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  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 11:57
Sortie : 30 octobre 2009
Label : Ant-Zen

Le Belge Olivier Moreau, ici affublé du pseudonyme Imminent, est depuis le milieu des années 1990 un spécialiste reconnu de la sphèrie ndus/noise. Fidèle d'entre les fidèles des labels Ant-Zen ou Hymen Records, il officie également sous les avatars Delta Files et Imminent Starvation.
Moreau est également membre des duos Collapse, Axiome et du trio Ambre.

Cask Strength est un album brillant, autant le dire tout de suite.
Même si on pourrait naïvement qualifier sa musique de bruitiste par tant d'enchevêtrements, il ne sombre jamais dans une dérive brouillonne et indigeste.
Haletante et oppressante, sa musique n'est par recommandée aux auditeurs souffrant d'épilepsie.
Entre beats technoïdes passés au presse-purée, rythmiques frénétiques et encordées synthétiques abyssales, ce son jouit d'une précision digne de la mécanique quantique.
Sur le superbe Gari, les rotâtes effrénées laissent pourtant place à une complainte fantomatique d'une cantatrice endeuillée.
Les moments de répit sont rares sur l'ascensionnel Bock, morceau renvoyant le terme frénétique à l'essence même de sa signification. Lorgnant vers un breakcore sur-amplifié dopé aux breakbeats cinglants, la psychose et la schizophrénie n'ont jamais semblé si proches.
La très ambient première minute de Garn s'affiche comme une descente vers des profondeurs chaotiques vocodées et dantesques. Mes neuro-récepteurs sombrent à ce moment vers une délicieuse agonie.
On pense à une accalmie avec l'oblique mais génial Lorsc, avec ses incongrus cuivres et sifflements. Il m'apparaît inutile de décrire et d'énumérer les morceaux suivants tant ils brillent tous de la même trempe exceptionnelle.

Comme souvent chez Olivier Moreau et plus généralement le label Ant-Zen, on a encore droit à un disque d'excellente facture. L'écoute est physique et éreintante mais c'est tellement bon.
Seul avertissement, deux options s'offrent à nous après des écoutes répétées de cet album :
prendre une belle poignée de benzodiazépines ou envahir la Pologne.

                                
par Ed Loxapac
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:41

Sortie : 11 octobre 2009
Label : Shogun Audio

Depuis 2005, le jeune Alix Perez, Belge de Charleroi désormais établi à Londres, lâche des disques de drum'n bass salués par la critique et par les auditeurs. Tant et sûrement qu'il est aujourd'hui un des fers de lance du courant liquid drum'n bass downtempo. Même si Alix Perez a des influences musicales des plus éclectiques, il ne sombre jamais dans une sphère péjorativement chill out trop convenue. Son 1984, était déjà annoncé comme un des meilleurs disque du genre à paraître cette année. On va bien voir...

Sur bon nombre de morceaux, Alix Perez laisse libre court à son goût prononcé pour les voix soul en faisant intervenir des chanteuses au timbre chaud et sensuel. Sans avoir le génie du groove et des orchestrations de papes de la house tel que Moodymann ou Roy Davis Jr., le Belge parvient à fusionner les genres à la perfection. On note également quelques incursions hip-hop du meilleur goût, attestant bien que Perez est un fan de la première heure de Flying Lotus et de ses sonorités si liquides.
Même quand ses rythmiques se montrent plus conventionnelles et plus minimalistes, on a droit tout de même à une D&B downtempo calibrée pour les esthètes.
Les mélodies et les contre temps résonnent de manière très simple mais bougrement efficaces, confirmant la grande qualité de l'ensemble de cet album qui ravira les fans du genre lors d'écoutes posées avant une before plus frénétique.

Alix Perez confirme donc tout le bien que beaucoup pensait de lui. 1984 est un disque pour puriste pourtant très accessible. N'étant pas coutumier de ce genre de sons, il y a des albums comme celui-là qui donnent sévèrement envie de s'y mettre. Les inconditionnels fonceront eux, les yeux fermés.
                                

par Ed Loxapac
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 20:06

Sortie : 7 octobre 2009

Label : Perlon

Genre : Dubstep

Note : 8,5/10


Le dubstep, qui semble avoir atteint son apogée, commence à s’interroger sur lui-même. Des remises en question encore trop parsemées pour être audibles. Shackleton est de ces artistes exigeants, cherchant à mieux contourner la matrice sonore pour la réinventer en permanence. Le prestigieux label berlinois Perlon (abritant Villalobos, Ark ou Akufen) sort trois EP de Shackleton sous la forme d’un album. OK, c’est une pure pause de branleur quand on sait que ces EP sont déjà connus et reconnus. Toutefois, une fois face à l’édifice dans sa globalité, on saisit mieux la pertinence de cette sortie.


