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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 15:44
Sortie : 8 mars 2010
Label : Cooperative Music

Karin et Olof Dreijer sont frère et soeur. Depuis leur Suède natale, ils fondent The Knife en 1999. Ils connaissent réellement un succès critique et populaire après la sortie de leur troisième album, Silent Shout. En 2009, Karin s'offre une petite virée solitaire et rencontre le succès qu'on connaît avec le projet Fever Ray (chroniqué ici). Ce nouveau disque n'est pas à proprememnt parler un véritable disque de The Knife, mais plus réellement un concept album avec de nombreux collaborateurs. L'objectif est de réaliser un opéra autour de la vie de Charles Darwin, et plus particulièrement de son ouvrage L'Origine des espèces. Pour cela, ils se sont adjoints les services des chanteurs Mt. Sims ou Planningtorock, du collectif danois Hotel Pro Forma et de la chanteuse lyrique mezzo-soprano Kristina Wahlin. Peu avant la sortie du disque, il était temps que nous nous positionnions.

Olof s'est sévèrement pris la tête pour fonder les bases de ce projet ambitieux et très casse gueule. Il a probablement fouillé un peu partout pour trouver le lot de field recordings et de sonorités environnementales qui allaient planter ce décor plus que théâtral.
Tomorrow, In a Year n'est pas seulement un opéra lyrique grâce à la divine apparition de Kristina Wahlin. On peut parler d'un véritable opéra expérimental, très ambient, parfois à la limite du noise.
Certes ces triturations digitales, électriques et informatiques laisseront dubitatifs les amateurs jusqu'au boutiste de démarches ambient abstraites, comme les récents travaux de Svarte Greiner ou de Xela. Ceux-là ne verront l'aspect révolutionnaire que dans l'aspect lyrique pur. J'en fais secrètement partie.
Les inconditionnels de The Knife risque eux, d'être pris au dépourvu. Certes, le second volet de l'album ne les surprendra pas. Les très beaux hymnes que sont Seeds et Colouring of Pigeons bénéficient d'une droite filiation avec les travaux antérieurs. Le groupe a d'ailleurs offert la possibilité de télécharger librement le dernier cité. Mais voilà, nul doute que bien des fans vont crier au scandale, face à cette "preview" qui peut faire figure de vaseline avant la saillie.
Le premier disque est abouti mais peut paraître un peu froid et abstrait pour une écoute domestique. Et cela même si des perles telles que Geology, Variation of Birds et Schoal Warm Orchestra foutent la chair de poule. On a tout de même l'impression que certains titres ont été confectionnés dans l'urgence et l'improvisation peu maîtrisée.
Une représentation live dans une salle d'opéra devrait par contre s'élever comme une expérience d'écoute émotionnelle rare. Les Danois ont d'ailleurs eu la primeur de ce concert, dans une très belle salle de Copenhague. De quoi laisser pantois assurément.
Face à cette oeuvre se voulant conceptuelle et avant-gardiste, le deuxième disque semble un peu light malgré la présence de Colouring of Pigeons (point d'orgue du tout avec Variation of Birds) et Seeds, où tous les intervenants s'unissent pour ces deux sublimes fresques variées.
La version de Annie's Box de fermeture est-elle aussi à tomber par terre mais, on du mal à faire des liens avec le premier disque.
Peut-être faut-il les écouter dans des contextes bien différents ?

Cet "album" risque de diviser, c'est une certitude. On ne pourra néanmoins pas faire le reproche à The Knife de ne pas prendre de risques. Tomorrow, In a Year se révèlera peut-être une oeuvre magistrale dans 20 ans. Après cette expérience de studio et une tournée probablement éreintante à venir, The Knife parle déjà d'un retour en studio. Pour réconcilier tout le monde ? L'avenir nous le dira.
                                        
                                    http://theknife.net/images/tomorrowinayear_press2_NEW1.jpg 
par Ed Loxapac
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 19:13

Sortie : 20 janvier 2010

Label : Abstrakt Reflections

Genre : IDM

Note : 7,5/10

 

Apparent Symmetry est encore inconnu chez nous. Derrière cet avatar se cache l’américain Zach H.. On sait seulement que le bonhomme trimballe avec lui différents projets électroniques encore plus obscurs. C’est sur le nouveau net-label Abstrakt Reflections qu’Apparent Symmetry a décidé de sortir son premier album, Mourn. L’électronica proposée par ce dernier risque fort de pulvériser vos oreilles par la force d'un mélange parfaitement maîtrisé entre IDM, ambient et indus. Cerise sur le gâteau : l’album est disponible gratuitement sur le site du label (ici).

