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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 11:17

Sortie : 4 Juin 2012

Label : Traum Schallplatten

Genre : Deep-techno trancey

Note : 6/10

 

On pensait la techno trancey morte et enterrée depuis 2 ans et la mise en sommeil artistique de Border Community, qui n’a rien sorti de vraiment concluant depuis Holkham Drones de Luke Abbott. On a eu tort. Depuis l’an dernier, Traum Schallplatten a pris sérieusement la relève. Dominik Eulberg nous a grandement convaincu avec son luxuriant Diorama (chronique ici) et, plus récemment, Max Cooper est venu nous cueillir à froid avec son Egomodal orageux (chronique ici). C’est au tour de Ryan Davis de venir titiller notre enveloppe corporelle via un Particles of Bliss inégal mais possédant son lot d’explosions de dopamine.

 

Particles of Bliss est un album entièrement voué à la cause d’une techno trancey prompt à vous faire lever les bras au ciel, tel un hippie qui s’ignore. L’album doit énormément, si ce n’est tout, à son triptyque initial. The Enchanted Garden pose avec douceur l’ambiance sous la forme d’une légère comptine au piano. C’est inoffensif au possible afin de vous placer dans un état de réceptivité maximale. Surgit alors ce singulier moment d’apesanteur estival sur Where The Right Things Are. Une mélancolie progressive s’empare du dancefloor et vous vous prenez à rêver d’entendre ce morceau un dimanche matin, les pieds dans le sable, le soleil de face. Beluga vient enfin souffler le chaud et le froid. La docilité des nappes inaugurales laisse place, au détour d’un vulgaire kick, à une bête indomptable. Malgré l’apparente facilité de ces titres et le pouvoir d’attraction immédiat, cela reste imparable d’efficacité.

Mais la suite n’arrivera jamais à tenir la cadence. La faute à trop de garde-fous. En effet, Sebastian Waack, de son vrai nom, ne lâche jamais suffisamment ses morceaux. Alors qu’on espère atteindre le nirvana via des montées et des explosions redoutables, on doit se contenter d’un enchaînement de tracks certes loin d’être désagréables mais un peu trop prévisibles. Mais ce qui dérange le plus, c’est cette compression sonore nuisant à l’impact (au hasard : Eyes Wide Open). En effet, l’enrobage épais entourant la basse se trouve annihilé par une volonté de tout aplatir. La conséquence est sans appel puisque l’identité sonore qui émane de l’album perd vite de son potentiel d’attraction tant les morceaux ont tendance à se répéter. La lassitude finit par pointer le bout de son nez et il est désormais trop tard pour tout rattraper.

 

Particles of Bliss est un album de deep-techno trancey loin d’être indigent mais qui risque malheureusement d’être rapidement oublié. C’est regrettable tant on attendait plus de la part de Ryan Davis.

 

http://www.moduledistribution.com/wp-content/uploads/2012/03/COVER_Ryan-Davis-400x400.jpg

 

par B2B

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 01:16

Sortie : avril 2012

Label : PRSPCT RVLT

Genre : Breakcore, Drum'n bass, Hip-Hop

Note : 7/10

 

Bong-Ra, projet le plus populaire et le plus immédiat d'un homme qu'on ne présente plus à ceux qui suivent de près l'actualité des musiques électroniques viriles. Jason Köhnen, tel est son nom. Certains mélomanes avisés lui préfèrent ses interventions (pour ne pas dire son rôle de chef d'orchestre) au sein du Kilimanjaro Darkjazz Ensemble ou du Mount Fuji Doomjazz Corporation. Ses goûts vont du metal sauvage au dubstep corsé, en passant par la musique improvisée. Il n'en est pas moins une des personnalités les plus charismatiques et atypiques de la scène breakcore et drum'n bass. Monolith sort sur l'obscur label néerlandais PRSPCT RVLT, petit frère du plus assis et plus D&B label PRSPCT (tout court). Le trailer évoquait la participation moins surprenante qu'il n'y paraît du rappeur prodige d'Anticon : Sole. Plongeons dans ce qui sera à court sûr, un recueil qui sent bon la violence et la collision.

 

L'album est d'ailleurs complètement scindé dans ses moitiés. Si la version vinyle soulignera forcément plus distinctement la ligne de démarcation, le contenu est lui aussi sans la moindre équivoque.

