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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 10:23

Sortie : novembre 2010

Label : Halbsicht Records

Genre : IDM, Ambient, Dowmtempo

Note : 8/10

 

En tant que Mnemonic, Michael Belletz et Sebastian Schulz ont réalisé quatre albums, et ce depuis une dizaine d'années. Le troisième, Monokultur sort sur l'excellent label parisien M-Tronic, tandis que le superbe Denkmodell, qui vit le jour en 2009, signe le début d'une collaboration avec Halbsicht Records, estimable maison outre-Rhin à qui l'on doit notamment le Lucid Dream de Pleq. Mais 2009 marque également la séparation du duo d'orfèvres IDM que sont ces deux Allemands. Ce cinquième album, Hörsinn, est l'oeuvre du seul Michael Belletz, qui rend une brillante composition.

 

S'il demeure dans la lignée de Denkmodell, Hörsinn parait mûri, presque sage, et immensément propice à l'abandon salutaire. La musique de Mnemonic est de celles dans lesquelles on sombre tout entier, dont la beauté inonde l'esprit et épingle l'âme. IDM grave et stellaire, ambient introspectif, les divines mélodies synthétiques se frottent au glitch, épousent des basses profondes, et survolent, sereines et oscillantes, de denses parterres rythmiques. Entre les échos et les délicats cliquetis du beat, les field recordings élargissent encore l'espace. Bruits de pas sur route craquante (Miasma), manipulations métalliques (Hiersein) ou lointains chuchotis vous entraînent loin, au coeur d'un écosystème où l'abstraction a pris l'avantage. Pénétrer ce milieu est risquer le non retour. Hörsinn invoque un abysse émotionnel dont la mélancolie semble aussi pénétrante que la composition est saisissante. Le lecteur régulier et tatillon pourra émettre qu'il est franchement souvent suggéré en ces lignes que tel album renferme des trésors de spleen et de sentiments nostalgiques. Cela aura rarement été aussi vrai que chez Mnemonic. Chaque note, chaque harmonie, chaque souffle semble imprégné jusque dans ses fibres d'une tristesse plus aiguë que la morsure d'une lame, que le baume du temps aurait transcendé et mué en profonde grâce. Trouble désabusé que cette sensation, belle et triste à la fois, qui habite les moindres recoins de Hörsinn. Lorsque les notes de piano s'élèvent et que le glitch léger érafle cette plaie encore ouverte, il ne reste plus qu'à serrer les yeux et céder à la déroute. 

Cet album se doit d'être absorbé d'un seul bloc, et isoler des morceaux relèverait de l'hérésie, face à une telle cohérence. Malgré tout, se détachent l'admirable Violet Tinte, marche glorieuse et calme vers des sommets cristallins, qui n'est pas sans évoquer Arovane, le sublime Menschenlärm, Weg Von Mir, Hiersein, Zeitraffer, Miasma et... tous, on vous a dit. 

 

Michael Belletz a su tirer le meilleur de son expérience en solitaire. Hörsinn fait partie de ces disques intemporels et crève-coeurs, dont l'impact dévoilera ses effets sur la durée. On déplore déjà une diffusion vraisemblablement confidentielle. Certains pourront voir au lieu d'une mélancolie criante, une simple beauté aérienne et planante. Que ceux-ci ré-appuient sur la touche play, et jettent un coup d'oeil à l'artwork. Mais quelle que soit la façon dont on se l'approprie, ce disque ne peut décemment laisser indemne. 

 

mne10.jpg

par Manolito

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 10:44

 

Vous l'attendiez, vous désespériez, meilleur que le Beaujolais, le top albums dubstep 2010 est arrivé. Terme pris au sens large, tant ses frontières sont floues. Les disques proposés ici pouvant tout aussi bien tendre vers l'ambient, que flirter avec le breakcore. Ce top n'a nullement l'ambition d'être exhaustif, et l'album n'étant point le format de prédilection du genre, d'innombrables et excellents EPs ne sauront être pris en compte. Vos réactions, réjouies ou scandalisées, sont les bienvenues, tout ceci étant proprement subjectif. A la bonne vôtre.

 

Matta Prototype Matta - Prototype (Ad Noiseam) - chronique ici

 

cover Vex'd - Cloud Seed (Planet Mu) - chronique ici

 

adn129-500px Niveau Zero - In_Sect (Ad Noiseam) - chronique ici

 

clubroot2 Clubroot - II-MMX (LoDubs) - chronique ici

 

cloudsaremountains Eleven Tigers - Clouds Are Mountains (Soul Motive) - chronique ici 

 

scuba-triangulation-PINP.jpg Scuba - Triangulation (Hotflush Recordings) - chronique ici

 

Mount Kimbie - Crooks & Lovers Mount Kimbie - Crooks & Lovers (Hotflush Recordings) - chronique ici

 

ltmb450 Autopilot - Less Talk, More Bass (Life After Math) - chroniques   d'Autopilot ici et ici

 

rrr Roof Light - Kirkwood Gap (Hightpoint Lowlife) - chronique ici

 

10 echo003 Echodub Loves vol. 2 (compilation) - chronique ici

 

par Manolito

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 10:59

Top 10 des meilleurs albums tech-house de l'année 2010 (sélection 2009 ici).

Cette sélection est totalement personnelle et donc ouverte aux commentaires et critiques.