 

La musique d’Apparent Symmetry est d’une rare consistance et d’une puissance émotionnelle sans pareil. La prouesse résidant dans la constante dualité entre un univers sombre se diluant dans un salvateur mouvement d’espérance. Pour cela, les crépusculaires nappes se trouvent confrontées à un grésillement et un parasitage sonore permanent. Ainsi, Apart From This Life débute comme un morceau d’ambient avant que tout ne se brouille pour évoquer un paysage post-apocalyptique. On se trouve face à la bande sonore idéale de La Route, chef d’œuvre littéraire de Cormac McCarthy .

Zach H. joue en permanence avec cette dualité et c’est l’IDM qui permet de faire le lien entre ces deux univers comme sur Skybending. Un IDM qui n’est jamais tapageuse et toujours contenue. 30mg propose une électronica futuriste pour un résultat imposant le respect. Les fans d’Access To Arasaka peuvent d’ailleurs se précipiter sur cet album les yeux fermés.

Les morceaux s’enchaînent et garantissent une immersion totale. Les 55 min de l’album s’écoutent d’une traite, on en redemande. Bien entendu, la musique d’Apparent Symmetry ne peut s’écouter que fort, au casque. Le décollage est garanti mais l’atterrissage ne fait pas partie du contrat tant l’implication émotionnelle est intense.

 

Abstrakt Reflections cogne fort pour sa première sortie. Apparent Symmetry s’impose d’ores et déjà comme un artiste à suivre de très près. Mourn est une tuerie, un album viscéral, puissant et doté pourtant d’une profonde mélancolie.

 

http://www.abstraktreflections.net/images/apparentsymmetry-mourn.jpg

 

par B2B

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 11:34
Date : 11 février 2010
Lieu : Glazart (Paris)


Les meilleurs soirées se méritent. Pour la dernière édition (entendre dernière... en date) de Novo Hip Hop, il fallait affronter le froid et la neige pour accéder à la petite et sympathique salle de Glazart qui proposait un programme aguichant pour tout amateur de beats rap originaux.

Zucchini Drive débute son concert avec une sacrée motivation pour tenter de faire bouger les 12 personnes près de la scène. Leur musique surprend : comme si Fuck Buttons avait décidé de monter un groupe de rock sans délaisser leurs influences hip hop. Deux types, dont un sosie de Dave Grohl, envoient de leurs machines des sons énervés et chantent ou rappent, souvent en duo. Le batteur ajoute à ce cocktail énergique des rythmiques ingénieuses qui renforcent le sentiment de puissance. Malgré K-The-I??? qui balance des vannes en vendant ses disques dans la salle et les faibles encouragements, le groupe va au bout de son set sans faiblir. Leur musique surprend et convainc au point d'aller chopper leur album, Shotgun Rules, en téléchargement gratos (toutefois en dessous du concert) pour en entendre un peu plus...