Parler de simple participation vis à vis de la présence de Sole est particulièrement inadéquat, puisque le dur à cuire de Portland intervient sur plus de la moitié des titres. On savait depuis bien longtemps qu'aucune prod ne pouvait lui faire peur, mais sa verve hachée, associée à sa technique unique et à son art du placement, trouvent dans les fractures du breakcore de Bong-Ra une nouveau terreau aussi fertile que apocalyptique. C'est sur les titres Monolith et Pandora's Box que la macabre alchimie se fera la plus prégnante. Avant tout parce que Bong-Ra ne s'est pas contenté d'effectuer des instrus pour laisser la place à son complice du jour, mais parce qu'il y a vraiment (même si c'est super bateau dit comme ça) sur ces titres là des parallèles dans leurs univers respectifs et donc à fortiori, une vraie complémentarité. C'est un peu moins vrai sur les deux autres tracks, où chacun peine un peu à se débrider et à trouver sa place pour ne pas piétiner le taf de l'autre. Dommage. Il y avait là des odeurs d'enfants bouillis offerts en sacrifice à un Antéchrist qui fait jaillir des boules de feu de son cul. Joli programme pourtant pas brouillon pour deux ronds, mais qui aurait mérité d'être un poil (long et charnu) plus abouti.

La deuxième moitié de l'album fait la part belle au goût prononcé du Jason pour le metal qui utilise la double pédale et des riffs de guerriers défoncés à la bière discount. Autant dire qu'on lorgne plus du côté de Motorhead que de Neurosis. Qui a dit dommage ? C'est extrêmement grossier et gratuit mais c'est tellement bien fait, surtout sur l'épileptique Dawn Of the Megalomaniacs (avec Dean Rodell) et Artificial Flesh et ses solos de guitar heroes chevelus et boudinés. C'est cette fois-ci le cuir, le Jagermeister et l'huile de vidange qui prennent l'ascendant dans les odeurs. Les loops et les snares illustrent bien les cris épidermiques du supplicier quand on lui malaxe les couilles avec un tisonnier. C'est par contre plus que "too much" (pour mes fragiles esgourdes) sur les deux derniers titres (Fallen Sons et Crawlers) même si c'est probablement voulu. Bong-Ra a toujours bien aimé déranger. L'impression qu'il s'éclate complètement efface aisément ses quelque fautes de goût. Lui qui manie si bien le grand écart entre underground et sous-culture. Voici qui en fera hurler certains mais franchement, le breakcore si c'est pas ludique et dégueu, ça a définitivement pas cette saveur huileuse et âpre qu'on aime adorer ou détester. Les esthètes sont rares dans ces contrées, fort heureusement.

 

Même si certains titres sont tout à fait jubilatoires, l'album est malgré tout réservé à ceux qui aiment le breakcore qui lorgne du côté du heavy et de ses semi-clichés (du genre Full Metal Racket), et aux éternels fans inconditionnels de Bong-Ra. Et ils sont nombreux. Je retourne me branler dans mon caca devant un poster de Venetian Snares, salut.

 

http://f0.bcbits.com/z/42/69/4269155899-1.jpg

par Ed Loxapac

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:24

Sortie : avril 2012

Label : Kvitnu

Genre : IDM, Indus, Noise

Note : 8,5/10

 

Il y a à boire et à manger sur le netlabel Section 27. Parmi les éternels disciples de Autechre, un tri est toujours nécessaire. Même si je suis un très grand fan de Altered:Carbon (beaucoup moins de Mitoma), j'ai toujours eu beaucoup de mal à me satisfaire de cette offre certes gratuite, mais finalement trop pléthorique pour suivre attentivement et rester captivé par toutes les sorties proposées. L'ukrainien Alexander Gladun, ou Dunaewsky69, multi-instrumentiste et presque déjà vétéran d'une confidentielle scène grindcore, fait partie de ceux qu'il ne faut absolument pas rater. Véritable bourreau de travail, il voue une passion sans bornes au jazz et à la noise music dans son ensemble. On ne compte plus ses contributions obscures et ses tracks balancées un peu partout. Alors pourquoi en parler seulement maintenant ? Parce que son dernier EP en date, Termination Voice, est présenté par Kvitnu, jeune et sérieux label qui prend une ampleur depuis deux ans qui ne semble connaître aucune limite. Leur mélange d'IDM, de noise et de techno claustrophobique commence à récolter un grand nombre de succès. Avec le duo Plaster (nan mais Platforms quoi...), dont tout le monde parle depuis un an, mais surtout depuis que les portugais de Sturqen ont reçu le Qwartz Electronic Music Award à Paris l'année dernière. C'est donc la première, et sûrement pas la dernière fois qu'on vous parle de Dunaewsky69 et du label Kvitnu. 

 

Trois titres. Pas plus. Pour se situer déjà bien au delà des promesses et du simple potentiel.

