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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 22:49

Sortie : décembre 2009
Label : Deepstep

Genre : Dubstep, IDM

Note : 8/10

On ne sait pas grand chose d'Autopilot, si ce n'est que ce producteur de dubstep est originaire de Philadelphie et qu'il œuvre dans l'électronique depuis une dizaine d'années. Productif, le bonhomme a sorti depuis cet été un album et trois maxis (et le petit dernier ne saurait tarder) sur son netlabel Deepstep. Il est toujours accompagné de Kochlear, guitariste et partenaire qui signe avec lui plusieurs titres et gère les artworks.
Autant prévenir : Biohazard a l'étrange capacité de pulvériser vos fenêtres et de vous cisailler les chevilles. Difficilement restreinte au dubstep, la musique d'Autopilot verse dans une IDM tortueuse et retorse. Chaque morceau progresse vers des zones de plus en plus dévastées. Un glitch abrasif ronge les basslines jusqu'au sang, les basses se dressent, colossales, et la guitare rêche de Kochlear finit d'embraser ce qu'il reste du paysage. Mais là où Autopilot est redoutable, c'est lorsqu'il injecte à ses pistes des phrases très mélodiques, des nappes ouatées qui agissent comme de véritables poisons sur nos sens, pour mieux les concasser sous des torrents de breaks.

L'EP s'ouvre sur Less Talk, More Bass - difficile de faire plus explicite. Les boucles lancinantes et les tourbillons d'échos de voix féminines évoluent en accéléré, donnant lieu à la bande-son idéale d'une transe particulièrement anxiogène. Le second morceau, Biohazard, dépeint un ciel d'orage synthétique, hérissé de distorsions de guitare et pétri de basses sans fond. Dans un registre plus hypnotique, Autopilot pose sur le beat syncopé de Household Symphony une mélodie lumineuse, envahie de textures inquiétantes. S'enclenche alors Pacifist Knife Fight, un sommet de virulence où s'entrechoquent des arpèges de piano, des crissement de guitare et des basses d'une amplitude folle. Le très beau final Arcade Sex s'ouvre de façon plutôt surprenante sur des synthés un brin vintage pour évoluer vers des territoires beaucoup plus tourmentés, où des nappes éclatantes subissent de violentes déflagrations.

Autopilot sait décidément comment infiltrer le cerveau et troubler l'oreille, Biohazard est un maxi rugueux et pénétrant. De plus, l'Américain laisse le choix du prix de téléchargement de ses disques. A votre bon cœur, c'est ici que ça se passe.

                                      

  par Manolito
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 22:10

Sortie : 18 janvier 2010

Label : Treibstoff

Genre : Techno, house

Note : 6,5/10

 

La scène techno française a décidé de s’imposer en ce début d’année. Après le premier album attendu de Kevin Schershel (ici), c’est au tour d’un autre sudiste de truster les bacs. Sous le pseudo de Sarah Goldfarb (les éclairés auront reconnu le nom de la mère cachetonnée de Requiem For A Dream) se cache le Marseillais Jean-Vincent Luccini, producteur techno relativement discret mais pas moins fréquentable. Pour son premier album, il s’est entouré de Jean-Christophe Hallary aka JHK. Nos deux compères savent manier avec précision les beats hypnotiques comme le prouve ce Heartbeat City hautement recommandable. Histoire de mieux insister sur le côté pointilleux du duo, il est utile de savoir que chaque nom de piste de l’album est issu des paroles de la chanson Heartbeat City de The Cars.

On pénètre ici dans le domaine de la techno profonde, celle qui prend son temps pour mieux capturer vos pensées afin de les moduler. Sarah Goldfarb et JHK frôlent avec malice la techno mentale et minimal pour mieux répandre une techno urbaine et cinématographique. Chaque piste semble être issue d’un morne paysage de friche industrielle. L’ensemble est froid sans être sombre et joue subtilement sur cette attractive ambivalence. Le duo gonfle finement ses tracks de quelques cuivres afin de donner de l’ampleur à ces dérives hypnotiques. A ce petit jeu, Jacki s’en sort avec les honneurs.