 

 

1http://images.booksamillion.com/covers/music/8/80/319/482/880319482823_1556384.jpg John RobertsGlass Eights (Dial) --> chronique ici


2 – arandel-in-d.jpg ArandelIn D (Infiné) --> chronique ici


3 - http://991.com/newGallery/Four-Tet-There-Is-Love-In-494433.jpg Four TetThere Is Love In You (Domino) --> chronique ici


4 - http://www.roughtraderecords.com/images/packshots/index.php?i=883870054423.jpg&w=300 Pantha Du PrinceBlack Noise (Rough Trade) --> chronique  ici


5 - http://2.bp.blogspot.com/_iY28eFWQM_Q/TEBJg5f4PBI/AAAAAAAAAnc/tmegenu1j3c/s1600/Shed.jpg ShedThe Traveller (Ostgut Ton) --> chronique ici


6 - http://locodice.com/newsletter/desolat/butti.jpg Martin ButtrichCrash Test (Desolat) --> chronique ici


7 - http://static.boomkat.com/images/372210/333.jpg Christopher RauAsper Clouds (Smallville) --> chronique ici


8 - http://factmag-images.s3.amazonaws.com/wp-content/uploads/2010/02/ostgut-cd83733.jpg Marcel DettmannDettmann (Ostgut Ton) --> chronique ici


9 - http://static.boomkat.com/images/318242/333.jpg Peter Van HoesenEntropic City (Time To Express) --> chronique ici


10 - http://static.boomkat.com/images/339859/333.jpg EfdeminChicago (Dial) --> chronique ici


 

par B2B

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 13:18

Comme l'année dernière (ici), je me permets de retranscrire ma vision des meilleurs albums de ces illustres genres. Et comme l'année dernière, certains excellents opus manqueront à l'appel. Donc encore une fois, ce top n'engage que moi, humblement. C'est pas Les Inrocks ou Resident Advisor ici ! Nul ne détient la vérité. Elle se partage, donc n'hésitez pas à poster en commentaire votre propre classement. Pour les autres, bonnes (re)découvertes et à l'année prochaine.

P.S. : A noter que vous retrouverez certains de ces artistes au tracklist de notre première free compilation du genre, Between Shadows, Lights and Thunder qui devrait voir le jour en février 2011.

 

 

http://fixtstore.com/news/files/2010/09/AccessToArasaka_Void.jpg  Access To Arasaka - Void (); (Tympanik Audio) chronique ici

 

2 http://3.bp.blogspot.com/_GSTkcFN7zdo/S9jd1ZaD_wI/AAAAAAAAA3U/lke6n3SExjw/s1600/cover.jpeg  Ginormous - The Sound Of Love Impermanent (Ant-Zen) chronique ici

 

3 http://www.impulart.com/images/pleq1.jpg  Pleq - Sound Of Rebirth (Impulsive Art) chronique ici

 

http://www.fixtstore.com/img/graphics/IndieStore/Igorrr_Nostril%202.jpg  Igorrr - Nostril (Ad Noiseam) chronique ici

 

5 http://www.u-cover.com/u-cover/images/ucdr075big.jpg  Amorph - Aléas (U-Cover) chronique ici

 

6 http://3.bp.blogspot.com/_D3WHkOh6MWA/TOUxYovVn8I/AAAAAAAABZY/7W-hOoBLQX8/s320/ta050-tapage_meander-etched_in_salt.jpg  Tapage & Meander - Etched In Salt (Tympanik Audio) chronique ici

 

7 http://img.over-blog.com/300x300/2/47/16/19/042e7f63d5e8.jpg  Proem - Enough Conflict (n5md) chronique ici

 

8 http://www.synthema.ru/uploads/posts/2010-05/1275005216_fsol10.jpg  Future Sound Of London - Environments 3 (FSOL Digital) chronique ici

 

9 http://tympanikaudio.com/wp/wp-content/uploads/coverart_web-600x600.jpg  Candle Nine - The Muse In The Machine (Tympanik Audio) chronique ici

 

10http://4.bp.blogspot.com/_zcds4wNWXPE/TDsCCvGQZ6I/AAAAAAAAAbk/N0QVSLk-cow/s1600/Asura_Asura.JPG  Asura (Ryan York) - Asura (Non projects) chronique ici

 

11http://www.inskt.com/wp-content/uploads/2010/11/artefact.jpg  Nebulo - Artefact (Hymen Records) chronique ici

 

12http://i180.photobucket.com/albums/x21/mindwaves/Karsten%20Pflum%20-%20Slaphead%20Faun/frontcover-425.jpg  Karsten Pflum - Slaphead Faun (Mindwaves Music) chronique ici

 

13http://img.over-blog.com/298x300/2/47/16/19/9.jpg  arMuta - Sebilacotha (Raumklang Music) chronique ici

 

14http://www.fixtstore.com/img/graphics/IndieStore/RoelFuncken_Vade%202.jpg  Roel Funcken - Vade (Ad Noiseam) chronique ici

 

15http://www.ultimae.com/img/newsletter/inre043-ASURA-360-front.jpg  Asura (Charles Farewell) - 306 (Ultimae) chronique ici

 

16http://www.freakenergy.ru/uploads/posts/2010-03/1269396516_s27-035-front.jpg  Altered:Carbon - Altered:Carbon (Section 27 Netlabel) chronique ici

 

17http://images.digital-tunes.net/releases/audiomedikation/full_size.jpg  Abs6 - Audiomedikation (Hymen Records) chronique ici

