence et danse. Depuis 2000, cette maison hambourgeoise nourrit les oreilles des amateurs avertis de deep-house et de tech-minimal. La réussite tient au management sans faille de David Lieske (aka Carsten Jost), Peter Kersten (aka Lawrence et Sten) et Paul Kominek (aka Pawel et Turner). Les trois gaziers ont toujours eu une ouïe supérieurement développée à la notre et ont ainsi pu signer des artistes hautement respectés sur ce blog comme Efdemin, Pantha Du Prince ou encore Pigon. Et quoi de mieux pour fêter les 10 ans du label qu’une compilation d’inédits avec toute la fine fleure de la maison mère ?

 

Ce n’est donc pas une surprise d’affirmer que cette compil’ est un divin objet sonore, un condensé judicieux qui permettra aux néophytes de découvrir le label pendant que les spécialistes se délecteront d’une deep-house racée.

Les têtes de files du label sont au rendez-vous avec un Efdemin très minimaliste et lancinant sur Time, il est totalement concentré sur l’occupation de l’espace par la basse pour se révéler au final captivant. Lawrence préfère nous servir avec Treacle Time une étrange mais enivrante deep-house portée par un piano ivre. Seul Pantha Du Prince déçoit légèrement avec une faible face B de son récent chef d’œuvre.

A côté de ce trio, on peut souligner Lines, remarquable morceau house jazzy de John Roberts, nous emportant dans une ambiance désincarnée. Isolée tire aussi son épingle du jeu avec Black Lodge, house feutrée trébuchante pendant que Carsten Jost irradie l’ensemble avec Days Gone By, deep-house prompt à provoquer l’errance nocturne.

 

Dial 2010 est une compilation en tout point remarquable. Ce qui reste le plus frappant, à l’écoute de ces 12 titres, c’est cette ambiance d’after trébuchante ou l’alcool triste et la mélancolie se disputent avec des restes épars d’espérance. Cette vision qu’offre Dial de la deep-house est un polaroïd saisissant de lucidité.

 

cd_20.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

jojo 18/03/2010 11:38


en général, je suis en phase avec vos chroniques. Mais, cette fois, je trouve que vous poussez un peu fort. J'ai toujours adoré Dial mais cette compil est linéaire, monotone... ça manque de
personnalité. Bref, je suis très très déçu...