Cette déambulation techno forcément nocturne appellera avec force nos démons. Les sublimes 9 min de Never Stop risquent fort de s’imposer à vous comme un fidèle compagnon d’errance. Tout au plus peut on remettre en cause les tentatives électronica s’avèrant bien moins pertinente et fascinante que le reste. Mais Heartbeat City reste un album de techno rigoureux, totalement maitrisé et fortement addictif.


http://3.bp.blogspot.com/_rmyNiUuA0_Q/S1bLaB4ynXI/AAAAAAAAD1A/farGDm-C0IA/s400/Sarah_Goldfarb_%26_JHK_-_Heartbeat_City.jpg

par B2B

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 22:57
Sortie : début 2010
Label : Rephlex

Les frères D'arcangelo, Fabrizio et Marco, font partie des vaches sacrées de l'IDM puisqu'ils ont connu son avènement au début des années 1990. Pourtant, leur immense talent est trop souvent ignoré au profit d'autres duos de la même époque : Autechre et Boards of Canada, pour ne citer que ceux-là. Leur album éponyme, Shipwreck ou encore l'excellent Broken Toys Corner méritent amplement qu'on s'y attarde attentivement. Fidèles depuis toujours au label Rephlex, propriété et laboratoire d'un certain Aphex Twin, ils remettent le couvert avec The Album.

La technologie a évolué, tout comme la musique électronique. Malgré ça, le duo italien a conservé la même manière de concevoir son IDM depuis ses débuts. Deux maîtres mots : classe et simplicité.
Avec modestie et sans ambition révolutionnaire, The Album séduira forcément ceux qui ont connu ou encensent l'âge d'or de cette musique.
Qu'il soit vintage ou à la pointe de la technologie, le matériel qu'ils utilisent revêt ses apparats de lumière et éclabousse l'auditeur de cette classe si... italienne.
Comme un manifeste en faveur des synthés, des boites à rythmes et des softwares, cet album est tout simplement bouleversant d'efficacité.
Mêlant simplicité et esthétisme, cérébral mais accessible, cet enregistrement contient son lot de pépites sonores. L'ouverture sur Beta IV, oscillant entre électronica et space hip-hop funky tout en collision, le vaporeux Memento, Naara et ses injections dub narcotiques, le brouillé Circuit Deevel, ou encore le magistral Coal Garden et son synthé cher à AFX...
Tous brûlent et scintillent de ce savoir faire inimitable.

Là où on pourrait parfois croire qu'un label comme Warp tend à démissionner, Rephlex réutilise un lumineux patrimoine contenu dans un placard que tout amateur d'IDM a laissé grand ouvert. Ceux qui ne saurait se satisfaire de sa version digitale déjà disponible attendront la version physique dont cet album devrait se parer dans peu de temps. Merci Rephlex, merci aux frères D'arcangelo.

                                http://www.rephlex.com/content/releases/300s/cat%20211.jpg
par Ed Loxapac
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 21:46
Sortie : décembre 2009
Label : Flaü

Rebuilding Vibes
est le deuxième album de El Fog.
Ce Japonais exilé à Berlin fait dans l'électronica vaporeuse et l'ambient minimaliste. Masayoshi Fujita a choisi pour cet opus de sonder les capacités sonores du vibraphone, cette sorte de clavier pourvue de lames de métal et de tubes de résonance. Centré autour de l'instrument, la musique d'El Fog décrit de lentes circonvolutions, où divers cliquetis s'accolent à des nappes légèrement parasitées. Quelques beats hip-hop et des touches de dub froid complètent le tableau.
Mais on se perd vite dans ce nuage trop bruitiste, la plupart des pistes étant tout bonnement dépourvues de mélodie. Le tintement des notes du vibraphone s'égare dans des divagations pseudo jazzy et les rares beats que l'on croise, volontairement bancals, ne suffisent pas à accrocher l'oreille. Autant dire que c'est profondément chiant. Les rythmiques semblent s'épandre au hasard, sans la moindre logique, et le vibraphone suit, de son côté, un parcours tout aussi abstrait. L'aspect aérien et contemplatif finit même par agacer, à la longue, tant les modulations électroniques ne paraissent mener nulle part. Quelques titres à sauver cependant : Autumn – qui a le bon goût de ne pas s'éparpiller - où un pied sec et un grincement de guitare suffisent à galonner un ciel particulièrement introspectif, ou l'étrange Pattern.

A vouloir trop expérimenter, El Fog se perd dans un brouillard aux contours flous. Rebuilding Vibes risque d'en rebuter plus d'un, cependant, les amateurs d'électronica très très abstraite pourraient peut-être bien y trouver leur compte.

