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Moitié d'Emanon avec Aloe Black et déjà auteur de Dirty Science en 2006, Exile sort ces jours-ci cet album de hip-hop résolument instrumental. Le titre de l'album est bien choisi. Les interférences radiophoniques sont omniprésentes au gré du disque. L'album est conçu autour d'une recherche permanente de fréquence. Cet opus grouille de samples. Emissions de télé, dialogues de film, discours de Bush sur le patrioct act, black music en tout genre... Certaines oreilles averties reconnaitront même un sample de Little Dragon sur le titre San Pedro Cactus. A noter également, une utilisation régulière du vocoder. Les rythmiques sont simples mais efficaces, on sent de bonnes influences soul. L'atmosphère de ce disque me plaît, à l'image de sa sympatique pochette. Certes beaucoup moins riche ou mélodique qu'un Blockhead, un RJD2 ou un DJ Signify ( dont l'album Of Cities a été récemment chroniqué ici), la démarche de Exile n'en est pas moins intéressante. Je ne me lèverai pas la nuit pour l'écouter mais je jetterai un oeil beaucoup plus attentif à ses futures productions. Je n'étais pour ma part, pas fan du précédent. Un bon disque donc, mais sans plus.