 

18http://img.over-blog.com/298x300/2/47/16/19/autumn_fields_cover.jpg  Dirk Geiger - Autumn Fields (Tympanik Audio) chronique ici

 

19http://www.boltfish.co.uk/images/releases/BOLTLP009_GluedOnThinMemories_300px.jpg  Sabi - Glued In Thin Memories (Boltfish) chronique ici

 

20http://www.ultimae.com/img/newsletter/CBL-Interloper-artwork-newsletter.jpg Carbon Based Lifeforms - Interloper (Ultimae) chronique ici

 

21http://www.israbox.com/uploads/posts/2010-11/1289477971_subheim-no-land-called-home-2010.jpg  Subheim - No Land Called Home (Ad Noiseam) chronique ici

 

22http://www.adnoiseam.net/store/images/kraken-strop.jpg  Kraken - Strop (Raubbau) chronique ici

 

23http://www.stigmata.name/wp-content/uploads/2010/01/ant-zen-act244-x6.jpg  Diaphane - Samdhya (Ant-Zen) chronique ici

 

24http://breathe-comp.com/wp-content/uploads/2009/02/Front.jpg  Logical Disorder - Violent Playground (Breathe Netlabel) chronique ici

 

25http://ecx.images-amazon.com/images/I/51XCBZHZyQL._SL500_AA300_.jpg  Autechre - Move Of Ten (Warp) chronique ici 

 

 

par Ed Loxapac

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 11:26

Sortie : 25 novembre 2010

Label : Sushitech

 

En 2010, on en a bouffé de la deep-house hautement recommandable. A croire que dans le petit monde de la house, c’est l’année des rythmes qui chaloupent, des basses rondes et des ambiances jazz. Finalement, on a été peu confrontés à des albums médiocres, ou alors on a su les éviter consciencieusement, et on ne va pas s’en plaindre. Mais la fin de l’année arrive et voilà que je parle trop vite. Arrive à mes oreilles Makam avec How Long Is Now ?, premier album ouvertement estampillé deep-house, sortant chez Sushitech. Alors qu’on pensait qu’il n’y avait plus qu’à se laisser couler jusqu’à la fin de l’année, déboule l’album synthétisant à lui tout seul les failles et les clichés. Car oui, How Long Is Now ? est un ratage total.

Mais comment peut-on tomber aussi vulgairement dans cette autoroute d’une linéarité plombante ? C’est bien simple, le Hollandais Guy Blanken semble s’en foutre du travail d’orfèvre que l’on retrouve habituellement sur ce genre de disque. Il préfère se concentrer sur l’aspect purement clubbing de la musique. Après tout, pourquoi pas, la démarche peut s’avérer louable. Si on se limite à cette approche, How Long Is Now ? se révèle entraînant et groovy. Un morceau type Relations, fera largement son effet sur un dancefloor avec son côté disco-funk 70’s à l’efficacité primaire imparable.

Mais le problème c’est qu’à ce niveau, on a l’impression que Makam considère les danseurs comme des décérébrés. Allez hop, je me contente d’une boucle répétitive basique, je fais monter la pression avant un bon gros kick et puis je redescends en douceur. Dans le genre prévisible et formaté, on a rarement fait mieux… ou pire. Makam connaît la recette, il se contente à chaque morceau d’empiler les ingrédients. Mais le résultat ressemble davantage à un porridge anglais qu’à un met raffiné. Tout y est prévisible jusqu’aux maigres paroles de Thing I Embody répétant inlassablement "My dream, my soul and my spirit". Le pire c'est que l'album est long, très long, trop long.

Ce How Long Is Now ? fera figure d’exemple à ne pas suivre pour tout producteur de deep-house en devenir. Makam signe un travail bâclé et sans idées.

 

http://3.bp.blogspot.com/_7_1Ig9WMaRw/TO2Xq3w9ZaI/AAAAAAAAByo/8EJ1xz7eWIs/s1600/Makam+-+How+Long+Is+Now.jpg

 

par B2B

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 19:19

Sortie : août 2010

Label : Blikmusik

Genre : IDM

Note : 7/10

 

Audrius Vaitiekünas est un Lituanien installé à Londres. Il sévit depuis le début des années 2000 en tant que IJO. Comme il le décrit lui-même, son style varie en fonction de ses humeurs. Allant de la drill'n bass à l'électronica, tout en explorant des trajectoires parfois plus noisy et plus expérimentales lorgnant souvent du côté du jazz. Véritablement connu des seuls initiés qui passent des nuits à fouiner sur les netlabels, IJO est pourtant loin d'être un débutant. Pour avoir enfin un toit à lui où sortir ses travaux, il a fondé cette année son propre label : Blikmusik. Delay Preform en est la première réalisation. L'édition physique plus que limitée (50 exemplaires) étant épuisée, ceux qui voudraient l'acquérir dans sa version digitale devront dépenser la somme astronomique de... 1,5 euro.