Three EP’s est un objet mutant fascinant, au confins du dub, de l’electronica, du dubstep et du downtempo. Shackleton travaille la matière sonore à la perfection et livre un album gonflé aux basses surpuissantes. Les 9 titres sont sidérants de puissance retenue dans ce refus permanent du groove. Malgré un aspect résolument minimaliste, on ne se trouve jamais face à des tracks répétitives tant les trouvailles sonores s’enchaînent.

L’ouverture sur le dub mutant de (No More) Negative Thoughts vous place d’emblée dans le vif du sujet. C’est froid, finement progressif et rempli d’étranges sonorités tribales. Cet aspect progressif se retrouve sur la majorité des titres, permettant ainsi ne nous maintenir sous tension comme avec les nappes lancinantes et l’ambiance opiacée de Moon Over Jospeph’s Burial. Asha To Tabernacle saura vous montrer de quoi le dubstep glacial et avant-gardiste sera fait. Aucun morceau n’est à jeter car en jouant davantage sur la profondeur des basses et en évitant les sonorités agressives, l’ensemble apparaît d’une profonde cohérence.


Shackleton va dépoussiérer vos oreilles et décoller votre tapisserie. Three EP’s est un album profondément drogué dont on devient rapidement dépendant. Ce voyage sans retour se doit d’être effectué.

par B2B

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 22:24
Sortie : octobre 2009
Label : ECM


Nombreux sont les amateurs de musique à posséder dans leur discothèque le fameux Köln Concert de Keith Jarrett sans bien connaître son auteur, ni savoir s'il a publié autre chose ou s'il est encore en vie aujourd'hui. Bonne nouvelle, il est encore vivant ! Même s'il n'est pas très en forme. Le pianiste américain sort en effet un curieux Testament qui regroupe sur trois disques deux concerts enregistrés à Paris et Londres en novembre et décembre 2008. S'il a aussi beacoup joué en trio avec ses deux comparses Jack DeJohnette et Gary Peacock, c'est en solo qu'il a affirmé son style unique, tout en improvisation.
Il n'a bien entendu dans ces occasions aucune partition, il peut ainsi donner libre court à sa créativité. L'album Radiance en est un magnifique exemple.

Avant de se plonger dans ce Testament qui ne contient donc aucun titre connu, il faut savoir que Keith Jarrett vit ses concerts solo comme une épreuve. Il y entre extrêmement concentré et en sort exténué. C'est après avoir subi pendant deux ans une maladie (syndrome de fatigue chronique) qui l'a empêché de toucher un clavier et que sa femme l'a quitté qu'il s'est présenté pour ces deux dates. Si c'est avant tout une impressionnante maîtrise qui se dégage de cet album, une douce émotion y est aussi présente. Elle se dégage surtout des passages plus calme, quand il explore son clavier et cherche à donner du volume à son jeu. Il vous emmène alors dans de nombreuses directions par de fines variations. Les passages, peu nombreux, pendant lesquels sont jeu devient très rapide sont généralement mons prenants.
Le pianiste s'est un peu détaché de son jeu de l'époque du concert à Cologne. Il est moins dans la répétition de motifs et plus dans l'exploration. Il peut sonner jazz, ou plus classiques notamment quand il accélère le rythme et fait montre d'une technique impressionnante. Il évolue parfois d'un genre à l'autre sans se poser de questions. Ses doigts conservent la même habileté. Enfin, le tableau ne serait pas complet sans les exclamations et le chantonnement des mélodies que l'enregistrement nous rapporte. Ceux-ci permettent d'apprécier comme l'Américain vit sa musique et de nous donner l'impression d'être sur scène.
Cet important matériau demande un temps d'appropriation à l'auditeur pour se retrouver dans les méandres de l'imagination du pianiste. Cela compensera ses apparitions trop rares (et très chères) en France !