                              
par Manolito
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 17:42

Sortie : 25 janvier 2010
Label : Playhouse

Genre : Mix house

Note : 7/10



Savant dosage d'intransigeance et d'ouverture, le Robert Johnson fait définitivement partie des clubs qui comptent. Chaque semaine, le public se presse pour tenter de pénétrer dans la minuscule antre de 250 places d'Offenbach. Le principe reste pourtant inchangé : aucun nom sur les flyers, maintenir le mystère pour mieux surprendre la foule.
Depuis un an, des compil' égrènent nos saisons. Après les mix irréprochables de Chloé, Prins Thomas et Ivan Smagghe (ici), voici l'ultime odyssée sonore allemande proposée par une paire de DJ inconnus mais suffisamment armés pour assurer la transition. Thomas Hammann et Gerd Janson étant respectivement tenancier d'une boutique de disques et directeur du label Running Back. Les deux compères irradient Offenbach avec les réputés soirées Liquid permettant de propager une house classieuse.

Ce quatrième volume est une déclaration d'amour à la house, la vraie, celle de New York, celle qui est gorgée de jazz et de basses rondes. Hammann et Janson font fi des nouveautés. Pour eux, le meilleur est derrière nous. Résultat, les obscurs titres old-school de succèdent. Même si la première partie du mix se révèle parfois bancale à cause d'une sérieuse chute de rythme, il suffit d'entendre les synthés très Midnight Express de The Big Bang Theory de Dr. Nobody pour commencer à tomber dans l'euphorie. Petit à petit, la house devient de plus en plus captivante, de plus en plus chaloupée. En faisant la part belle à des titres millésimés 90's, Hammann et Janson emmènent la foule vers la décadence.
Le duo sait prendre son temps et ne propose que 13 morceaux pour mieux nous les faire digérer. La technique est loin d'être parfaite et n'arrive pas à égaler la fluidité d'un Dixon mais après tout, on s'en fout, du moment que le plaisir est là. En achevant le mix par le remix de Superpitcher de The Dream Of Evan & Chan de DNTEL, nos compères nous ramènent avec grâce vers des sonorités plus contemporaines, vers l'electro des petits matins blêmes.

Ce Live At Robert Johnson vol. 4 est un mix fascinant mais réservé aux puristes du genre. Les réfractaires à la house n'y trouveront sans doute pas leur compte pendant que les autres sauront y puiser cet esprit tant recherché et qui opère un retour en force depuis peu.


par B2B
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 16:45

Sortie : février 2010
Label : Barsuk / Ghostly International
Genre : Pop électronique

Note : 6

Phantogram voit sa musique comme un rêve. Le duo venu d'un bled paumé de l'état de New York, Saratoga Springs, fait des voyages nocturnes dans une veine électro-pop sophistiquée. Sur Eyeled Movies, Sarah Barthel et Joshua Carter mêlent leurs chants à des bricolages de claviers, de samples, de batterie, de guitare pour créer des morceaux originaux qui empruntent autant au folk américain qu'aux constructions bancales à la Bibio. Ils sont par ailleurs fans de Flying Lotus et de Madlib. Le résultat ressemble toutefois plus à une pop urbaine qu'à un patchwork électro.
Si l'album commence comme un doux rêve avec ses mélodies planantes et le timbre ouateux de Sarah Barthel, le titre Running From The Cops fait figure de terreur nocturne. Les sons s'assombrissent tandis que la voix de Johua Carter est perturbée par un effet inquiétant. Si leur univers est plutôt bien foutu et abouti, il révèle aussi quelques faiblesses, notamment dans les nappes sirupeuses et le chant vaporeux de All Dried Up. Mais c'est surtout sur As Far As I Can See que se confrontent qualités et défauts. La musique, d'une part, révèle quelques bidouillages ingénieux, un collage de sons inspiré et une évolution tempérée. De l'autre côté, la voix banalise le tout et certaines touches de claviers qui lissent un peu trop ce qui mériterait d'être laissé à vif. Dernier reproche : des rythmiques un peu simpliste sur la plupart des morceaux. La guitare est en revanche toujours bien employée, notamment sur Bloody Palms, de manière discrète ou plus en avant.
Lassé des deux voix, qui se croisent sur certains titres, on s'attachera donc plus aux parties instrumentales. Celle à deux visages de Futuristic Casket est particulièrement réussie, avec un côté rêveur plein de nappes sur le refrain qui contrebalance l'aspect plus construit des samples des couplets.
Ceux qui ne font pas de blocage sur le chant y trouveront un excellent album... surtout avec le très joli 10,000 Claps final.

http://static.ghostly.com/images/artists/209/albums/288/GI-104_300x300.jpg

par Tahiti Raph
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 22:05

Sortie : janvier 2010
Label : Wichita Recordings
Genre : House pour les masses

Note : 2

Simian Mobile Disco
, un groupe pas toujours désagréable pour se dégourdir les jambes, publie un maxi autour du titre Cruel Intentions sur lequel apparaît la voix de Beth Ditto, l'aussi imposante que légèrement vêtue chanteuse de The Gossip. Extrait de l'album Temporary Pleasure sorti en septembre dernier (et chroniqué ici), ce morceau est aussi passable que son clip est dense et torturé. Sur une base qui rappelle les débuts de la house, Beth Ditto place une voix qui perd de sa personnalité avec le traitement qui lui est réservé.
Avec un tel matériau de départ, qu'est-il possible de demander aux quatre remixeurs convoqués ?