L'ukrainien emprunte des trajectoires et des schémas improbables, bien loin de ses premières sources d'influence, ne donnant à ses superpositions rythmiques et à son approche claustro de la mélodie aucune véritable logique, si ce n'est la sienne. Même si le travail autour de la rythmique (plus particulièrement ses convulsions) est ce qui heurte et impressionne en premier, la toile de fond, est aussi vertigineuse qu'elle est insondable.

L'ukrainien pourrait nous dire qu'il a enfermé le beat pendant des années dans une boite noire qu'on voudrait bien le croire, tant les réactions de ce dernier semblent sauvages et imprévisibles. Comme sur l'ouverture Termination Voice, où au milieu des boucles de batteries naturelles et de l'amoncellement des textures industrielles surgit une infime masse, habitée par la colère de l'émancipation et par l'infection caractérisée, prête à tout parasiter pour annuler la notion de code et de réaction en chaîne. Comme quand à 7'30, un probable steel drum (ou un xylo chelou) vient poindre le nez pour se foutre de nos gueules armé d'un sourire sournois, face à nous qui ne sommes obsédés que par l'évolution vers la chute logique de ce morceau apocalyptique.

L'aspect massif et le sentiment de progression infectieuse sur Catapult résonnerait presque comme convenue et anecdotique après un tel choc. Ce n'est que bien plus tard, après un nombre important d'écoutes, qu'on comprendra réellement (ou pas d'ailleurs) que les violents blasts et les effusions synthétiques préparaient la véritable fuite de plutonium.

C'est probablement sur Spatium que ce fameux beat se montrera le plus véloce, grouillant et le plus varié dans sa texture. Un peu comme un virus carnassier prêt à fondre sur tout ce qui ose vivre dans un laboratoire souterrain. La bestiole est difficile à rassasier si on en croit les couinements et les cris "harsh" des résidus organiques. Y a des moments comme ça où les lasers sont quand même bienvenus pour déchirer la nuit de cristal. On n'entame pas de révolution à l'arme blanche. C'est définitivement sur ce titre que la maîtrise de l'humain derrière les synthés et les bécanes sera la plus impressionnante. Trois titres comme ça c'est presque frustrant il faut bien l'avouer. Mais voilà qui aura le don de susciter impatience et excitation face à l'envie d'en bouffer plus.

 

Avec ce format court, Dunaewsky69 et le label Kvitnu nous rappelle que leurs sons font partie des trucs à découvrir absolument quand on s'intéresse ne serait-ce qu'un petit peu à l'IDM en 2012. Ils rappellent aussi aux néophytes en la matière (et dans toutes les autres d'ailleurs) que si la musique ne doit définitivement pas être intellectualisée, elle est à prendre au sérieux. Car ceux qui veulent apprivoiser la jungle ne voient que trop peu souvent venir les coups des grands fauves.

 

http://2.bp.blogspot.com/-8HvrD_S_4Aw/T3hlSgutYrI/AAAAAAAABso/cZln5uZF3FI/dunaewsky69-termination-voice.jpg

par Ed Loxapac

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 17:37

Sortie : Mars 2012

Label : Silent Season

Genre : Techno, ambient, field-recording

Note : 8/10

 

Il n’était presque pas utile pour Djorvin Clain de s’expliquer, sur son site, concernant Pattern Of Thought et la philosophie naturaliste qui en découle, tant on comprend, à l’écoute de son album, l’impact de la nature sur ces créations. La clé d’une telle œuvre se situe dans l’observation attentive d’un environnement vierge. Il faut se laisser pénétrer par son milieu, accepter la défaite pour enfin voir.

Djorvin Clain est belge et est issu du sérail techno. Pattern of Thought est son premier album sortant directement sous son nom puisque le mec est aussi derrière le projet drone-ambient Drone Orchestra. Djorvin Clain a enregistré son album en puisant uniquement dans la nature belge. A cette bonne grosse dose de field-recording, il y a ajouté l’enrobage électronique nécessaire pour transformer ces parenthèses botaniques en monstres technos et déambulations ambients.

Le fait de sortir cet album sur Silent Season n’est pas anodin puisque le label canadien est passé spécialiste dans le domaine des sons dits « naturels ». Il faut dire que quand on est basé du côté de la Colombie Britannique (Canada), on ne que rester humble face à une nature omnipotente. Fidèle à son habitude, le label ne sort Pattern of Thought qu’à 300 exemplaires, tout en maintenant un parti-pris écologique dans l’élaboration de l’objet physique.

