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  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
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  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 17:50
Année : 2009
Label : Echocord


Luke Hess vient de Detroit, mégalopole industrielle qui vibre depuis le début des années 1990 au son des musiques électroniques.
Souvent dans l'ombre de Berlin, cette ville a enfanté de nombreux génies du genre, en créant des courants plutôt qu'en les copiant. Tant et tellement que la techno de Detroit est désormais une marque de fabrique.
Le jeune Luke Hess (28 ans) l'a bien compris. Il a fréquenté les soirées underground relativement tôt pour se forger une identité musicale propre.
Avant ce Light in the Dark, il est apparu sur plusieurs compilations à la gloire du Berghain de Berlin, mais a aussi publié plusieurs EP, notamment sur l'illustre Beretta Music Gray. Le dernier en date, Dub for Love, parle de lui même.

Ce qui différencie cet album des sorties techo/dub actuelles, c'est cette approche mathématique, quasi scientifique du beat et de l'aspect dancefloor.
La techno minimale souffre depuis longtemps de cette composition au kilomètre, avec ces montées qu'on sent venir de loin. C'est presque devenu conventionnel.
Luke Hess, lui, s'en fout. Il est capable de ne jamais balancer la montée tant attendue. Cela ne l'empêche pas pour autant de maintenir le clubber, même le plus ecstasié, dans une transe réfléchie et cérébrale.
Une musique dansante donc, mais intelligente également.
Mélodies caverneuses, basses abyssales, expérimentations analogiques, percussions urbaines sont enrobées d'un univers riche et sombre.
Tous les morceaux sont bons, même si ma préférence va aux Transform, Self Control et The Truth is.
Nul doute donc que cet album littéralement hypnotique fera l'objet d'écoutes multiples et d'un déchiffrage fouillé.
Déjà une des plus belles surprises de cette année.
                                 
par Ed Loxapac
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 03:54
Année : 2009
Label : Boltfish


Quelques semaines après la sortie de l'album de Cheju (chroniqué ici), c'est au tour de la deuxième moitié de la tête du label Boltfish de sortir son dernier effort discographique. Le Britannique Murray Fisher, caché derrière Mint, a déjà sorti quelques disques sur les labels Rednetic et U-Cover, pour ne citer que ceux là.

Ce Cardboard Roccketships arrive avec une facilité déconcertante à faire voyager l'auditeur au pays des songes. Son électronica organique relate des comptines et des rêves enfantins, lorgnant également vers une IDM éthérée lorsque le songe se montre plus anxiogène.
Passé l'ennuyeux, insipide et longuet I don't Kvetch, la machine à rêver se met en marche. Des mélodies naïves certes, mais dotées d'une évolution toujours imprévisible. Les comptines Musicbox Skit, Keiji's Dream ou Dorothy's Song sont sublimes.
A l'écoute de Tricycle Days, on pense à un jeune bambin qui erre sereinement dans des jardins lunaires et sécurisés, sur un vélo où les petites roues sont encore présentes à l'arrière. Ce même gamin affichera fièrement à son père admiratif qu'il grandit sur Shoes Too Big For Her Feet. Juste fascinant.
Mint fait également un travail brillant de superposition des différentes couches sonores et de traitement des textures, en attestent le bien nommé Aquarius et le glorieux Personal Spaces. Le venteux hip-hop System Cost, avec ses bleeps rampants, est également du plus bel effet. Le merveilleux Whispering Gallery frustre l'auditeur en fermant ce voyage au pays où rien n'a d'importance, mais où l'esprit se forge.
Un disque brillant à écouter à la tombée de la nuit, où avant une séance chez le psy, pour faire remonter à la surface toutes ces émotions et (plus ou moins fortes) angoisses refoulées de l'enfance.
Un voyage magnifique dont nul ne peut prétendre sortir indemme.
                               
par Ed Loxapac
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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 13:57
Année : 2009
Label : BML


