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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 02:05
Sortie : 8 décembre 2009
Label : Tympanik Audio

Troisième du nom, la compilation Emerging Organisms par Tympanik Audio est toujours une valeur sûre pour qui veut se maintenir à la page en matière de musiques électroniques cérébrales et avant-gardistes. Cette année, le label de Chicago a plus que jamais démontré qu'il pouvait allier qualité et quantité. 15 sorties et non des moindres, puisque les albums de Tapage et de Stendeck figurent en bonne place dans notre Top IDM/Electronica 2009 (ici). Le génial Access To Arasaka a quant à lui repoussé les limites des compositions électroniques modernes avec Oppidan, chef d'oeuvre d'anticipation cyber-apocalyptique. Tympanik se pose donc aux côtés de labels tels que Hymen ou Ad Noiseam, au sommet de la créativité électronique.

Cette troisième édition se dresse comme une des meilleures compilations parues en la matière et cela depuis des années. On y rencontre des habitués de la maison de Chicago, comme SE, Aphorism, Lucidstatic ou Autoclav 1.1, mais aussi des nouveaux venus comme Displacer, Undermathic, Fractional ou le très expérimental Opposite Exhale. Vous pourrez parcourir l'index des chroniques (ici) et lire nos impressions sur la plupart de ces artistes qui ont tous réalisé de riches albums l'an passé.
D'autres artistes venus d'autres labels mais partageant la même vision, viennent aussi participer à la grand messe : Empusae, Millipede, IP Neva, Michael Fakesh, Detritus, Famine...
Du côté français, soulignons les participations inspirées de Raoul Sinier et de Ab Ovo.
Pour ceux qui sont coutumiers de la scène IDM ou industrial underground, un tel casting fera forcément figure de All Star Game. Les autres n'ont plus qu'à se précipiter sur les discographies de chacun pour rattraper le train qui mène vers les directions électroniques de demain.
Parmi toute cette liste, on compte un bon nombre de disciples de Hecq. L'Allemand est malheureusement absent sur cette compil', tout comme des lignes de Chroniques Electroniques.
C'est le seul regret qu'on peut avoir, face à cette compilation dantesque.
L'ensemble n'est pratiquement constitué que d'inédits, ce qui confère à ce double CD une force supplémentaire. Et cela même si le premier disque contient un nombre conséquent de remixs.
Tous les artistes présents ont une telle facilité à contaminer le beat, et à le faire survoler par dessus les nappes et les couches...
Les mélodies semblent infectées par un hôte en gestation, prêt à exploser et à étaler toute sa capacité à déconstruire les fondements d'un monde schizophrénique.
L'ensemble est sombre et ne laisse la place aux accalmies que très rarement.
A la fin des deux heures d'écoute, on se sent comme à la veille de l'apocalypse. Ou comme ces mecs qu'on retrouve dans le désert nus comme des vers, hurlant qu'ils ont été foudroyés et qu'ils ont rencontré Dieu.
Celui qui veut se faire un scénario de film qui n'existe pas encore, peut réellement se perdre au centre de ses pluies acides de glitchy beats, de ces chimères robotiques avides de vendetta et de ses chaînons rythmiques industriels psychotiques. Pour ce qui est des machines, séquenceurs ou autres softwares utilisés, je ne me lancerai pas dans une énumération trop technique et trop rébarbative. Le fait que le matériel utilisé soit à la pointe de la technologie devrait rassurer tout le monde.

Une étape par Tympanik Audio est indispensable pour quiconque souhaite se lancer sur l'autoroute du priapisme sonore. L'électronique du futur est à portée d'oreilles, l'acquisition de l'objet ne peut-être qu'indispensable.

                                 EO3.jpg   
par Ed Loxapac
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 17:50
Sortie : 9 février 2010
Label : Rough Trade

Seuls de jaloux aigris s'évertuent encore à contester l'immense talent de Pantha Du Prince en le renvoyant à une fausse image de dandy mélancolique. Ses deux premiers albums, Diamond Daze et This Bliss, sont pourtant des monuments de musique techno, injustement sous-catégorisés "minimale". Oui Hendrik Weber s'est pris les années 1980 en pleine gueule et a su en tirer le meilleur. Bon nombre s'y sont essayés pour finalement s'y casser les dents. Son récent et brillant EP, The Splendour (chroniqué ici), annonçait bien plus qu'un disque majeur : une oeuvre dense, dépassant aisément les clivages de la techno.