Keith Jarrett est un génie... et malgré ce testament, il continue de se produire en concert.


par Tahiti Raph
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 16:59

Sortie : 26 octobre 2009
Label : BPitch Control

Genre : House

Note : 7,5/10

La house de Chicago est une affaire de puriste. Jay Haze en connaît un rayon sur le sujet. Ca fait des lustres que l'Américain officie du côté de ce son gorgé de soul. En une dizaine d'années, il est devenu une des références majeures en la matière grâce à sa boulimie compulsive passant par la gestion de labels, la signature de mixs, de prods, de maxis, etc. Son nom revient en permanence sur les lèvres de Richie Hawtin, Ricardo Villalobos et j'en passe.
En plus de ça, le mec a plusieurs projets dont Fuckpony. Un premier album était sorti en 2006, Children Of Love, et à l'époque ce fut une claque d'une douceur sans égale. En jouant ainsi avec la house, il avait su y insuffler avec perfection une âme contemporaine.

BPitch Control a donc laissé les clés de la maison à Jay afin qu'il puisse une fois de plus nous captiver. Avec Let The Love Flow, il n'a pas voulu rentrer dans le schéma trop calibré de l'hommage à la house de Chicago. Son album possède ainsi un esprit pop et une dimension futuriste des plus agréables. Ce second album, pas totalement dancefloor, prend moult risques. Rarement un album de house ne m'aura autant surpris. On ne sait jamais vraiment sur quel pied danser malgré une production hors pair où chaque son vous caresse subtilement l'oreille.
En 10 titres, Fuckpony évite tous les poncifs du genre sans pour autant les transcender. On se retrouve ainsi face à des tracks sublimes comme la house langoureuse et classieuse d'I'm Burning Inside ou encore Fall Into Me, bijou house hantée par les voix de Chela Simone et Laila Tov, sans oublier la retenue exemplaire de You Can't Touch But Feel Free To Look. Mais à côté, figure des morceaux un brin trop classique, manquant parfois d'envergure comme I Know It Happened. Il en ressort un sentiment étrange.

Let The Love Flow est un album complexe, une ode aux afters, à ces moments particuliers où l'on ne sait jamais vraiment à quel moment l'on doit danser, s'asseoir et enfin rentrer. Loin d'être un album formaté, on a le cul entre deux chaises bien que Let The Love Flow ne peut en aucun cas laisser insensible. Cet album possède une aura folle sans que l'on sache vraiment pourquoi, le genre de disque qu'on risque fort d'avoir envie de mettre souvent sur la platine sans raison apparente.


http://www.electronicbeats.net/var/eb/storage/images/music/reviews/fuck-pony-let-the-love-flow/80170-1-eng-GB/Fuck-Pony-Let-the-Love-Flow_header_image_review.jpg

par B2B
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:19
Sortie : octobre 2009
Label : Thirsty Ear recordings


DJ Spooky a vu grand. Peut-être un peu trop. Après avoir été assez productif de 1996 à 2005, le New-yorkais s'était fait plus discret... et on avait pas vraiment constaté son absence. Il nous revient avec un album qu'il veut être un manifeste sur notre société. Peut-être un peu ambitieux pour un artiste qui sans être mauvais, n'a jamais non plus atteint les sommets. Alors quand il décide de disserter économie en citant Keynes, de reprendre Led Zeppelin ou Radiohead, d'inviter musiciens et MC de tous horizons pour des titres de styles très variés, il voit en effet un peu trop haut. Car The Secret Song, malgré quelques passages réussis, n'a rien d'un album révolutionnaire.

Après un début rap avec The Coup (5 Million Way To Kill A CEO) puis abstract hip hop plutôt réussi (Multiphonic), "That Subliminal Kid" se lance dans deux reprises périlleuses : Dazed And Confuzed de Led Zep' et Myxomatosis de la bande de Thom Yorke. Le résultat, vaguement dub, est surtout plus que douteux, ne rendant pas vraiment hommage à ces deux titres. Il est vraiment meilleur quand il produit un rap jazzy (Where I'm At avec Zimbabwe Legit et Mike G des Jungle Brothers) ou un titre totalement jazz (Heliocentric, sans lien semble-t-il avec le groupe electro-jazz anglais du même nom).
L'attention ne cessera donc de fluctuer au fil du disque selon l'intérêt des morceaux. La très grande variété des influences, qui aurait pu être un atout, désoriente en fait complètement l'auditeur. La pseudo world insipide de
Azadi (The New Complexity) avec la voix du chanteur iranien Sussan Deyhim rappelle ainsi les pires heures des compilations Buddha bar. Certains passages prétendraient même s'apparenter à de la musique classique (le pompeux L'autre). Après un incongru solo de batterie de trois minutes, le DJ repart dans des explorations jazz avant de revenir à un rap puissant avec Mike Ladd au micro et Thurston Moore de Sonic Youth en appui (Known Unknowns). Et de finir dans une veine plus électro !