C'est l'histoire d'une étrange rencontre entre The Strokes et les Beastie Boys. Deux influences que ne renient pas les Anglais de The Anomalies qui mélangent dans leur nouvel album guitares pop et flows rap excités, voire quelques passages clairement électroniques. Une drôle d"idée qui ne fonctionne pas trop mal, même si le côté pop est parfois un peu agaçant. Les incursions de guitares saturées ou de jungle énervée (Kid Riot) sont donc les bienvenues. On a presque envie de les encourager dans cette voie lorsqu'ils redeviennent trop sages ! Cela donne parfois de curieux résultats comme sur ce Bamboo Beats qui rappelle Fatboy Slim... une autre référence revendiquée sur leur page Myspace.
"Nous nous ennuyons vraiment facilement quand nous faisons la même chose", déclarent-ils sur leur site officiel. Cet album en est bien la preuve, au risque de perdre un peu l'auditeur. Un morceau rock (Employee of the Month) peut ainsi suivre un autre purement electro (Vibrations), sans liant aucun. L'esprit a donc tendance à s'échapper avant la fin du disque, ce qui permet d'éviter l'assez moyen Oldskool.
Bilan des courses : un album rafraîchissant et pas dégueu, mais qui manque de cohérence et de moments forts. Il se fondra donc assez vite dans la pile de CD qu'on ne remettra pas de sitôt sur la platine.


par Tahiti Raph
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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 02:19
Année : 2009
Label : Platinum

Après leur Surfing the Volcano paru en 2006, le duo normand (autrefois trio) Presidentchirac revient avec ce Yes Future paru ces jours-ci sur le label girondin Platinum. Rien qu'à la vue du nom du groupe, on est en droit de s'attendre à un truc d'azimutés.
Cette électro-pop sautillante semble être jouée par des punks blindés aux anti-dépresseurs. Très énergique et assez rock finalement, cet album recueille des tubes potentiels qui pourraient servir de générique au Grand Journal de Canal+. On imagine bien Tania Bruna-Russo et sa robe à fleurs Zadig & Voltaire s'agiter au son des My Broken 205, Mercy, Yes Future (très Klaxons) ou encore en 96. J'ajoute une mention spéciale au rafraîchissant et groovy Plaisir pour le Plaisir. Les voix sont nasillardes mais sonnent bien dans l'air du temps.
Seulement voilà, même après plusieurs écoutes successives, une question subsiste... cet album gentiment loufoque et bancal n'est il pas en fait, simplement tout pourri ?
En tous cas, prends garde à toi jeune parisien fashion aux converses customisées ! La hype 2009 arrive de Basse Normandie et tu ne la sens même pas venir !
                              
par Ed Loxapac
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 11:31
Année : 2009
Label : Galapagos4


Entre un hip-hop mainstream devenu de plus en plus indigeste et le mouvement abstract hip-hop qui peine à se renouveler, le fan de rap se retrouve le cul entre deux chaises. Le label de Chicago, Galapagos4, tente depuis quelques années de proposer un compromis avec ses productions résolument alternatives. Le label héberge entre autres l'excellent Offwhyte, auteur avec The Fifth Sun d'un magistral album de rap alternatif. Galapagos4 c'est aussi le collectif Typical Cats dont est issu Qwel.
Aujourd'hui, les sorties du label se font moins pertinentes mais restent intéressantes. Qwel, le MC, collabore ici avec Jackson Jones aux samples, et nous livre Jump The Gun. Le flow rapide de Qwel s'associe parfaitement avec l'ambiance sombre de Jackson Jones. Les premiers titres font rapidement leurs petits effets. La spirale sonore sur l'éponyme Jump The Gun vous plonge dans une ambiance suffocante. Les cordes lancinantes de Red C sont crépusculaires. On se laisse porter sans effort et c'est bien là le problème. Au bout d'un moment, on finit par oublier qu'on écoute un album et l'oreille se fait plus distraite. Ce n'est pas faute de rajouter des guitares électriques en fond sonore sur The Fist Buff. Disons seulement que malgré son homogénéité, cet album se révèle un brin trop répétitif.
Mais en ces temps de vaches maigres pour le mouvement hip-hop, on apprend à se contenter de peu. Avec Jump The Gun, Galapagos4 ne renouvèlera pas son label mais cela sera sans doute suffisant pour combler ses fans.