Pattern of Thought ne se dévoile pas facilement. Un tel album demande une attention totale pour pouvoir être dûment apprécié. Djorvin Clain est un orfèvre, travaillant méticuleusement le moindre son, le moindre craquement, le moindre beat. Cataloguer uniquement son LP du côté de la techno serait injuste puisqu’en effet, les morceaux comprenant un beat répétitif ne sont pas majoritaires. Non, Pattern of Thought doit impérativement s’appréhender dans sa globalité. Les mélodies s’effacent pour mieux laisser parler la nature. Ainsi, l’atmosphérique Enigma doit davantage à son utilisation du field-recording (bourrasque de vent, crépitement d’un feu,…) qu’à son piano lointain. On pense alors à The Caretaker dans la façon de traiter le son pour un rendu fantomatique, laissant ainsi la musique vous filer entre les doigts. La démarche de Djorvin Clain s’avère même jusqu’au-boutiste sur un Deep Storm laissant la musique disparaitre pour faire place à 7 minutes d’orage, sans aucun artifice. Et Djorvin Clain de démontrer par l’exemple que la musique n’est pas qu’une question de notes.

D’ailleurs, aucune mélodie ne viendra vous surprendre ici. Il est plutôt question de ressenti, de tentative de vivre avec la nature. On pense alors au pionnier Alexander Von Humboldt, ce naturaliste-géographe qui voua sa vie aux explorations scientifiques. Bien qu’entièrement enregistré en Belgique, on ne peut s’empêcher de s’imaginer dans une jungle amazonienne infranchissable à l’écoute de la techno dubbée et suffocante The Untitled One ou bien du rampant et spongieux Somewhere.

Avec Pattern of Thought, Djorvin Clain signe un fascinant manuel d’exploration naturaliste. Bien qu’hermétique au premier abord, cet album se révèle être un puissant poison, sorte de curare musicale qui ne peut qu’aboutir à votre asphyxie.

 

http://www.israbox.com/uploads/posts/2012-05/1336923280_500front.jpg

 

par B2B

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 23:51

Sortie : Mai 2012

Label : Self Release

Genre : IDM, Glitch, Post-Rock, Ambient

Note : 7/10

 

Vous souvenez vous de Candle Nine ? Celui qui fut l'une des plus belles promesses du label Tympanik avec son premier et excellent album The Muse In The Machine (ici). Le résident de Chicago Steven Stefaniak a depuis partagé la scène avec des gens comme Millipede et certains autres artistes de la scène post-industrielle. Fan de la première heure des travaux de Gridlock ou Haujobb, il lorgne aussi du côté de la douceur et du post-rock d'un autre label américain : n5md. On l'a également aperçu sur bon nombre de compilations, accompagnés par d'autres fers de lance de cette fameuse scène, comme sur When Light's Drillin The Haze, compilée par nos soins et toujours disponible ici. De son propre aveu, le EP Both Shadow and Substance est une compilation de demos et de titres non retenus pour l'album à venir. Une indication de ne pas s'attendre à quelque chose d'extraordinaire ? Jugeons plutôt sur pièces.

 

Candle Nine a changé. Même si en lui réside encore probablement plus que des vestiges de celui qui aimait singé le dubstep dans ce qu'il a de plus avilissant et postait ensuite sur youtube la video de ses exploits wobblisés. Exit aussi le breakcore gentiment violent et gratuit de Penumbra, l'IDM hachée, véloce et poétique de Raison d'Etre et Wintermute. L'humble utilisation du piano, parfois simpliste mais définitivement entêtante qu'on avait trouvé sur Sketched On Canvas est par contre encore bien présente. Mais elle prend ici une toute autre dimension. Car si Both Shadow & Substance donne les réponses à nos questions sur ce qu'on peut attendre de son prochain album (c'est son principal intérêt, entendons nous bien), la genèse de son nouveau style se trouve dans le titre fswl, utilisé pour l'excellente compilation Nothing Left For Us du netlabel Abstrakt Reflections.

Dans les envolées de ses nappes stellaires, dans sa profondeur ambient et spatiale, mais aussi dans quelque chose de bien plus électrique. Car Steven est également un féru de guitares, dans ce qu'elles ont de plus beau dans leur tension, et parfois même de plus bruitiste. Si The Four Of Us Are Dying sera le splendide témoin de l'influence non négligeable des premières heures révélées du shoegaze (My Bloody Valentine en tête), c'est surtout à mon humble avis du côté de Lights Out Asia que l'ensemble du format court puise sa principale influence. Le trio réduit en duo depuis cette année est le véritable porte étendard de n5md, son post-rock très ambient et spatial a su s'émanciper des sensations parfois trop émotionnelles chères au label. C'est probablement sur I Am The Night - Color Me Black (et de ce fameux piano cité plus haut) que l'influence probable est la plus palpable.