L'Hambourgeois semble habité d'un sens inné de l'esthétisme et du romantisme, éclaboussant sa musique d'une beauté immaculée. Jamais on avait constaté un tel travail de la texture en matière de techno dite dansante. L'électronica ou les compositions électro-acoustiques sont elles, coutumières de cet affinage d'orfèvre. Les textures de Black Noise oscillent entre étincelance cristalline et froideur métallique ou antarctique. On rencontre tout au long de l'opus des sonorités issues de percussions africaines digitalisées ou non. Il y a donc une dimension tribale plus qu'inspirée lorsque le kick évoque la house. Les superpositions sont limpides et s'unissent comme si leur complémentarité n'était qu'une cruelle et implacable évidence pour les simples mortels que nous sommes. On retrouve le bien nommé et exceptionnel The Splendour ainsi que Behind the Stars, tous deux présents sur des formats courts conçus et publiés récemment.
Behind the Stars apparaît cette fois-ci dans une version raccourcie et s'élève comme le morceau le plus dancefloor et le plus vicieux de l'album, capable de faire chavirer n'importe quel club habité par une acre odeur d'opiacés. Encore une fois, c'est une pure réussite.
Sur les merveilleux Abglanz ou Bohemian Forest, on est submergé par des visions surréalistes de vestales nues sur un lit à baldaquin, ondulant lascivement leurs courbes sous les rythmes de basses divinement ronflantes. Tout comme les corps de ces amazones faussement sauvages, les territoires semblent vierges et luxuriants.
Encore une fois l'héritage des années 1980 a sa place, plus particulièrement sur le très bon Sattelite Sniper. On retrouve également des cliquetis samplés ainsi que des nappes propres aux productions ambient ou électronica, comme sur l'enchanteur Welt Am Draht ou sur la sublime clôture qu'est Es Schneit.
On questionnera seulement l'intérêt et l'apport de la voix de son pote Panda Bear (Animal Collective) sur Stick To My Side. Respectueux de l'histoire, Pantha Du Prince aura sûrement voulu rappeler à chacun que certaines bases de la house glorieuse naquirent à Detroit et à Chicago, empreintes de soul afro-américaine. Une piqûre de rappel qui ne s'imposait pas forcément, mais qui s'inscrit malgré tout facilement dans la mémoire. Néanmoins, ne vous y trompez pas, il a fallu que je cherche très longtemps pour trouver ne serait-ce qu'une ébauche de critique face à cet album sublime, touché par la grâce céleste.

Pantha Du Prince signe encore un album qui va relayer bien des DJ producteurs au rangs d'apprentis. Bien loin des "compositions" techno kilométriques qui envahissent les bacs depuis bien trop longtemps, Black Noise, n'enflammera pas que vos jambes. Le versant émotionnel et la subjectivité sont ici bien plus qu'à l'honneur. Les mélodies et le rythme, la tête et les jambes, cohabitent ici dans un écrin de musiques intelligentes. Black Noise, ou un opus qui se place déjà comme un des albums les plus bouleversants de 2010.

                                  http://www.roughtraderecords.com/images/packshots/index.php?i=883870054423.jpg&w=300
par Ed Loxapac
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 23:44
Sortie : 12 janvier 2010
Label : Friends Of Friends


Que peut-on faire à 19 ans sur la côte brulée de Los Angeles ? Du beat. Du moins c'est à cela que s'occupe Henry Laufer, et à vrai dire, ce n'est pas nous qui allons lui conseiller de se reconvertir. Avec à son actif un maxi et un mix pour XLR8R, Shlohmo lâche comme premier album une petite bombe d'abstract hip-hop. Histoire de compléter ce Shlomoshun Deluxe, le minot a invité Fulgeance, Tokimosta, Low Limit et Devonwho à lui concocter des remixs.
Dans un registre plutôt downtempo, la musique de Shlohmo oscille entre électronica perlée et un hip-hop électronique dense et absorbant. Les pistes s'enchaînent avec une cohérence et une fluidité déconcertantes, chacune ajoutant une pierre délicate à l'édifice. L'oreille, jamais agressée, se laisse envahir par les nappes voilées et se pelotonne au creux des basses moelleuses. Tout au long du disque, Shlohmo dissémine des nuées de clics électroniques, petites bestioles qui sautillent entre les basslines.
L'excellent Spoons s'apparente à un doux vagabondage aérien qu'un jeu de basses filtrées vient adroitement épicer. Parfois l'espace se démultiplie, et les couches de synthés se répondent dans un écho trouble (Hot Boxing the Cockpit). Shlohmo se permet même un track de dubstep saturé - mais trop formaté - Teeth, seule véritable trace de noirceur. Low Limit retravaille Antigravity avec une langueur et un groove irrésistible, tandis que le Français Fulgeance fait du même titre une turbine électro dans un registre plus putassier, mais efficace.