DJ Spooky offre donc à boire et à manger en quantité (20 titres), mais sa cuisine n'est pas toujours des plus digeste et ses cocktails contiennent des ingrédients dont le mélange n'est pas du meilleur goût. Libre à vous d'en picorer quelques pistes...


par Tahiti Raph
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 18:54
Sortie : 15 octobre 2009
Label : Ad Noiseam

Le Néerlandais Noël Wessels est un trentenaire polyvalent bien connu des amateurs de musiques électroniques underground. Wessels est derrière trois projets différents, l'un très orienté hardcore en tant que Eye-D au sein de The Outcide Agency, un autre tourné vers l'IDM sous le pseudonyme de Semiomime et celui dont nous allons vous parler aujourd'hui, DJ Hidden se consacrant pratiquement uniquement à la D&B. Il a lâché bon nombre de disques sous des labels aussi divers que variés. C'est le très pointu label allemand Ad Noiseam qui se chargera de sortir ce splendide album.

Quelques uns de nos gentils visiteurs nous faisaient régulièrement remarquer l'absence de disques de D&B dans nos pages. On peut dire aujourd'hui que s'ils étaient tous du même cru que The Words Below, nous en chroniquerions plus souvent.
Dépeignant des atmosphères crasseuses et très urbaines, cet album est un véritable chef d'oeuvre.
Même si la D&B en est le digne fil conducteur, il n'est pas rare de remarquer quelques incursions vers le breakcore et des sonorités plus industrielles.
Ne souffrant d'aucune linéarité, The Words Below se dresse telle une terrifiante odyssée vers les bas fonds. Dotés pour la plupart d'un potentiel cinématographique important, les morceaux se révèlent différemment à chaque écoute. Je n'avais pas ressenti telle claque depuis la sortie du Oppidan de Access to Arasaka (chroniqué ici).
Ceux qui trouvent l'IDM parfois trop contemplative trouveront néanmoins la même dimension introspective dans le son de DJ Hidden.
On est frappé par la grande originalité dans l'approche du brouillage des fréquences et du travail autour des textures explorées. Un sourire pincé de satisfaction apparaît sur le visage lorsque la basse semble se liquéfier, laissant les breakbeats casser les reins de la mélodie.
Même si l'ensemble demeure assez martial et "percussif", il arrive à Wessels de laisser libre court à des tonalités plus aériennes comme sur la fin de The Dreamer, ou plus cristallines et synthétiques sur le début de No Notice.
Il serait vain de déterminer les meilleurs tracks ou de les décrire intégralement tellement les directions sont variées.
On ressort de ce voyage assez ébahi et littéralemnt habité. Pour ma part, cet album m'a donné envie de céder à des pulsions sadiques et perverses sur des petits animaux.
J'ai dû écouter Hintergarten de Hannu (chroniqué ici) deux ou trois fois pour me décontracter et ainsi, ne pas céder à cette vilaine tentation.
J'espère que les amis de Brigitte Bardot auront la capacité de saisir ma vision du second degré.

The Words Below se révèle déjà comme un "must have" et comme une invitation à explorer les autres facettes de son auteur. Vous voilà prévenus.

                                  
par Ed Loxapac
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 15:29

Sortie : novembre 2009
Label : Autres Directions In Music


Musicien de la scène électronique depuis dix ans, Antoine Monzonis-Calvet développe depuis 2004 son univers solo sous le nom de Atone. Déjà auteur de deux EP et d'un album sous ce pseudo, l'Angevin publie Cet après-midi là, un récit électronica en dix pièces. Cette ballade en forêt ou au bord d'une rivière se compose de passages abstraits et descriptifs, la "pluie" de 72 mesures et plus par exemple, ou d'extraits folktronica jalonés de plus de repères comme sur Melodrum. Il décrit une campagne automnale, où les gouttes perlent sur les feuilles. Le sol sur lequel il traîne sa mélancolie est humide.
Les mélodies naïves sont faites de sons analogiques habilement travaillés. Un piano ou un mélodica jouent avec mesure. Les sonorités synthétiques sont bien plus discrètes. Elles ne dérangent pas le côté naturel qui se dégage des morceaux. Sur Tourbillons, elles prennent toutefois plus d'importance avec ces nappes enveloppantes et cette basse structurante. Une rupture conséquence aussi du retour de cette batterie légère. Son électronica devient plus riche, quoiqu'elle reste toujours aussi personnelle. A souligner aussi, une certaine continuité entre quelques morceaux. Le doux xylophone d'Il pleut dehors se prolonge ainsi au début de la piste suivante.