Ne vous y trompez pas, Candle Nine a comme tout un chacun son lot d'influences, mais ne sombre jamais dans le copycat. Le beat et le glitch sont toujours là, dans ce qu'il ont de plus tassé et imprévisible. Tant et tellement que certains glissements rythmiques relèvent parfois du dérapage pas toujours très propre (surtout sur Number 12 Looks Just Like You). On regrettera peut-être également la trop grande simplicité (linéarité ?) rythmique d'un pourtant pas désagréable I Sing The Body Electric.

 

Mais comme dit plus haut, la principale ambition de ce EP est surtout de tracer le sentier futur. Même si effectivement, certains titres ne sont peut-être pas assez aboutis pour transcender un album, ils sont emplis de splendides promesses. Même si il est encore un peu tôt pour clamer que l'humble et atypique Candle Nine a brillamment transformé l'essai de sa mutation, on attend aujourd'hui avec la plus grande impatience la sortie de son nouvel album chez Tympanik. Pour ceux qui voudraient se faire leur propre idée, les quatre titres sont écoutables (et en vente) ici.

 

http://f0.bcbits.com/z/11/04/1104554143-1.jpg

par Ed Loxapac

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 22:57

Sortie : avril 2012

Label : Hibernate

Genre : Drone, Ambient, Field Recordings

Note : 8/10

 

On n'en finit plus de parler de la mise en sommeil du label Boltfish de Wil Bolton, où il officie en tant que Cheju. Même si certaines releases étaient plus qu'appréciables, on ne va pas se plaindre de cette diversification, tant la musique du Sieur Bolton a pris une nouvelle ampleur depuis qu'il s'est mis au drone. Remarqué par des maisons sérieuses comme Hibernate, Time Released Sound et bientôt Home Normal, Wil ne s'est jamais montré aussi prolifique. Même si certains critiqueront le fait qu'il sort peut-être trop d'albums en si peu de temps, nous n'allons pas gâcher notre plaisir de le retrouver encore.

 

J'avais déjà été impressionné sur Quarry Blank (ici) et Time Lapse (ici), par la faculté troublante que possède le britannique pour capturer des instants beaux et statiques, et pour re-donner vie en musique à des moments qu'il a vécu ou à des paysages qu'il a contemplé. Under A Name That Hides Her, titre d'album puisé dans L'espace Littéraire de Maurice Blanchot, ne déroge pas à ce glorieux schéma qui a fait ses preuves, avec peut-être un aspect encore plus fragmenté, nostalgique et romantique que par le passé. Wil Bolton nous offre donc ici, une ballade qui trouve son chemin hors des sentiers de l'amnésie.

Sa guitare n'a probablement jamais été autant et si bien utilisée, noyée dans des field recordings de toute beauté. La saisissante impression que ses pérégrinations musicales furent suivis par les oiseaux amplifie cette dimension si contemplative et féerique. L'infusion, d'ondes et de textures en clair obscur, se diffuse dans les canaux auditifs comme un collyre réparateur.

Si ses voyages sont multiples dans leurs destinations, c'est définitivement lorsque il évoque la notion de déclin de lieux jadis splendides qui ont aujourd'hui céder au désert et à la désolation qu'il se montre le plus sensible et pertinent. Voilà pourquoi Dissolve et Passing, les deux derniers titres de l'oeuvre, revêtent des habits si particuliers et si saisissants. L'impression d'errer dans les High Lands d'Ecosse ou au milieu des ruines d'une forteresse galloise. Mais même quand il trace une tonalité peut-être moins occidentale (dans la texture du moins) sur Clearing, des lignes croisées sur le céleste et atmosphérique Skyview ou des tranchées plus contrastées et un poil plus sombres sur Blackpoint (et sa mystérieuse source éternelle), il parvient à transmettre autant de visions et de reliefs musicaux. 

Il y a dans l'approche de la musique de Wil quelque chose de divinement affectueux. Comme lorsque on constate l'humilité essentielle d'un réalisateur filmant ses acteurs dans leurs moments les plus humains, Wil évoque des sites et des lieux pour effectuer un hommage, comme un devoir de mémoire. Souvenons nous de son précédent Quarry Bank, et du regard aimant et nostalgique qu'il portait sur ce que fut l'industrie textile des West Midlands. Cette tendresse et cette nostalgie sont encore là, même si la teneur est peut-être encore plus personelle et un peu plus abstraite.

 

Avec Under A Name That Hides Her, Wil Bolton nous rappelle qu'il fut également un enfant de Liverpool dans les années 80 et pendant l'épopée des groupes à guitares. Le définitif caractère humain et charnel qu'il transmet à son drone fait de sa musique un bienfait, pour l'âme et le corps. Mais parce qu'il est pressé à 200 exemplaires par Hibernate, tout le monde ne pourra en profiter. La patience n'est donc pas toujours une vertu.