Aiguisé et caressant, Shlomoshun Deluxe est un superbe exercice de style, qui devrait assurer à ce jeune Californien une jolie place au soleil de l'électronique. Il est vivement conseiller de se pencher dessus, le contraire serait négligence.

                           
par Manolito
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 21:53
Sortie : Novembre 2009
Label : Breathe Compilation


Troisième album ambient de la semaine sur Chroniques électroniques... celui-ci nous vient du Mexique. "C'est seulement le son du profond silence", indique le label (qui offre le téléchargement de cet album sur son site) pour décrire Squeezed Memories. From Twilight Till Dawn, pseudo derrière lequel se cache Mario Salgado, offre en effet une véritable expérience électro-acoustique qui requiert un dispositif d'écoute de qualité.

Les premières plages ressemblent au son qu'un astronaute pourrait capter alors qu'il dérive dans le cosmos. Les vagues synthétiques glissent les unes sur les autres, les sonorités numériques se parasitent pour un dialogue mystérieux entre formes de vie méconnues. Ces errances planantes rappellent d'ailleurs les minutieuses compositions d'un autre Mexicain, Murcof. De ce magma ondulant paisiblement se dégage une atmosphère enveloppante. Il peut toutefois y avoir quelques sursauts, comme ce drone saturé qui monte, vrombit et éclate sur I Like The Way I Am When I Am With You.
Des traces humaines font leur apparition sur Crying avec cette voix qui nous parvient par intermittence, captée difficilement par un poste radio capricieux. Mais la surprise vient surtout,
sur Dove, de cette guitare slide tout droit sortie d'une scène à suspens d'un western. Un côté cinématique prend alors le dessus... pour une courte durée.

Cet album, réservé aux amateurs d'ambient, les comblera par son minimalisme et ses séduisantes textures.

http://breathe-comp.com/wp-content/uploads/2009/02/a_Front_cover-300x300.jpg
par Tahiti Raph
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 10:12

Sortie : 8 février 2010

Label : Mule Electronic

Genre : Ambient

Note : 6,5/10

 

Kuniyuki Takahashi est un producteur nippon excessivement talentueux. On le connaît surtout à travers son boulot de DJ et remixeur house, il a notamment signé d’excellents remix pour Henrik Schwarz ou Terre Thaemlitz. C’est le genre de mec qui officie à l’ombre des grands maîtres pour mieux livrer avec finesse ses productions à la face du monde. Résultat, il opère sous divers pseudos pour mieux brouiller les pistes. On le retrouve aujourd’hui sous l’appellation de Koss, avatar qu’il traîne depuis une petite dizaine d’années afin de mieux identifier ses écarts ambients.

 

Ancient Rain est un album où le vide importe plus que le remplissage, ou un rien suffit à supplanter le tout. Koss préfère jouer sur les infimes variations d’une nappe, sur la texture des sons, sur la modulation des fréquences afin de laisser l’auditeur parcourir à sa guise ces paysages sonores. Autant prévenir les novices en la matière, Ancient Rain ne se dévoile pas à la première écoute, il réclame un certain état d’esprit. On peut aisément écouter l'album tout en passant complètement à côté. Les 10 pièces proposées s’agencent naturellement comme un puzzle et finissent pas livrer la clé lors des ultimes secondes.

La profondeur des compositions pousse à l’introspection. Koss sait judicieusement s’y prendre et c’est lorsque l’esprit commence à divaguer qu’il nous ramène à lui en distillant finement quelques fines notes de harpe, Dream. Chaque morceau évite pourtant l’égarement en se dotant d’un fil d’Ariane systématique, que ce soit une simple fréquence sonore, Ancient Rain, ou alors un bruit récurrent de vague, Ocean Waves.