Le premier à s'y coller est le très en vogue producteur de dubstep venu de Bristol : Joker. Il y pose sa patte dubstep-2step avec de nombreuses ruptures et une belle créativité pour se détacher de l'original. On préférera bien entendu la version dub, aussi présente sur le maxi, qui nous évite le chant lancinant de Beth Ditto. On apprécie alors d'autant mieux les subtilités, la largeur des basses et l'évolution alambiquée concoctée par Joker.
S'en suit une surenchère temporelle, en commençant par Greg Wilson qui convertit facilement Cruel Intentions en un titre tech-house à l'évolution tempérée. L'Anglais se concentre sur la mélodie originale pour la développer et la travailler jusqu'à l'arrivée du chant au bout de trois minutes. Une distraction de courte durée. La partie chantée masquant à peine le manque d'inventivité qui va lasser pendant presque huit minutes l'auditeur.
Les survivants s'attaqueront ensuite aux 6'16 du remix de Maurice Fulton. Mauvaise pioche pour le producteur de Sheffield qui a fait le choix de reprendre en grande partie la voix de Beth Ditto. Comme Wilson, il s'appuie aussi largement sur les claviers originaux qui n'ont absolument rien de transcendant. Le principal changement est donc le rythme, un kick basique, et quelques fioritures dont une basse futile.
Les derniers à revisiter Cruel Intentions sont Heartbreak, dont le CV en termes de remixs (récemment La Roux et The Presets) fait d'abord craindre le pire... mais ils sont signés sur Lex Records, un espoir demeure ! Leur première version joue à fond le jeu early house. Ce "slow action remix" plonge dans la référence 80's avec ce tempo ralenti. Le chant est toujours aussi pénible, mais le clin d'oeil est amusant. Sur le "minimal dub remix", les deux Anglais partent pour neuf minutes de deep house entêtante, arrivant même à rendre la voix de Beth Ditto agréable lors de ses rares apparitions.
A part ce dernier titre et éventuellement l'instrumental de Joker, ce maxi est dispensable. En attendait-on vraiment plus de Simian Mobile Disco ?

http://www.cdleaks.com/albumcovers/simianCruel.jpg

par Tahiti Raph
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 18:44

Sortie : 25 janvier 2010
Label : Edelweiss

Genre : Techno

Note : 6/10


Les bonnes intentions suffisent-elles à rendre un album brillant ? Certes non, mais par contre celles-ci sont souvent l'apanage des albums attachants.
Kevin Scherschel a tout du bon bougre. Niçois d'origine, il officie dans la techno depuis le début des 90's en ayant longuement oeuvré pour rajeunir la culture musicale de cette bourgade. Mais Nice restera éternellement et tristement un gigantesque mouroir pour vieux de droite. Kevin s'en ai donc allé poser ses valises du côté de Nîmes et fonde 22 Crew avec Nhar avant de devenir pote avec Jennifer Cardini et d'obtenir sa résidence au Rex. Le bonhomme n'a étrangement jamais osé passer au long format et c'est sur le tout nouveau label Edelweiss qu'il nous gratifie de sa première galette : 22:22.

22:22
n'est pas un album parfait, il est pétri de défauts et de faux-semblants mais c'est justement ce qui le rend attachant. Sur les 10 titres proposés, 5 donnent dans une electronica légère et planante, souvent déjà-vu. On ne s'émerveille pas à l'écoute de Go To ? mais pourtant le charme contemplatif opère. Kevin est bien plus vicieux et joueur avec la montée sans fin de Music For ?.
Là où 22:22 sait se faire plus incisif c'est avec les 5 tracks purement binaire qui s'amusent avec les codes du genre sans non plus les transcender. On peut retenir No News, Im' Sad qui donne dans une deep-techno âprement minimaliste et lancinante où il est difficile de ne pas tomber dans un bad-trip anxiogène. Au petit jeu de l'hypnose, Art Of ? se révèle être une bombe tech-house dancefloor au son très Cadenza et au final dévastateur.