 

http://www.fluid-radio.co.uk/wp-content/uploads/2012/05/cover1.jpg

par Ed Loxapac

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 19:17

Sortie : Avril 2012

Label : Pingipung

Genre : downtempo, electronica, percussions, minimal

Note : 7,5/10

 

Orienté principalement vers l'accompagnement d'un visuel, du spectacle vivant au cinéma, l'allemand Sven Kacirek sort néanmoins son troisième album sur le label de Hamburg Pingipung. Sven travaille avec beaucoup d'instruments à percussions qu'il couple avec des sons électroniques minimalistes. Certains lecteurs avaient peut-être déjà fait un tour du côté de son modeste album Kenya Session, chroniqué ici.

 

L'album commence pourtant avec un morceau dont l'intitulé intrigue, This album is not. Et le champ lexical du mystère plane réellement tout le long de l'album, avec comme ressenti principal un thème gravitant autour de la décadence de l'enfance. Les outils musicaux sont restreints. Piano, xylophone, et percussions orientales se répondent tour à tour. L'artiste compose sa faune et sa flore, nous laissant baigné dans cette ambiance forestière où le pivert hyperactif répond à la chouette somnolente. La tension mélancolique de la musique est infuse et constante. On ressent un amour torturé, et pourtant les titres continuent à déconstruire l’œuvre, « It is not about love » se nomme le troisième morceau. Le chef d’œuvre similaire de Dictaphone est malheureusement déjà passé par là, et je pense que la comparaison à vraiment lieu d'être, bien que Sven Kacirek à l'air de composer une œuvre globale depuis son premier album, lui qui cherche toujours à repousser un peu plus loin ses compositions centrées véritablement sur les percussions. Le voyage s'arrête à un moment où à un autre, le tout se révèle simplement mignon, en manque de punch, bien que l'artiste doit revendiqué cette redondance. La véritable force du musicien réside dans ses fourmillements de sons minimalistes qui s'entrecroisent pour former un tout mélodique. Je reste sur ma fin, j'ai l'impression que l'album à encore tout à m'apporter. Pourtant cet album est assez facile d'accès, trivial mais avec une douleur de vivre. C'est peut-être un album éphémère qui est impossible à justifié, plus abstrait qu'il ne se dévoile. Attendez-vous à ne pas voir le temps passer. Ce Scarlet Pitch Dreams est un peu comme le gentil copain dont on a pitié, ceui dont l'humour ironique et léger est un bouclier qui sert à cacher son mal de vivre. Et finalement après avoir écrit cette chronique, je me rends compte que la faute est personnelle. Si tous ces mots se révélaient simplement inutiles ? Es-ce qu'il me faut écouter cet album malade en boucle pour que celui-ci me contamine ?

 

Parfois fade, parfois exceptionnelle, l'appréciation du dernier Sven Kacirek peut changer radicalement d'une écoute à une autre. On peut cependant noter la singularité des compositions et il sera toujours intéressant de revenir à la modestie de l'artiste de temps à autre. C'est tout à fait le genre d'album qui est aimé par les adorateurs de Philipp Glass, et que l'on peut commenter aisément sans prétention par cette phrase fastidieuse : « Ça c'est de la musique ». C'est bientôt l'été mais remettez vos cols roulés, l'hibernation n'est pas finie, cet album vous occupera chez vous les journées de lassitude.

 

http://www.deejay.de/images/xl/6/7/97067.jpg

par Pneu

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 13:35

Sortie : Avril 2012

Label : Mute

Genre : Transe industrielle

Note : 7,5/10

 

Plus qu’un album expérimental, Transverse est une expérience. Le corps malmené doit trouver sa voix pour espérer tenir sur la longueur. Car on n’appréhende pas un disque de Carter Tutti Void à jeun. Ce serait tout simplement une hérésie. En effet, la triplette n’est pas une simple référence dans la musique indus, c’est tout simplement LA référence, du moins pour les deux premiers.

Chris Carter et Cosey Fanni Tutti sont des monstres sacrés de la musique bruitiste, eux qui sont à l’origine de Throbbing Gristle, en compagnie du plus grand cinglé et génie vivant encore sur terre, Genesis P-Orridge. Je vais éviter de tomber dans la biographie sélective puisqu’il est impossible d’en établir une quelconque cohérence. Disons seulement que depuis 30 ans, du duo Chris and Cosey, en passant par la refondation en Carter Tutti, nos deux anglais ont sorti un nombre astronomique d’albums tout en maintenant en parallèle une multitude de projets personnels. Ces deux-là sont des sommités de la culture underground, si ce n’est de l’art en général. Et Void ? C’est la voix de Factory Floor, groupe post-industriel actuel pas déméritant.