 

Ancient Rain se révèle être un album d’ambient éminemment personnel. Apprécier cet album réclame un investissement certain. Mais Koss apparaît une fois de plus comme un formidable manipulateur des sens.

 

http://www.hitomi-pro.jp/files/material/koss_cd_cover.gif

par B2B

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 21:45

Sortie : janvier 2010
Label : Project : Mooncircle
Genre : Rap instrumental ou pas

Note : 7

Voici enfin la première occasion de parler de Project : Mooncircle, label qui nous va si bien. Basée en Allemagne, son équipe développe des artistes d'un peu partout en Europe et aux Etats-Unis dans des styles aussi bien électronica soignée que rap indépendant intelligent. Pour le découvrir, rien de mieux que de télécharger la compilation distribuée librement sur leur site pour leur 50e publication à la fin de l'an passé et qui présente l'éclectisme maison.

L'année 2010 commence pour eux avec le premier album de The QuadraphoniQuartet, aussi appelé The Q4. Ces trois producteurs hollandais manient les samples et les instruments pour créer des beats soul-jazz d'une formidable richesse. Sound Surroundings frappe d'abord par l'incroyable maturité de ce groupe formé en 2005. Le grain, les sons vintages, les structures... tout est d'une grande finesse et semble avoir à la fois été longuement réfléchi et placé naturellement au bon endroit.
Que ce soit sur des instrumentaux ou accompagnés par des chanteurs ou des MC, The Q4 trouve le ton juste, la bonne mesure pour concocter des morceaux originaux et séduisants.
Pour preuve, le complexe Trouble With Me, véritable démonstration de production dans une variation de style maîtrisée. Si le groupe a enregistré la majeure partie des instruments, ils sont épaulés par une large brochette d'invités qui a posé scratchs, sax, Rhodes, violoncelle ou sa voix sur bande. Ceci permet d'apporter une certaine diversité d'intervenants tout en gardant une cohérence d'ensemble.
De bout en bout, cet album est limpide, faisant même parfois voyager l'auditeur avec le chant cubano de Curra Suarez sur Oscuros Angeles, l'entraînant dans des pensées plus profondes avec la voix de basse de BLS sur Pulse ou rappelant les très bons débuts de RJD2 avec One Of The Days. 40 petites minutes, c'est trop court... on en redemande !

http://www.projectmooncircle.com/files/pmc052_cover_480px.jpg

par Tahiti Raph
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 21:06

Sortie : 1er janvier 2010
Label : Yesh Music

Depuis maintenant plus de cinq ans, les Américains Richard Cupolo et John Emanuele parcourent le monde avec leur projet The American Dollar. Passée par les chemins ardus de l'auto-production, leur musique connaît depuis peu un succès certes assez confidentiel mais bien mérité. Fin 2009, ils avaient signé un EP mettant en avant leurs brillantes et nouvelles compositions ainsi que celles d'un groupe qui connaît une diffusion plus large, Arms & Sleepers. Leur nouvel album, Atlas, devrait les faire jouir d'une notoriété et d'un succès certain.

Les coutumiers du post-rock ont l'habitude des batteries en cascade, des montées de guitares hurlantes et saturées, des effets de pédales et du travail de l'écho. Seulement voilà, The American Dollar n'est constitué que de deux membres, et n'a donc rien du sextet chevelu jouant live la gueule collé à l'ampli. Moi même féru de post-rock gémiard et autiste, force est de constater qu'Atlas brille par son ouverture et par sa capacité de variation. Le groupe a compris depuis un moment déjà, que l'évolution de cette musique pouvait éventuellement passer par l'électronique. Ce nouvel album résulte donc d'un savant dosage entre post-rock et électronica. L'un ne submerge jamais l'autre, tout est ici question de complémentarité.
Des comparaisons sont possibles avec des formations plus reconnues comme The Album Leaf, Seven Saturdays ou Explosions In The Sky pour les similitudes dans le jeu de guitare.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, The American Dollar ne sont pas que des rats de studio. Ils vont bientôt entamer une tournée pour rencontrer le public exigeant d'Europe de l'Est.
Une fois de plus sur Atlas, le voyage sonique vers des contrées sauvages semblent être un leitmotiv. L'amateur de musiques électroniques orchestrales ne peut que savourer les moments où les boîtes à rythmes et les glitchy beats viennent suppléer les batteries classiques, se crashant en perles sur un lit mélodique de guitares gelées. L'écoute des somptueux Red Letter et Equinox devraient être plus parlante, en comparaison de mes modestes métaphores subjectives.