Quand Bleubird (photo ci-dessous) arrive sur scène, et alors que la salle s'est un peu remplie (et réchauffée), la ressemblance avec Buck 65 est saisissante. Seul avec son ordi, le Floridien qui a bourlingué à Montréal, Berlin et Paris rappe seul avec un certain sens de la mise en scène, de la comédie et du second degré. Ses instrus sont bien foutus et le public est vite convaincu. Son show semble même un peu court tant ce mec semble avoir de choses à dire et un univers intéressant à partager.
Bleubird.jpg
Arrive ensuite K-The-I??? (photo ci-dessous), attendu de pied ferme par la plupart des spectateurs. Le rondouillard MC commence son set par une petite série instrumentale. Il s'escrime pendant une vingtaine de minutes sur une machine accolée à son laptop pour produire un mélange d'abstract, d'électronica bidouillée et d'autres expérimentations plutôt inspirées. Mais c'est au micro que le Californien remporte tout les suffrages dans son style rappelant inévitablement Busdriver pour son énergie et son flow extensible. On comprend pourquoi Big Dada veut sortir son nouvel album !
KtheI.jpg
Quelques personnes quittent alors Glazart et vont rater le très bon set de Lilea Narrative (photo ci-dessous). Les deux Français, un DJ-scratcheur et un habile joueur de samples, envoient les titres de leur excellent dernier album, Echantillodrome (chroniqué ici). Ils se payent même le luxe, pour alterner avec leurs instrumentaux, d'accueillir NapelonSolo MC du groupe de Cincinnati IsWhat?! pour deux morceaux. Les têtes continuent de hocher et les jambes suivent. Tous les amateurs de Krush, RJD2 ou Wax Tailor s'y retrouvent et on peut espérer que les programmateurs de festivals les ont déjà bookés.
Quand il est de cette qualité, on ne peut que crier : vive le novo hip hop !
Lilea.jpg
par Tahiti Raph
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 21:18

Sortie : 1er Mars 2010

Label : Infiné

Genre : Techno, house

Note : 6,5/10

 

Cela fait 3 ans que Clara Moto nous abreuve de ses maxis tech-house, 3 ans que la miss trace son sillon dans le paysage techno. L’Autrichienne a longtemps eu une influence positive sur les nuits de sa ville endormie de Graz avant d’être remarquée par Agoria, qui l’a signera sur Infiné, et de partir à l’assaut des plus grandes cités électroniques. Depuis Glove Affair (que l’on retrouve sur l’album), elle a su prendre ses marques pour imposer avec douceur son style et ralentir le tempo avant de sortir son premier album.

 

Clara Moto semble avoir mis toutes ses tripes dans ce Polyamour résolument personnel et chaleureux. C'est un fait indéniable ; elle a pris son temps pour ciseler avec finesse chaque morceau et donner une cohérence à l’ensemble. En 11 tracks, elle impose élégamment son identité entre techno douce et électronica introspective. Même si Polyamour manque parfois d’originalité, on reste absorbé par ce voyage. C’est là qu’apparaît une fois de plus, et non sans plaisir, la petite touche féminine supplémentaire, cet ingrédient qui permet de donner une sonorité ouatée à ces morceaux. Jamais on ne se sent agressé, jamais la rythmique ne se fait trop violente. Clara prend son temps avant de lâcher la basse, elle préfère travailler les nappes urbaines d’Emory Bortz ou se focaliser davantage sur la matrice sonore d’Alma, plutôt que de ravager violemment un dancefloor.

C’est d’ailleurs avec les morceaux tout en retenu qu’elle impose le mieux son style comme avec l’électronica ambient de Goodnight Twilight. On retrouve aussi sa copine Mimu sur trois pistes aseptisées plutôt dispensables (dont le single Silently). Et les limites de Polyamour sont atteintes, l’album a beau être personnel et travaillé, l’ensemble apparaît cependant trop propre, forcément oubliable. Polyamour reste néanmoins un album tech-house agréable et respirant la sincérité.

 

http://i31.photobucket.com/albums/c378/jayje_/Clara_polyamour_smaller.jpg

 

par B2B

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 20:44

Sortie : décembre 2009
Label : Fat City Recording



Réalisé en décembre dernier, le nouvel EP de Illum Sphere a tardé à sortir dans sa version digitale. Qu'importe. Ryan Hunn, originaire de Manchester, avait lâché Incoming EP l'année dernière, et on se souvient notamment du terrible Murky (You Know). Long Live The Plan est annoncé comme ce qui constituera la moitié du futur album d'Illum Sphere, et sort chez Fat City.