 

Le début des travaux, entamé par V1, est un conditionnement nécessaire. Cette mise en place répond à une organisation anarchique. Ca perce, ça découpe, ça scie. Pour le moment, le beat est lointain, la pulsation cardiaque fréquentable. Cette structure aléatoire répondant à un principe de destruction/construction n’est là que pour ouvrir lentement votre cerveau aux errances noises et déflagrations industrielles à venir.

Dès V2, la machine est lancée, le beat se fait plus lourd. La transe peut alors débuter, pour ne s’achever qu’à la fin de l’album. Ce vortex vous cisaille l’esprit par la force d’onomatopées spectrales de Void, renforçant la sensation de malaise. Carter et Tutti malaxent tout ce qui peut bien tomber entre leurs mains. V3 et V4 deviennent alors de fascinantes expériences hypnotiques. Le beat se mue en un didgeridoo hostile pour une ambiance de plus en plus nocive.

Le fait d’avoir enregistré live ces 4 premiers morceaux rend l’expérience encore plus immersive. Et même si les deux derniers titres sont un poil moins attirant, ils n’en demeurent pas moins réussis. Malgré l’aspect résolument industriel de Transverse, on ne sent jamais agressé. On se contente plutôt de subir ces tâtonnements bien plus contrôlés qu’ils n’y paraissent. La seule contrainte que semble s’être imposée Carter Tutti Void est celle du temps puisque chaque morceau dure 10 minutes. Le résultat est à la hauteur du mythe tant Transverse n’en finit plus de fasciner.

 

Carter Tutti Void signe un album de transe industrielle magnétique et à danser au cœur d’un immeuble à l’abandon, le soleil venant se jouer des ouvertures, façonnant des ombres hostiles.  L’expérience totale se révèle autant transgressive que déridante.

 

http://static.nme.com/images/gallery/2012CarterTuttiVoidTransverse600Gb.jpg

 

par B2B

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 00:51

Sortie : avril 2012

Label : Hymen

Genre : Indus, Dubstep, D&B, Breakbeat

Note : 7,5/10

 

Avant d'être pendant presque dix ans une des égéries du label Ad Noiseam, Cdatakill, ou Zak Roberts, fut un activiste reconnu de la scène hardcore. C'est sans doute là qu'il a appris à pulvériser ainsi le beat, à concocter ses mixtures harsh indus bien senties. Presque dix ans après son double Paradise, il rejoint la maison Hymen, crémerie qui accueille déjà régulièrement Ginormous, Nebulo, Hecq, Lusine et Architect, et à qui ont doit déjà cette année l'excellent Pressentism de Frank Riggio (ici). L'artwork est comme souvent signé de la main de Salt. Cet ange exterminateur apparent ne semble pas habité par de bonnes intentions. Boucherie, or not ?

 

A la fin de la première écoute, on regrettera peut-être (encore) que nul ne résiste aux enrobages dubstep pour déployer vélocité, puissance et efficacité. Jonathan Davis (le chanteur abusé de Korn) avait prévenu un certain auditoire, que lui et son pote Skrillex (oui oui, que du beau linge) avaient incarné le dubstep bien avant qu'il ne soit reconnu. Si le père Davis n'en est pas à son premier excès mégalo et infondé, la précédente tirade vaut beaucoup plus cher quand on pense au cas de Cdatakill. Car on retrouvait déjà certains de ces ornements sur ses premiers albums. Voilà pourquoi les fervents donneurs d'étiquettes devraient se réjouir en qualifiant cet album de doomstep.

Je ne ferais pas grande révélation en rappelant que je conchie le dubstep presque autant que le neo metal. Pourtant, quand certains mecs avec un background musical plus large et plus sérieux s'y essaient, ça peut quand même avoir une sacrée gueule (comme Hecq avec son Avenger (ici), déjà sorti chez Hymen l'an dernier). Dans le cas précis, on peut même dire que ça surbute des ombrelles, car enfermer Cdatakill dans cette vilaine case est plus que réducteur. Ses principales forces sur Battleworn ? Faire cohabiter des sphères et des genres dont l'union évoque l'improbable.

Comme sur l'annihilateur et diablement efficace Dirty Up Your Mind, dont la drum'n bass semble avoir appris autant de la double pédale du metal que des sentiers club. Ce sera encore plus audible sur le non moins puissant The World Is Coming To Another End en fin d'album, agrémenté de riffs gras et huileux comme la moustache d'un mécanicien alsacien.