Un disque fragile (excepté la batterie de Essai 2) et ambitieux qui, malgré quelques baisses de régime, mérite d'être soutenu.

par Tahiti Raph
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 13:18

Sortie : 29 septembre 2009
Label : Get Physical

Genre : Electro-techno

Note : 6/10

Juillet 2005, Toulouse, minuit, cour de l'hôtel particulier d'Azzézat. Modeselektor n'a pas encore sorti son premier album, la foule est éparse mais le duo entame un live impressionnant d'énergie communicative. Les voisins n'en peuvent plus. Au bout de 20 min, ce sont les CRS qui viennent nous expulser pendant que nos deux comparses poussent à l'émeute en gueulant "Fuck the police !". Quand on rencontre un groupe sur une telle dimension punk, on ne peut qu'être séduit.
Depuis, Gernot Bronser et Sebastien Szary ont conquis le monde à la force de leur son mélangeant techno, dub-step, hip-hop et j'en passe. Get Physical a donc demandé aux Berlinois de livrer une compil' pour leur classieuse série Body Language, en attendant la sortie prochaine d'un nouvel album.

Point de finesse ici, bienvenue dans le royaume de l'électro brutale et ludique où la 8°6 coule à flot. La force de Modeselektor a toujours été leur souplesse d'esprit. Le grand écart est de mise entre la minimal de Robert Hood qui s'enchaîne avec la fidget-house dancehall de Major Lazer. En 29 titres, le groupe passe du coq à l'âne. Après un début efficace entre Rustie et Boy 8-Bit, se succèdent des titres de Busta Rhymes, Siriusmo, Boys Noize ou bien encore Animal Collective. Le tout étant excessivement bien mixé et le groupe s'interdisant plus de deux minutes par piste, le résultat est un fourre-tout autant jouissif qu'indigeste où dub-step et techno bourrine se taillent la part du lion.
Une seule solution pour "apprécier" ce menu Big Mac : vider 3 packs de bières, de préférence achetés chez Lidl. Vous êtes ainsi sûr de danser comme un abruti et de vous marrer comme un crétin, car ce n'est pas avec cet album que vous allez pécho en boite. Mais ce n'est finalement pas un reproche. Parfois, les mixs les plus régressifs s'avèrent les plus contagieux.

Body Language vol.8 ne marquera certainement pas l'histoire du groupe. Mais Modeselektor montre une fois de plus l'étendue de leurs influences avec ce mix bourrin et ludique qui n'a qu'un seul but, faire gueuler vos voisins pour qu'ils finissent par appeler les flics pour tapage nocturne.


par B2B
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 20:16
Sortie : mai 2009
Label : Drink Water


Dela
a 26 ans et vient de Cergy-Pontoise, mais son rap fleure bon le soleil désabusé de la côte Est americaine des années 1990. Sorti il y a presque un an au Japon et aux Etats-Unis, son premier album a attendu plus de 6 mois pour rejoindre les bacs français, à croire que Dela souffre d'une sorte de mal du pays.
Comme le laissaient présager ses mixtapes Atmosphere Airlines, ce premier jet est épatant, à base de beats gorgés de jazz et de samples astucieux. Biberonné à A Tribe Called Quest, le
hip-hop de Dela s'inscrit dans la lignée du Native Tongue Posse. Ses instumentaux léchés servent d'écrin à des invités de marque, Talib Kweli, Blu, Large Professor ou J. Sand.
Quelques interludes en français sont comme des clins d'oeil plaisants, telle une voix féminine susurrant "Cergy" sur la fin de It Is What It Is.
Sur l'excellent Chill le flow calme de Large Professor évoque Cunninlynguists et fait oublier des choeurs R&B un peu mièvres. Seul Veuillez Veillez Sur Vos Rêves déçoit, les filles des Nubians lui donnant un sale accent de variété.
Au final un beau pied de nez aux pasticheurs français de gangsta rap et une occasion pour nous de regretter lourdement le manque de notoriété de ce beatmaker de génie dans sa propre contrée.  

                             
par Manolito
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