 

Si son humeur du moment détermine les directions qu'il prend, IJO n'a pas dû passer une trop mauvaise année. Bucolique et organique, sa musique semble toujours avoir la tête dans les nuages. Pas par un éventuel caractère distrait, mais plutôt de par son côté atmosphérique permanent, même quand la rythmique se montre un peu plus nerveuse. Les textures sont cristallines, presque liquides, hachées par des cuts où des boucles rythmiques dopées à l'homéopathie. Son utilisation du glitch et des click'n cuts ressemble à celle des beatmakers de l'Empire du Soleil Levant, qu'on rencontre souvent chez Mille Plateaux. La douce mélancolie qui émane de Mille Teck nous colle ce petit sourire béat, qui survient avant la larme amusée qui colle toujours aux yeux des contemplatifs de bon goût. Si le rythme se complexifie un peu parfois, ce n'est jamais au détriment de l'aspect "comptine pour adultes restés de grands enfants" (Tier Valey ou Forey). En effet, il y a toujours un côté ludique dans les tracks de IJO. Particulièrement dans le découpage, qui donne ce côté oscillant et haché entre rêve enfantin et réalité. Si Mountains Of Peru et ses flûtes trop aériennes pour moi ne me pousseront pas à gravir la cordillère des Andes, l'ensemble de ce mini album (sauf peut-être Huntig Pletoria) a le don de me coller le smile et de débarbouiller la grisaille de cette triste saison. Et rien que pour ça, je veux bien lâcher ma pièce.

 

A l'écoute des huit titres de ce très sage et très charmant Delay Preform, on se demande bien ce que ce fan de drum & bass pourrait nous pondre quand il est d'humeur plus maussade ou simplement plus chafouine. On espère vous tenir informés.

 

http://www.tkshare.com/pic/20101207/20101207211546143.jpeg

par Ed Loxapac

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 21:54

Sortie : novembre 2010

Label : Impulsive Art

Genre : IDM, Glitch & Melancholy

Note : 8,5/10

 

Ceux qui suivent mes chroniques depuis longtemps savent toute l'admiration et le respect que je voue à Pleq, musicien polonais aujourd'hui établi à Varsovie que ses amis appellent aussi Bartosz Dziadosz. Depuis quelque temps, il semble que certains esprits aigris me le reproche. Peut-on sérieusement blâmer un artiste qui est un insatiable bourreau de travail sans jamais céder à la dispersion ? D'être plus à l'aise face au laptop ou au piano pour s'exprimer ? Certes, Pleq sort un nombre incalculable de disques par an. Pourtant, jamais la qualité ne s'en est ressentie. Je dois avouer que parmi ceux-là, je retiendrais plus particulièrement Lucid Dream, The Metamorphosis et The Fallen Love, même si My Life Begins Today paru cette année laisse entrevoir les même promesses sur le long terme. Lors de nos nombreuses conversations virtuelles et nocturnes, Pleq m'avouait récemment que Sound Of Rebirth serait sa dernière réalisation orientée vers l'IDM et l'appellation unique "Glitch and Melancholy". Il souhaite désormais se concentrer sur des projets plus axé sur le drone et des édifices encore plus expérimentaux et acousmatiques. Je suis la tristesse de Jack. En tous cas, l'excellent label Impulsive Art donne enfin l'occasion au Polonais de s'exprimer sur un label jeune mais déjà bien majeur. Souvenons nous de l'inégalable compilation Thesis, de la ré-edition en vinyle des premiers travaux d'Igorrr et des albums d'Atmogat et d'IP Neva.

 

Les aigris ne seront pas surpris si je dis que ce nouvel album est un cru exceptionnel. Jamais, Pleq n'avait bénéficié d'un tel niveau de production. Avec cette minutie et ce style si mélancolique qui le caractérise, Pleq érige des mélodies sensibles comme seul un natif de l'Europe de l'Est peut en créer. De la grisaille s'élève un coeur transi par le froid du monde, spectateur cynique des espaces décharnés. L'espoir en l'illusoire quête du bonheur est pourtant là. La musique de Pleq s'adresse plus que jamais à ceux qui ont connu l'errance et la désillusion, sentimentale ou non. A ceux qui ne se sentent pas encore assez vivants pour avoir pleinement peur de la mort. A cette génération d'hommes et de femmes qui n'a trouvé que l'art comme seul refuge à son angoisse et à son malaise. Pleq est un de ces poètes là. Poussant cette fois-ci encore plus loin l'alchimie entre compositions classiques modernes et musiques électroniques, un souffle chaud très tourné vers le jazz fait aussi régulièrement son apparition. On avait déjà constaté sur Maus (issu de The Metamorphosis) que Pleq savait de temps en temps s'adjoindre les services de voix qui prennent aux tripes. Sur les superbes Black Dog et Raindrop, Hiiro-Tent et Natalia Grosiak posent un timbre et des mots simples sur des mélodies qui n'attendaient que ça. Il y aussi des titres plus froids et plus techniques qu'on n'attendaient pas de Pleq. Comme les magistraux Hackneyed Words, The Ribbon mais surtout Integral, où aucun bleep n'est là par hasard. Que dire des trajectoires joliment naïves de I Saw Some Pretty Flowers Today ? Et de cette collaboration avec Magnitophono (The Robot Can't Swim) où le piano (si cher à Pleq) réchaufferait même le coeur de celui qui ne croit plus en rien. Nul ne s'étonnera de me voir donner ma préférence à A Very Gentle Death, dans un registre plus classique et plus convenu de la part de Pleq mais dont l'excellence inégalée dans le genre jette même à terre le plus sceptique. Tout comme le dramatique morceau qui donne son nom à l'opus, lamenti faussement répétitif où les cordes, le piano, le glitch et des éléments discrets de batterie unissent leurs larmes. Si cet album est idéal (car plus immédiat) pour se plonger dans l'oeuvre complète de Pleq, le casting au niveau des remixs est lui aussi impressionnant. Tapage apporte sa relecture de Sound Of Rebirth an ayant l'intelligence de ne jamais dénaturer l'original et de rester dans la ligne directrice et cohérente de l'album. Nebulo offre forcément un lifting bluffant et très expérimental de The Ribbon. Le génie des deux artistes pré-cités n'est plus à prouver. On est donc pas surpris de les voir apporter leur participation avec maestria. C'est pourquoi je donnerais sans doute ma préférence au splendide Raindrop du bien trop rare Spyweirdos et de son cuivre.