Le plus petit beat, la moindre ligne de basse sont chiffonnés et usés avec application, caressant l'oreille comme du papier de verre. Des séquences parasitées parcourent les différentes pistes, rehaussées de basses sèches qui respirent le 2-step. On passe de la tragédie épique (Never Lie Twice) à la promenade cotonneuse (Chasing The Midnight Moth) sous un ciel toujours épais et brouillé. Entre dubstep et hip-hop électronique, la musique d'Illum Sphere semble à la fois brillamment lumineuse et traversée de courants de lave noire.
Constitué de 6 titres et d'un remix de Samiyam, Long Live The Plan possède pourtant des facettes bien différentes. L'ouverture sur l'éponyme Long Live The Plan suivi de Better Late State dépeint des paysages industriels et dévastés par un fléau inconnu. L'ambiance y est sinistre. Puis, sur Psycho, on ne peut s'empêcher de lever un sourcil, étonné. Un beat, extrêmement dépouillé et un peu bouncy, se heurte alternativement à de violentes interférences et aux éclats d'un synthé. S'ajoutent à cela des samples d'interjections de MC, qui achèvent de rendre le titre tout à fait étrange et rudement intéressant. A la suite, l'excellent Chasing The Midnight Moth fait l'effet d'un petit soleil, balayant l'atmosphère d'un groove détendu et mordoré.

Illum Sphere livre un EP jouissif et déroutant, où des souffles tourmentés accèdent peu à peu à une clarté bienfaisante. C'est donc de pied ferme que l'on attend la deuxième partie. 

                                  

  par Manolito

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 17:15

Sortie : mars 2010
Label : Natura Sonoris
Genre : Tech-house

Note : 6

Artiste suisse originaire du Vietnam, Van Hai s'est illustré dans différents domaines artistiques et se concentre depuis quelques années plus particulièrement sur la musique. Auteur d'un certain nombre d'EP (d'autres sont déjà prévus pour cette année), il sort le mois prochain son premier album, Intimacy.

Un premier (très) long format qui devrait ravir les amateurs de tech-house sobre et attentionnée. En effet, Van Hai a trouvé le juste équilibre entre minimal et tube dancefloor, dans un style mid-tempo mesuré à la fois confortable et doucement entraînant. Chaque son est soupesé, chaque break finement amené. Le Suisse mélange habilement les sons électroniques avec des samples d'instruments afin de construire des mélodies organiques rythmées et entêtantes.
Difficile de sortir un titre du lot tant cet album est homogène. Chaque piste forme un tout, ou plutôt un passage de l'histoire que conte son auteur. En nous faisant ressentir différentes émotions, l'artiste nous plonge en effet dans un récit dont il a seul le contrôle et qui nous emmène dans des contrées vierges de toute habitation. Il nous fait survoler des vallées couvertes de forêts et des lacs qui s'étendent à perte de vue.
Quelques voix font parfois leur apparition au milieu de ces titres instrumentaux, rarement pour prononcer des textes - sauf rapidement sur Dernier amour et moins heureusement sur Luna Park -, mais plutôt pour ajouter une autre sonorité avec des choeurs évanescents. Un saxophone fait aussi une brève irruption sur Inconscient Collectif. Tout ceci contribue à des montées minutieuses (le piano de Spaghetti), à des constructions patientes qui maintiennent l'attention jusqu'au bout des plages. La production ne souffre à ce titre d'aucun reproche.

Reste à espérer que Van Hai atteigne avec ce disque une reconnaissance qu'il mérite largement.

http://corporari.com/vanhai/img/intimacy_large.jpg

par Tahiti Raph
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 11:25
Sortie : 2 février 2010
Label : Breathe

Cela fait déjà un moment que Chroniques Electroniques surveille avec la plus grande attention les parutions du netlabel mexicain Breathe. On avait pu découvrir grâce à eux le chef d'oeuvre de Ray Garrido, Tropicotrip, mais aussi les oeuvres plus ambient mais tout aussi passionnantes de Geler Jonathan et de From Twilight Till Dawn. Notre attention se porte aujourd'hui sur les travaux du Barcelonais Javier Barrero, ici affublé du torturé pseudonyme de Logical Disorder. Déjà bien connu des amateurs de netlabels tels que Crazy Language ou Xynthetic, Violent Playground est sa première réalisation chez Breathe.