Si il abuse aussi de l'excellence pour ce qui est du mix et de la production, il n'est pas manchot dans sa manière d'intégrer les samples. Commençons tout d'abord par saluer l'apport de la régulière et spectrale apparition de cette voix féminine chaude et voilée, sur Angel Carcass, Battleworn, Scarless et I Swear. Impossible de faire l'impasse sur l'hommage, et re-lecture encore plus menaçante du God Will Cut You Down de Johnny Cash, pièce maîtresse de l'opus avec Dirty Up Your Mind.

Il y a par contre certains moments où on retrouve tous les poncifs exécrables du genre, qui raviront les fans du "plus c'est gros, plus ça passe". Dans certains enchevêtrements rythmiques, et surtout dans l'intérêt plus que discutable des remixes ajoutés. Je ne mentionnerais même pas l'intégration du skank reggae lyophilisé, les accents vaguement dub qui pullulent sur le pourtant très bon I Swear, annonciateur d'un futur massacre en cathédrale luthérienne.

 

Mais malgré les légères remontrances qui jaillissent de ma carcasse d'aigri (hater, et fier avec ça), Battleworn est un album tout à fait réussi, qui ravira les fans de la première heure de Cdatakill et ceux qui aiment qu'on vérole la bass music d'une certaine virilité. Voilà qui devrait quand même réunir un bon paquet de gens.

 

http://www.adnoiseam.net/store/images/cdatakill-battleworn.jpg

par Ed Loxapac

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:33

Sortie : Mars 2012

Label : Dynamophone

Genre : Ambient, IDM, field-recording

Note : 8/10

 

Au Japon, les mégalopoles ne sont jamais loin d’une nature omnisciente. Cette dualité confronte les extrêmes, insufflant à l’homme la dose de respect nécessaire. On ne transige pas avec la nature, on apprend à vivre avec, à ne pas empiéter de manière ostensible sur son territoire. Ce profond respect de la terre est la composante essentielle de la culture nipponne.

Il existe une esthétique « nature » dans le domaine musical. Difficile à définir verbalement mais automatiquement identifiable auditivement, le genre est incontestablement poétique et lumineux, ralenti et élégiaque. Geskia!, que l’on avait connu plus urbain, notamment sur l’excellent album glitch-hop Eclipse 323, a donc décidé de suivre la voix de mère nature pour un Muon en tout point exemplaire (et disponible à un prix démocratique sur Bandcamp).

Tout en courbes, volutes et contemplation mélancolique, Muon fait partie de ces disques que l’on aime se caler au chaud, pour une écoute religieuse. Une des clés de l’album se trouve d’ailleurs dans les titres de ses morceaux puisque si l’on prend la première lettre de chacun, on obtient « I am Lonely ». Vous aurez donc compris que seul une écoute solitaire vous amènera à flirter avec l’extase.

Ode absolue à une nature bienfaitrice, on ferme alors les yeux pendant 1 heure, à la recherche du temps perdu des souvenirs enfouis. Geskia! nous invite à une ballade lente et vaporeuse, parfaite métaphore d’une rosée matinale qui n’en finit plus de prendre son temps, laissant la brume s’évaporer au rythme lent d’une source proche.

La plupart des morceaux jouissent d’une même organisation, comme pour mieux souligner l’aspect profondément structuré d’une vie. Suite à une lente mise en place d’une nappe ambient, la progression prend place. Des fines clochettes, en forme de poussière scintillante, viennent vous chatouiller pendant que la magie tenace du field-recording peut opérer. Entre paraboles aquatiques ou émergence d’un feu lointain, nous sommes bel et bien au cœur de la nature. C’est lorsqu’une nappe supplémentaire apparaît, comme rehausseur d’émotions, que le morceau prend alors vie et vient nous bousculer. De manière régulière, Geskia! ajoute une fine touche d’IDM. Mais là où cette dernière aurait pu robotiser l’ensemble, c’est l’inverse qui s’observe. L’humain trouve alors sa place dans ce puzzle, il est convié à errer dans cet espace de liberté totale avant qu’une lente descente s’opère.

Muon est un album qui fera succomber les cœurs de pierre les plus récalcitrants. Que celui qui n’éprouve aucune émotion sur Abuttal, Melamine ou encore Lachrymose, viennent immédiatement se manifester. Sincèrement, rarement un album d’ambient-IDM aura su à ce point touché ma corde sensible. A ce niveau-là, ça relève presque de l’indécence. Soit Geskia! est un pur génie de la musique électronique, soit il est un alchimiste de la poésie. Je préfère opter pour la seconde solution, me disant ainsi qu’il existe encore des magiciens capable de vous transpercer le cœur avec deux bouts de ficelles.

 

http://f0.bcbits.com/z/42/73/4273643858-1.jpg

 

par B2B

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