 

Pleq signe là un chef d'oeuvre absolu qui fera forcément partie des toutes meilleures oeuvres de l'année, n'en déplaise à certains. De par son caractère plus immédiat et grâce à une production qui rend simple à l'écoute les aspects les plus complexes, Sound Of Rebirth se doit d'être le compagnon nocturne des mélomanes mélancoliques. Bien au delà de la seule sphère électronique. Indispensable.

 

http://www.impulart.com/images/pleq1.jpg

par Ed Loxapac

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 10:33

Sortie : 29 octobre 2010

Label : Archipel Musique

 

Album conceptuel, proposition où le hasard tient une place prépondérante, Channeling (Cycles) ne se laisse pas amadouer au premier regard mais laisse une empreinte durable dans l’esprit. Jean-Patrice Remillard n’est pas un sombre arriviste, lui qui officie, sous le pseudo Pheek, dans le milieu techno depuis une dizaine d’années tout en s’écartant avec malice de tous les schémas préconçus. En fondant Archipel, il a rapidement pris la tangente. Son collectif de musiciens et designers ne travaille pas la matière sonore comme une vulgaire machine à danser. Ici tout est mis en commun pour mieux brouiller les pistes, les sorties sont en édition limitée pour maintenir le mystère.

Alors quand est annoncé le dixième album du Canadien Pheek, on se demande encore de quoi il va en retourner. Le concept est pourtant aussi simple qu’il pourrait paraître roublard : appliquer le principe de l’écriture automatique à la création musicale. Le risque de tomber dans un surréalisme abscons est grand. Après tout, l’écriture automatique peut rester un prétexte à toute expérimentation, même foireuse. Pourtant, Channeling (Cycles) se révèle fascinant car, malgré la part de non-sens, il est fichtrement maîtrisé. Paradoxe ?

L’album se scinde en deux types d’exercices. Les plages purement expérimentales et les tracks deep-house. Quand Pheek se concentre sur une house mental, toujours étirée (les 3 titres house dépassant les 10 minutes), on reste en terrain connu, naviguant entre basses réconfortantes et sonorités aquatiques. Pheek connaît les codes, en joue et petit à petit le piège se referme vicieusement sur nous. Skating (On The Rings Of Saturn) et Ghost Whisperer sont de cinglantes réussites house. Quand Pheek verse dans l’expérimentation, l’album se révèle alors aussi fascinant qu’opaque. Les sonorités désagréables de Big Trouble In Little Cave flirtent avec la recherche sonore, Snake Entry ; Day 3 regarde du côté de la proto-house.

Les jeux de fréquences et d’oscillations demeurent des exercices risqués et pourtant l’album se révèle suffisamment insolite dans sa force de proposition pour que le mélange des genres finisse pas l’emporter devant tant de fluidité et de pertinence.

La musique de Pheek rappelle à quel point la musique électronique est bien plus qu’une simple machine à danser. Channeling (Cycles) permet de télescoper house et expérimentation par le biais du non-sens pour un résultat envoûtant.

 

http://bandcamp.com/files/40/95/4095243431-1.jpg

par B2B

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 20:01

Sortie : décembre 2010

Label : Galapagos4

 

Le label de rap de Chicago Galapagos4 a été bien discret cette année, avec bien peu de sorties. A noter tout de même les albums de Hellsent, False Profit (chroniqué ici), et le très bon The Owl de Qwel & Maker (chroniqué ici). Histoire de se rattraper avant la fin l'année, le MC vétéran Robust y publie un maxi de 15 plages sous forme de visite de "Windy city" en compagnie du jeune producteur Pore, avant un album à venir l'an prochain.

 

Disons le de suite : la collaboration entre les deux hommes fonctionne parfaitement. Et si ce maxi ne dure qu'une trentaine de minutes, les interludes et les titres accrocheurs donnent l'impression d'avoir déjà quantité de bon son à se mettre sous la dent. Pore pioche ses samples dans une soul mélodieuse et jazzy pour des productions down tempo qui conviennent au flow habile de Robust. Le tour de la ville se fait donc dans une voiture confortable sous la chaleur du soleil. Le label conseille d'ailleurs d'écouter cet EP "relax, de s'en rouler un et de trouver un endroit où s'asseoir". Les morceaux, tous assez courts, défilent sans se presser, entrecoupés de messages sur Chicago en guise de respiration de circonstance.

Avec High Roller, l'ambiance est posée. Un sample, un beat et quelques scratchs sur lesquels le MC envoie son récit avec dextérité, laissant toujours un peu de place à la musique. Robust développe son style un peu à l'ancienne, "quand avoir des rimes de tueur était plus important que de savoir qui a plus d'argent ou de notoritété", résume Galapagos4 sur son site. Sur Take A Breath ou Dollar Bin Record, il semble en effet régner à Chicago une certaine insouciance qui permet aux rappeurs de s'exprimer avec honnêteté.