Violent Playground est un album court où se mêle les sensations de paranoïa, de totalitarisme et d'espoir de résilience. En effet, la musique de l'Espagnol possède deux faces bien distinctes (peut-être comme son auteur). L'une fait figure de synth-pop stellaire et ouatée, éclaboussée d'un spectre dont la lumière se veut rassurante, comme sur l'onirique et voyageur Ghost Planet d'ouverture. L'autre est bien plus tortueuse, constituée de mécanismes industriels et de rythmiques cérébrales et sinusoïdales. Violent Playground navigue donc entre ombre et lumière, et cela même si le côté dark et inquiétant semble prendre le dessus.
Chef d'oeuvre IDM, Secret Society nous enferme dans un pneumatique lancé sur une voie rapide. Chahutés par une asphalte au relief accidenté, les textures et le rythme nous transmettent d'ambivalentes émotions. Un pur délice pour les oreilles.
Le même génie mérite d'être signalé sur Violent Playground, vécu comme une immersion dans un couloir d'égout sans fin où règnent des immondices organiques ou métalliques ainsi qu'une constante insalubrité. Chaque reprise d'air au dessus de ces eaux nauséabondes se transforment en sursaut salvateur.
L'hommage à Orwell sur le titre du même nom est plus ambient et plus abstrait mais tout aussi réussi. Wordplay reprend en clôture les schémas déjà empruntés sur Ghost Planet, et cela même si la fin de cette odyssée mentale aura causé bien des troubles dans nos synapses et notre système limbique.

Violent Playground donne bien plus qu'envie de parcourir avec la même passion les travaux précédents de Logical Disorder. Et parce que la musique se transmet, se partage et n'appartient pas seulement à ceux qui la font, Breathe et cet artiste offrent en téléchargement libre et gratuit leurs oeuvres sur leurs sites respectifs. Les âmes pressés cliqueront simplement ici pour accéder au trésor. Un grand merci à tout ce petit monde.

                                http://breathe-comp.com/wp-content/uploads/2009/02/Front.jpg
par Ed Loxapac
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 17:35

Sortie : janvier 2010
Label : Balnave Records
Genre : Rap libre

Note : 5

Internet et l'accès aux logiciels de mixage permet aujourd'hui à de nombreux artistes de s'auto-produire et de distribuer facilement leurs expérimentations sonores. Nouvel exemple avec Noventa, un Lyonnais qui développe son univers très personnel sur des EP qui ne s'arrêtent pas aux frontières des styles. Avec la saison 2 de Paris Undercover (téléchargeable gratuitement ainsi que les autres saisons à partir de sa page Myspace), ce MC-producteur atteint un intéressant palier.

Sur ces dix titres, plutôt courts, Noventa fait tout d'abord preuve d'une grande créativité musicale. Difficile d'y accoler un style. Ses créations électroniques sont des collages sombres de samples, de sonorités synthétiques sur lesquelles s'insèrent des rythmiques plus ou moins décalées. La tonalité générale est assez dure, avec des ambiances rêches qui viennent heurter l'oreille et des alliances contre nature qui s'accordent pourtant ici dans un ensemble riche et surprenant.
Le Français pose sur cette musique baroque des textes variés reposant sur une scansion calibrée. Sa voix grave parlée semble plus à l'aise sur les passages plus abstraits (Au Milieu Des Cris) que sur les egotrips (Bol De Nitro) moins convaincants. S'il y a parfois des facilités dans ses paroles, Noventa offre la plupart du temps une approche intéressante en la matière (Vois version 2.0).
Un esprit rap plane bien entendu sur cet EP qui laisse aussi de la place à quelques minutes instrumentales, dont le morceau Le Purgatoire qui offre une alternative IDM rugueuse et inspirée.

Tout n'est pas parfait sur ce second volet de Paris Undercover, mais l'univers de cet artiste mérite la détour !
http://noventa.online.fr//fly/parisunder2.gif

par Tahiti Raph
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 19:32

Sortie : 18 janvier 2010

Label : Kompakt

Genre : Ambient

Note : 8/10

 

Cela fait 10 ans que Kompakt abreuve chaque année les fans d’ambient par le biais des compilations Pop Ambient. L’estimable Wolfgang Voigt reste fidèle à la maison mère puisque c’est lui qui a sélectionné avec minutie les différentes plages sonores de chaque édition. La livraison 2010 ne trahit pas les bases en proposant 13 titres d’ambient absolument irréprochables.