Atlas est en tous cas un album brillant. Souhaitons qu'il ne reste pas dans l'ombre de sorties plus attendues ou plus renommées. Sans révolution, The American Dollar pose ici une joli pierre sur l'édifice du post-rock, en attente de ravalement depuis déjà trop longtemps.

                                    

par Ed Loxapac
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 20:25

A l'image du top albums 2009 IDM/electronica d'Ed Loxapac, voici une sélection des meilleurs albums 2009 en matière de techno et de house.
Cette sélection, entièrement subjective et personnelle, n'est pas un classement mais plutôt un bilan des coups de coeur de l'année passée. Vous y retrouverez "seulement" 5 albums et 3 compilations, ceci est volontaire afin d'éviter un vain dispersement.
Bien entendu, libre à vous de critiquer ou d'approuver ces choix.


Meilleurs albums :


http://img.over-blog.com/300x300/2/47/16/19//Terre-Thaemlitz---Midtown-120-Blues--MULECD009-.jpg  DJ Sprinkles (aka Terre Thaemlitz) - Midtown 120 Blues --> chronique

http://www.electronicbeats.net/var/eb/storage/images/music/reviews/etienne-jaumet-night-music/79059-1-eng-GB/Etienne-Jaumet-Night-Music_header_image_review.jpg  Etienne Jaumet - Night Music --> chronique

http://ecx.images-amazon.com/images/I/31rdib7LzFL._SL500_AA280_.jpg  Tommi Bass - Gamma --> chronique

http://consequenceofsound.net/wp-content/uploads/2009/03/thefield.jpg  The Field - Yesterday And Today --> chronique

http://img.over-blog.com/300x300/2/47/16/19//chronique_cd_dusty_kid_a_raver_s_diary1.jpg  Dusty Kid - A Raver's Diary --> chronique


Meilleures compilations :

http://bleep.com/site/000-henrik-schwarz-ame-dixon-the-grandfather-paradox-bbe120ccd1.jpg  Henrik Schwarz, Ame & Dixon - The Grandfather Paradox --> chronique

http://3.bp.blogspot.com/_h8XReHL6uDQ/SXxVw16tfVI/AAAAAAAAAeU/z86bMg-ZiYw/s320/Chloe_live+at+Robert+Johnson.jpg  Chloé - Live At Robert Johnson vol.1 --> chronique

http://img.over-blog.com/300x300/2/47/16/19//60790.jpg  Smallville Records - And Suddenly It's Morning --> chronique

par B2B
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 21:24
Sortie : 27 décembre 2009
Label : Liminal Recs


Petit retour en arrière en 2009, pour une sortie qui nous avait échappée entre Noël et le nouvel an. Ernaem nous a pondu une petite perle ambient comme nous les aimons sur Chroniques électroniques.
Après deux maxis, le Russe publie cet album (téléchargeable gratuitement sur le site du label) dans lequel il dispense, entre des nappes langoureuses, différentes sonorités perdues dans un océan de douceur et de sobriété. Rien ne choque. Chaque intervention caresse l'oreille en la quasi absence de rythmique. Il y a bien la cadence discrète d'Arcet et l'interférence régulière de Goodnight Little 1213 qui viennent imposer un tempo dans ce paysage de désert glacé imaginé par Ernaem. Ce dernier dispose chaque son subtilement pour vous emmener dans son univers opaque.
Difficile d'en dire beaucoup sur ces pistes souvent réduites à l'essentiel, où ces claviers évanescents côtoient des mélodies lointaines, où de très légers beats viennent effleurer la surface du souffle musical. L'auditeur plongé dans une étrange hypnose se régalera de ces grandes étendues baignées de brouillard offertes par l'artiste d'Iekaterinbourg. Chacun y verra le reflet de ses divagations, imaginera ce qui le réjouit ou le hante.
Après un soubresaut sur You Are Sitting Little Right, l'encéphalogramme de ce disque retourne vers un niveau plus calme avec Littlme Outro qui semble s'éloigner au rythme d'une barque... attention, ce Perceptions peut vous faire chavirer les sens.

http://www.liminalrecs.jino.ru/releases/Ernaem_-_Perceptions.png
par Tahiti Raph
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 11:02
Alors que le nouvel album de Massive Attack, baptisé Heligoland (chroniqué ici), sort en février 2010, Chroniques électroniques a rencontré Daddy G (à droite sur la photo). Une interview publiée en deux parties (lire la 1ère partie) et dont la seconde permet d'aborder ce nouveau disque et la manière dont il a été conçu.