 

Cela fait longtemps que New York et LA n'ont plus le monopole en matière de rap. Galapagos4 fait bien de rappeler de temps en temps que Chicago doit aussi apparaître sur la carte.

 

http://www.galapagos4.com/images/news/G40051_web.jpg

par Tahiti Raph

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 11:18

Le Top Blogueurs 2010 : La sélection des meilleurs albums de l’année

15 en 2008, 37 en 2009, nous sommes cette année 60 blogueurs musiques francophones à vous présenter au travers d'un classement commun les 20 albums qui nous auront collectivement le plus marqué en 2010. En espérant en toute humilité vous permettre de redécouvrir certains disques ou mieux d'en découvrir de nouveaux...

The Radio Dept - Clinging To A SchemeThe Radio Dept - Clinging To A Scheme

Branche Ton Sonotone : Les suédois de The Radio Dept. creusent le sillon d'une pop douce et fantomatique avec un acharnement de surdoués. Leur dernier opus a la couleur d'un coucher de soleil sur un lac scandinave : mélodies diaphanes, tourbillons distordus et rythmiques hypnotiques sont au rendez-vous d'un album qui a un goût d'insaisissable. Un charme nordique, à la fois enjoué et nostalgique, distant et incroyablement émouvant. A lire la critique du Golb et de Branche Ton Sonotone

Syd Matters - BrotheroceanSyd Matters - Brotherocean

La musique à Papa : Mon histoire avec Syd Matters ? Cela me rappelle ces filles que l'on rencontre comme ça au hasard d'une soirée et auxquelles on n'attache d'abord pas vraiment d'importance. Pas qu'elles soient moches, loin de là, mais on les trouve un peu ...chiantes, manquant de fantaisie. Et puis, un jour, c'est la révélation. On ne comprend pas vraiment pourquoi : est-ce nous qui avons changé ou est-ce elles ? En tout cas, "Brotherocean" a résonné comme une évidence. Comme s'il n'y avait rien eu avant. Et tant pis, s'il n'y a rien après... "A moment in time ", comme disent les anglais. A lire la critique de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes et de So Why One More Music Blog

Deerhunter - Halcyon DigestDeerhunter - Halcyon Digest

Esprits Critiques : Réussir un mélange est une chose compliquée. Si vous mélangez des couleurs dans un verre, il y a des chances que vous obteniez un cocktail maronnasse peu appétissant. La musique de Deerhunter, ça pourrait être ça. En mêlant de la noirceur, du son brut, du kraut, des mélodies presque pop et un son aquatique, le risque de gloubiboulga est présent. Pourtant, la bande à Bradfortd Cox a (encore) livré une œuvre subtile et unique, et arrive (encore) à polir un genre qu'il faudrait créer pour eux. Ils savent en tout cas faire monter une ambiance en neige, profiter de ce son vaporeux pour que le brouillard précipite en averse et mener vers une fusion encore plus fluide entre l'écriture et le son. A lire les critiques de Tasca Potosina et de Ears Of Panda

Pantha du Prince - Black NoisePantha du Prince - Black Noise

Playlist Society : "Black Noise" est un lac perdu dans les montagnes : derrière son romantisme pictural et ses sonorités enivrantes et apaisantes se cachent les traits des tornades à venir et des rayons du soleil qui comme chez Turner caressent les tragédies. Les mélodies électroniques de Hendrik Weber nous guident alors dans la taïga, se dérobent et nous abandonnent face à l'aurore boréale. A lire la critique de Pop Revue Express et le live report de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes

Joanna Newsom - Have One On MeJoanna Newsom - Have One On Me

Brainfeeders & Mindfuckers : Joanna Newsom ne s'impose jamais nulle part. Elle se fraie un chemin délicatement, avec grâce, avec le temps de son côté. Elle effleure du son de sa harpe, comme une caresse derrière l'oreille, sa voix est devenue satin, mais au fond, rien n'a changé. Elle reste impossible à apprivoiser, toujours insaisissable. Elle s'échappe par tous les détours, dans cette forêt qu'elle dessine en trois disques et quelques chansons. Il suffit donc d'être patient, de la laisser s'approcher peu à peu, puis de se plonger entièrement dans la mystique lumineuse de "Have One On Me". Alors Joanna Newsom devient cette amie imaginaire qui ne peut sortir que d'un rêve. Mais tout est bien réel. A lire les critiques de Playlist Society et de Listen See Feel

Mount Kimbie - Crooks & LoversMount Kimbie - Crooks & Lovers

Chroniques Automatiques : "Crooks & Lovers", trop court, bancal mais pourtant tellement maitrisé, contient des morceaux frisant la perfection, qui dragueront tous les cœurs sensibles. Mélancolie electronica matinée de rythmes 2-step, Mount Kimbie, c'est surtout mini-jupes et arcs-en-ciel, bitume et claquements de doigts. Bonheur. A lire les articles de Brainfeeders & Mindfuckers et de Musik Please

Cougar - PatriotMGMT - Congratulations

Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ? : MGMT avait réussi à prouver sa capacité à coller quelques tubes imparables au milieu d'un album fadasse. Le "toujours difficile deuxième album" en est l'antithèse : pas de morceau direct (hormis l'imparable Brian Eno) mais un album fabuleux de complexité, de richesse, une pièce montée de folie(s) et de "plus" qui jamais ne touchent au "trop". Si c'est ça l'avenir du space-rock (ou du prog), on signe des deux mains, et on attend la synthèse en sifflotant "Flash Delirium". A lire les critiques de Des Oreilles dans Babylones et du Golb