Pop Ambient 2010 est l’antidote le plus puissant qui soit au stress. C’est bien simple, il n’y a aucune faute de goût, l’ensemble formant un tout finement homogène. Il est pourtant facile de tomber dans le cliché "Nature et Découvertes" avec ce style de musique très épuré où la prédominance des nappes profondes fait face à de fines notes impalpables de piano ou de guitare. On ne se sent pourtant jamais pris au piège tant la matière sonore est ici travaillée avec finesse pour démontrer que la musique ambient peut parfois réussir à parler directement aux émotions. A ce petit jeu, les multiples nappes de Schildergasse de Triola se superposent pour une osmose crève-cœur pendant que 864M de Jurgen Paape vous rendra fébrile.

Pop Ambient 2010 est une compil' propice à stimuler l’imagination. Le voyage ne peut pas se faire sur la terre ferme. Ici tout est en apesanteur et quand les nuages se fond trop lourd, il ne reste plus qu’à plonger lentement au fond des abysses avec le progressivement enveloppant In The Wind de Thomas Fehlmann. Le potentiel cinématographique de l’ensemble se trouve renforcer par le sombre Deutz Air de Poponame, porté par une voix fantomatique. L’apothéose vient avec les 17 minutes sublimes de Will You Know Where To Find Me de Bvdub (aka Brock Van Wey) permettant une immersion totale dans un monde éthéré.


Ce Pop Ambient 2010, hautement recommandable, confirme le fait que Kompakt sait sortir avec grâce des sentiers balisés de la minimal. La prouesse de ce disque étant qu’à chaque nouvelle écoute, le voyage se révèle différent, les images évoquées se modulant selon l’humeur du moment.

http://1.bp.blogspot.com/_5HeGeE_QhSs/S0SR4MDSx0I/AAAAAAAAALM/Sq6KLUCxWro/s320/COVER_Pop+Ambient+2010.jpg

  par B2B

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 16:59

Sortie : janvier 2010
Label : Banzaï Lab
Genre : multiples

Note : 4

Rap, dub, dubstep, électronica... Senbeï mélange allègrement les styles sur son second album, The Kid, qui voit le jour deux ans après Trouble Toys. Le producteur bordelais, aussi à l'aise derrière des platines que des machines, démontre l'étendu de ses possibles sans faute de goût. Il s'illustre ainsi sur Owari par un rap instrumental dopé par une avalanche de samples de voix qui relèvent la guitare japonisante de fond. Il enchaîne sur un trip-hop, au sens premier du terme, ou un MC français vient un peu bousculer une douce voix féminine pour glisser vers de l'abstract tranquille. Senbeï poursuit sur l'IDM un brin vrillée de Fanny's Kitchen avant de nous entraîner vers des espaces dub ou plus dubstep avec le MC Youthstar. Il propose aussi avec Someday Baby un morceau où il démontre ses talents de turntablist sur un instru à la Herbaliser.

Mais que faire avec tout ça ? le Français a indéniablement de multiples cordes à son arc et chacune vaut le détour. La question porte plutôt sur l'ensemble. A vouloir être trop divers, The Kid perd un peu l'auditeur en offrant trop de directions différentes. Difficile de trouver un fil conducteur tant son auteur offre de pistes. L'attention va et vient selon les styles offerts. Et si différents titres, comme Night of The Living Dub ou Voilà, se détacheraient vraiment dans un disque cohérent, ils perdent de leur impact dans cette trop grande diversité.

Senbeï est doué, sait créer des univers originaux et crédibles, mais c'est en concentrant son esprit dans une direction qu'il pourrait faire un album vraiment solide. The Kid est un bon exemple de ce potentiel.

http://i774.photobucket.com/albums/yy21/ledluzyann/banner-1.png

par Tahiti Raph
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