Pourquoi a-t-il fallu attendre six ans entre 100th Window et Heligoland, qui devait à l'origine s'appeler Weather Underground ?

Pendant ces six années, nous avons beaucoup tourné, notamment de 2004 à 2006 puis de nouveau après 2008 et la création du festival Meltdown qui nous a demandé aussi beaucoup de temps. J'ai continué à faire le DJ tandis que 3D enregistrait une bande originale de film (Danny The Dog, 2005, NDLR). Nous avons beaucoup travaillé, notamment avec l'enregistrement de différents éléments de l'album qui était prêt dès septembre 2008 dans une première version. Mais nous sommes repartis en tournée et lassés de certains titres. Un retour en studio s'imposait donc pour remettre à plat certains morceaux joués sur la tournée et en enregistrer d'autres.

Pour le titre de l'album, nous avions besoin de quelque chose vers quoi travailler, une lumière au bout du tunnel, une sortie. Weather Underground nous donnait une direction, mais nous ne l'avons pas conservé comme titre de l'album.

Comment choisissez-vous les artistes avec lesquels vous collaborez ?

Au fur et à mesure des années, nous avons été chanceux. Avec Blue Line et Protection, de nombreux artistes se sont produits à nos côtés, notamment les nombreux chanteurs qui nous ont accompagnés en sound system. Massive Attack n'a jamais voulu être un groupe dont les membres ont leur photo sur la pochette.

Il y a de nombreux artistes avec lesquels nous souhaitions travailler qui sont sur HeligolandHorace Andy ou Damon Albarn qui sont des bons amis, cela vaut aussi pour Tunde Adebimpe (chanteur de TV On The Radio, NDLR) avec qui nous avions déjà collaboré. Nous aimons aussi beaucoup Hope Sandoval et pour Martina Topley Bird, qui est aussi de Bristol, cela faisait un moment qu'on voulait enregistrer ensemble et nous avons eu cette fois la force de lui proposer.

 

MassiveAttack2.jpg

Vous avez aussi enregistré avec Mike Patton ?
Nous avons beaucoup de morceaux que nous gardons en stock. Trois ou quatre morceaux ont été enregistrés avec Mike Patton. Ils sont presque terminés mais, pour des raisons d'emploi du temps, pas assez pour être publiés.

Pourquoi ces titres, ou Dobro et United Snakes joués en concert, ne figurent pas sur l'album ?

Le choix des titres est le nôtre, en fonction de notre jugement, mais c'est peut-être le mauvais. Un album est avant tout un album car nous le décidons. Mais à l'époque d'Internet et des playlists, chacun peut faire son choix de titres. Un CD ne fait que 70 min, mais ce n'est que le début. Les artistes doivent donner plus, car les gens n'achètent plus de disques. Avant on allait dans les magasins, on touchait les disques, on les sentait. Aujourd'hui, il faut travailler le packaging, l'artwork ou offrir des titres en téléchargement. Peut-être que certains de nos morceaux seront disponibles sur Internet ou sur un prochain album.

Sur Live With Me avec Terry Callier, il y avait plus d'instruments et une plus forte présence de l'orchestration. L'utilisation d'instruments et une production moins chargée que sur 100th Window ont-elles guidé la création d'Heligoland ?

Nous avons cherché à faire quelque chose de plus immédiat, de plus simple que sur l'album précédent. 100th Window est très froid, reflet de la manière dont il été produit et l'environnement qui n'était pas facile. Mushroom était déjà parti, je m'étais absenté. 3D était donc seul. L'atmosphère n'était pas très chaude autour de lui. Ce disque n'attirait pas vraiment vers lui. Sur Heligoland, nous nous sommes retrouvés avec 3D et l'ambiance était plus conviviale. Tous les morceaux ont leur identité propre, il y a plus de chansons qui peuvent facilement vous submerger. Nous voulions redonner de la chaleur avec la présence des orchestrations, mais pas sur tous les titres, certains restant assez sombres.

propos recueillis par Ed Loxapac et Tahiti Raph

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