Zola Jesus - StridulumZola Jesus - Stridulum

Unsung : Pour la première fois, Zola Jesus s'est enregistrée en studio, entourée de musiciens professionnels. Cette production soignée met surtout en valeur sa voix profonde, ce timbre légèrement rauque à donner des frissons, renforcé par la réverbération, l'atmosphère angoissante entre rythmiques 80's, piano entêtant, et des textes emprunts de doutes, d'espoirs fragiles, et de complaintes mélancoliques. Cet émouvant "Stridulum" révèle une jeune artiste talentueuse. A lire les articles de Little Reviews et Toujours Un Coup d'Avance !

Gil Scott Heron - I'm New HereGil Scott Heron - I'm New Here

Arbobo : Une histoire d'ange déchu, une histoire vraie. Une histoire de phoenix, de père putatif du rap extrait de tôle par un producteur aux doigts d'or. Il a serré la main du diable, le bougre. Gil Scott-Heron vient peut-être de publier son plus bel album, le plus noir, creusé à mains nues dans le bitume crasseux de New York. Ca saigne, ça saigne mais c'est vivant. C'est palpitant. A lire les critiques de My(Good)Zik et du Choix de Mlle Eddie

LCD Soundsystem - This is HappeningLCD Soundsystem - This is Happening

I Left Without My Hat : James Murphy a beau s'en amuser et assurer le contraire ("You wanted a hit, but that's not what we do"), ses Lcd Soundsystem, tout en popisant leur propos, n'auront pas franchement changé leur fusil d'épaules avec "This is Happening", troisième et ultime album du groupe. Continuant de rendre hommage à la musique contemporaine par divers emprunts voulus ou fortuits (du Velvet Underground par ci, du Bowie par là), "This is Happening" est un disque aux contours rock, aux beats toujours synthétiques, mais à la vision globale très pop. Surtout, il n'est rien de moins qu'une belle épitaphe pour une des aventures discographiques les plus passionnantes et emballantes de ces dix dernières années, au fronton de laquelle le mot plaisir semble avoir été gravé en lettres d'or. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et La Musique à Papa

Sufjan Stevens - The Age of Adz Sufjan Stevens - The Age of Adz

Ears of Panda : 5 ans après Illinois, Sufjan Stevens nous revient, non sans quelques doutes, avec son projet le plus personnel et sûrement le plus risqué. Retrouvant ses premières amours pour la musique électronique sans abandonner pour autant son goût pour la pop baroque, le compositeur de 35 ans accouche d'un disque pour le moins étonnant. Le génie détruit pour mieux reconstruire et nous offre cet album d'un genre nouveau; à l'ambition démesurée, aux sons hachés, rugueux, épileptiques même, sans perdre jamais de sa superbe. On retrouve alors, dans l'essence même de ce disque, ce doux rêveur toujours en perpétuel mouvement, qui nous avait laissés sans nouvelles depuis bien trop longtemps. A lire les critiques de Esprits Critiques et Brainfeeders & Mindfuckers

Flying Lotus - CosmogrammaFlying Lotus - Cosmogramma

So Why One More Music Blog : Le prodige originaire de la Cité des Anges s'affranchit sur ce troisième album des formats classiques en terme de durée et des carcans trop étroits d'un genre que l'on définissait comme l'abstract hip-hop. Entouré de musiciens talentueux et confirmés, élégant dans son costume de chef d'orchestre qui lui sied à merveille, il dirige des micro-symphonies aussi organiques qu'électroniques, laissant parler son héritage et s'exprimer sa fibre jazz. A lire les critiques de De La Lune On Entend Tout et de Nuage Noir

Caribou - SwimCaribou - Swim

Pomme de Pin : Hypnotique et viscéral, réfléchi et instinctif, cérébral et dansant, sur "Swim", Caribou mêle boucles électroniques et rythmiques tribales et en profite pour réconcilier la tête et les jambes. L'expression Intelligent Dance Music reprend des couleurs et en une tournée tellurique, toutes batteries dehors, Dan Snaith fait mentir tous les clichés sur les mathématiciens. A lire les critiques de Five Minutes et So Why One More Music Blog

Owen Pallett - HeartlandOwen Pallett - Heartland

C'est entendu : Débarrassé de son pseudo geek à souhait (Final Fantasy), Owen Pallett brandit l'étendard de son patronyme civil comme le symbole d'une ambition enfin assouvie. Auto-proclamé Seigneur Divin du Royaume de "Heartland", il décore cet univers d'arrangements subtilement magnifiques et réalise un chef d'oeuvre pop dont la "lecture" révèle une mise en abyme homo-érotico-créatrice digne de tous nos louanges. A lire les critiques de Feu à Volonté et de Ears Of Panda

Janelle Monae - The ArchAndroidJanelle Monae - The ArchAndroid

Le Gueusif Online : Une torpille de soul-funk qui n'oublie pas d'être outracière, voire parfois un peu kitsch, mais qui détonne certainement dans le paysage musical monochrome de cette année 2010. Une voix, une présence et un talent à suivre, que ce soit en studio ou en live, où toute la classe de Janelle Monàe resplendit. A lire les critiques de With Music In My Minds et Music Lodge