On sent bien que Kevin Scherschel s'est donné corps et âme sur son album et finalement, les moments de faiblesses arrivent à s'estomper pour laisser place à un album hybride sachant délivrer de sémillants paysages electroniques.


http://www.colette.fr/files/image_zoom_new_83493.jpg

par B2B
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 21:29

Sortie : février 2010
Label : Mush Records
Genre : Electronica léger

Note : 6

Annoncé pour septembre 2009, le troisième album de Deru sera finalement disponible en février 2010 sur l'aventureux label Mush Records. Sur Say Goodbye To Useless, l'Américain continue ses expérimentations dans l'électronica cotonneux et ses dérivés atmosphériques.
Accueilli par une étrange voix baignée d'une reverb de cathédrale, l'auditeur est saisi par une moelleuse texture qui l'entraîne dans l'univers de Deru. Un timbre féminin vient alors l'intriguer un peu plus et le porter jusqu'au plus classique, mais néanmoins accrocheur, Peanut Butter & Patience. Sa rythmique plus emportée ne brusquera toutefois personne.
C'est le moment d'une première pause, avant une reprise des sonorités analogiques finement travaillées qui se superposent avec pertinence. La chaude basse de Hello encadre des nappes qui se perdent dans le lointain. Il se dégage une douce mélancolie qui plutôt que d'assombrir le paysage lui donne le ton sépia du souvenir de jours heureux.
L'Américain maîtrise parfaitement le temps qui passe, rompant sa lente montée par un titre plus heurté qui interpelle l'oreille au moment où celle-ci aurait pu s'assoupir. Attention toutefois, il heurte sans agresser et rompt sans discontinuer.
Mais alors l'ambiance retombe un peu. Par quelques passages faciles, le producteur relâche notre esprit. Sans non plus de faute de goût, les mélodies se font moins attachantes. Il se dirige alors vers un rap instrumental abstrait et léger qui manque un peu de souffle. Le début était tellement prometteur... même si des plages comme Days,... Then n'ont rien de déshonorant.
Le brouillard emplie alors vos enceintes. Et Deru nous ressert deux bons morceaux avant de clôturer cet album à ne pas négliger pour les amateurs de rêveries électroniques, malgré un petit coup de moins bien en cours de route.

par Tahiti Raph
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 14:34
Sortie : 25 décembre 2009
Label : Spectraliquid

Le Français Frank Riggio créa le label Sagaloops alors qu'il n'avait que 18 ans. A cette époque, sa musique et ses productions étaient très orientées hardtek et faisaient le bonheur des ravers. Seulement voilà, l'âge aidant, Riggio tend à créer une musique plus "intelligente". Un premier album en 2007 et un EP cet été sont salués par bon nombre de spécialistes.
Cette fois-ci, il s'associe à l'excellent label Spectraliquid, proche de notre cher Tympanik, pour distribuer en libre téléchargement son nouvel album, Anamorphose.

Trois écoutes auront suffi pour être certain qu'Anamorphose aurait figuré en bonne place dans mon top album 2009 (ici) s'il était sorti avant.
Entre breakbeat et IDM, Riggio diffuse une musique proche de deux pointures qui l'ont influencé : Amon Tobin et Angelo Badalamenti.
La comparaison avec le premier est assez flagrante, le Français cisèle ses mélodies, utilise le breakbeat et le sampleur presque aussi bien que le Brésilien, comme sur son récent et cinématique Foley Room. Encore une fois, même si l'influence est évidente, Frank Riggio n'est pas un vulgaire copycat. Loin de là.
Le potentiel cinématographique de sa musique est indéniable. Sa capacité d'orchestration est assez bluffante tout comme son talent à retravailler les sources acoustiques.
Le bourdonnement du beat et ses ambiances lugubres confèrent à ce disque une dimension hypnotique et psychédélique plus qu'envoûtante.
Intelligemment, il sait quand lâcher les cordes (il aime bien les larsens) et les pianos.
La première partie de l'album est littéralement bouleversante. Anamorphose, Natural Trip, le martial Robots Designed By Robots, Ogo ainsi que les somptueux Blind City et Walk Under A Thundery Sky s'enchaînent, répandant un venin addictif dans nos oreilles.
La deuxième partie est certes un peu moins renversante mais recèle elle aussi son lot de pépites, comme Cicatrice et Statis Vampire.

Voilà un album pour lequel on pourrait étaler tout un arsenal de superlatifs. On regretterait presque de ne pas pouvoir se payer la version physique. En attendant, faites vous plaisir, c'est légal, gratuit et c'est ici.

                                http://img5.imageshack.us/img5/7218/frontanamorphose1000x10pi3.jpg
par Ed Loxapac
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