The Black Keys - BrothersThe Black Keys - Brothers

Le Choix de Mlle Eddie : Ô Dan Auerbach que ta voix est belle ! "C'est pour mieux te régaler", pourrait-il me répondre. Le duo d'Akron s'autorise tout sur cet album : rock, blues, pop et même soul, avec une production qui n'a jamais été aussi bonne. Un poil trop lisse, diront certains, par rapport à ses prédécesseurs. C'est vrai, mais ce qu'ils perdent en abrasivité ils le gagnent en diversité. Et Auerbach n'a jamais aussi bien chanté. Ce Brothers, c'est la grande classe. A lire les critiques de La Quenelle Culturelle et du Gueusif Online

Beach House - Teen Dream.Beach House - Teen Dream

Hop : Beach House tutoie enfin les sommets avec ce troisième album. Plus faciles d'accès, plus immédiates que par le passé, les chansons de Beach House brillent ici par l'éclat des mélodies, par la beauté triste et bouleversante des arrangements assez somptueux que l'on trouve tout au long de ces dix hymnes à la mélancolie qui évoquent la froideur d'une piste de danse au petit matin. A lire les critiques de Between The Line Of Age et du Choix de Mlle Eddie

Four Tet - There is Love in YouFour Tet - There is Love in You

Good Karma : Obsédant : c'est le moins que l'on puisse dire de ce cinquième album de Kieran Hedben. Très loin de son groupe de post-rock Fridge, l'Anglais a choisi la musique électronique pour s'exprimer en solo. En résulte un disque inspiré par le jazz, la house et l'electronica. Il y livre des compositions aussi bien dansantes qu'introspectives, à l'inspiration et la production impeccables. Lumineux. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et de I Left Without My Hat

Swans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The SkySwans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky

Where Is My Song : A l'heure des come backs périmés et après 13 ans de silence, les Swans réactivés offrent un album magistral, oppressant, monolithique, volontiers misanthrope, beau comme un mensonge et sale comme la vérité. Une rigoureuse apocalypse. Bande son idéale pour la fin du monde civilisé, que l'on peut désormais attendre avec sérénité. A lire les critiques de Playlist Society et du Golb

Gonjasufi - A Sufi and a KillerGonjasufi - A Sufi and a Killer

Des Oreilles Dans Babylone : Sans aucun doute possible l'ovni musical de 2010, Sumach Ecks a surpris tout le monde. Débarqué de nulle part bien qu'actif depuis les années 90, il est sorti de son désert de Mojave parrainé par Warp pour nous livrer un disque intemporel et inclassable. Soul chamanique, hip hop dérangeant, rock bordélique, chaque plage de cet objet unique accouche d'un genre nouveau. Il y a tant d'inventivité et d'imagination dans cet album qu'il est impossible d'en faire le tour en moins de cent écoutes. Passer à côté serait une erreur monumentale. A lire les critiques de Chroniques Electroniques et de Les Insectes sont nos amis

Les participants au Top des Blogueurs 2010 :

Alain de Soul Kitchen, Anakin de Attica Webzine, Arbobo de Arbobo, Benjamin F de Playlist Society et de Ricard SA Live Music, Benjamin L de Le Transistor, Benoit de Pop Revue Express et de Hop, Catnatt de Heaven can wait, Cedric de So Why One More Music Blog, Daniel de Listen See Feel, Dat' de Chroniques Automatiques, Dr Franknfurter de The Rocky Horror Critic Show, Dragibus de Les insectes sont nos amis, Eddie de Le Choix de Mlle Eddie, Edouard de Ears of Panda, Ed Loxapaq de Chroniques Electroniques, Elliott de Weirdbrowser, Neska de Adiktblog, Fabien de Kdbuzz, GT de Music Lodge, Gui Gui de Les Bons Skeudis et du Mellotron, Guic'The Old de Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ?, Jimmy de Nuage Noir, Joanny de Discobloguons, Joe Gonzalez de C'est entendu, Joris de Tasca Potosina, JS de Good Karma, Ju de Des Oreilles Dans Babylone, Julien LL de Des Chibres et Des Lettres, Junko de Unsung, Laure de Not For Tourists, Laurent de Rocktrotteur, Leroy Brown de I'll give her mélodies, Marc de Esprits Critiques, Martin de Branche Ton Sonotone, Matador de Between The Lines Of Age, Michael de Crystal Frontier, Mmarsup de Little Reviews, Myriam de Ma mère était hipster, Nathan de Brainfeeders & Mindfuckers, Nicolas de Soul Brotha Music, Olivier de Feu à Volonté, Olivier R de Where Is My Song, Paco de De La Lune On Entend Tout, Paul de Pomme de Pin, Pauline de E-Pop, Pierre de Musik Please, Rod de Le Hiboo, Romink de My(Good)Zik, Sabine de With Music In My Mind, Sfar de Toujours un coup d'avance !, Ska de 7 and 7 is, Sunalee de Bruxelles Bangkok Brasilia, Sylphe de Five-Minutes, Systool de Le Gueusif Online, Thibault de La Quenelle Culturelle, Thomas de Le Golb, Twist de I Left Without My Ha, Vincent de La musique à Papa, Violette de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes, Xavier de Blinking Lights

Chef de projet : Benjamin F / Identité visuelle et design : Laurent / Communication : Romink, Sylvie et les Waaa / Porte-paroles : Arbobo et JS

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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