par B2B
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 11:28

Date : 1er mai 2009
Lieu : La Maroquinerie (Paris)

Drôle de 1er mai sous le soleil qui se finit dans la petite salle de La Maroquinerie. Difficile de se mettre dans l'ambiance, surtout quand on vous sert un groupe de reggae totalement sans intérêt dont je tairai le nom pour ne pas nuire à leur popularité croissante.
Le niveau est forcément relevé avec l'arrivée du Chapelier Fou. Le jeune musicien se cale derrière ses machines et son laptop pour débuter son agréable set qui oscille entre electronica douce à la Sébastien Schuller et passages plus hip hop instrumental (abstract hip hop faudrait-il sans doute dire...). Pour enrichir ses rythmiques, le Français enregistre des boucles de clavier, de violon ou de guitare et construit ainsi ses titres par des empilements qui assurent de bonnes évolutions. Tout semble parfaitement réglé et sa maîtrise est impressionnante. Et tant pis s'il ne paraît pas très assuré à la guitare et que certaines mélodies de violon sont un peu faciles. L'ensemble est très réussi. Une belle découverte que ce Messin qui vient de sortir un EP chez Ici d'ailleurs.


Un laptop, une platine et un micro. La scène est prête à accueillir Buck 65. Ce dernier déboule comme s'il arrivait de l'aéroport avec sa veste en cuir sur le dos et son sac de course. Il envoie tout de suite le premier morceau et commence à nous raconter ses histoires avec son rap chanté si particulier. Il agrémente toujours ses récits de chorégraphies et de poses entre illustration des textes et second degré. Le Canadien explore une bonne partie de sa discographie et nous offre aussi quelques extraits de son album à venir à la fin du mois. Ses scratchs et ses tentatives pour communiquer en français avec la salle finissent de conquérir un public qu'il sait charmer sans difficulté. Il sait parfaitement varier les ambiances et assure un show alliant qualité et quantité pendant lequel il se dépense sans compter. Excellent !

par Tahiti Raph

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 02:24
Année : 2009
Label : Karaoke Kalk

Ritornell est la rencontre entre deux musiciens autrichiens : le batteur jazz Richard Eigner et le clavieriste Roman Gerold. Il en résulte une rencontre parfaite entre le jazz contemporain et les musiques électroniques avant-gardistes. Les deux acteurs centraux de ce projet ont réussi à s'entourer de musiciens de grands talents, comme le bassiste August Engkilde et le trompettiste Todd Simon. Le premier a collaboré avec les illustres Flanger, le deuxième avec Antibalas. Autant dire qu'en matière de zicos, la crème de la crème est réunie.
L'opus s'ouvre sur un jazz moderne en deux parties, le brillant Golden Solitude. L'alchimie des genres précédemment cités fait son apparition sur l'excellent Emere. Disappearing City, où s'illustre un violoncelle et une clarinette, et Nina, sont les diamants abstraits et technologiques de l'album, bien que beaucoup plus ambient. Concrete Leaves est quant à lui une démonstration de trompettistes, mais peut lasser car très répétitif. L'album se ferme sur un remix à l'apport discutable mais pas inintéressant.
Quoi qu'il en soit, cet album de Ritornell est une découverte jouissive, une expérience sonore unique et très originale. Son écoute est tout de même réservée à un public averti, la fusion des genres pouvant dérouter les sectaires et les colleurs d'étiquettes.
Pour ma part, je le qualifierai simplement d'exceptionnel.
Amen.
                                 
par Ed Loxapac
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 00:58
Année : 2009
Label : Unseen Records

Keith Kenniff est un compositeur multi-instrumentiste américain doté d'un immense talent. Il a étudié les percussions à l'illustre Ecole de musique de Boston mais est également un guitariste et un pianiste émerite. Que ce soit sur son projet Helios ou avec son avatar Goldmund (uniquement au piano), Kenniff a toujours su emmener l'auditeur vers des contrées et des horizons lointains, où la volupté et le spleen bienfaisant règnent en maître. Il s'est essayé par le passé à des incursions vers un post-rock lumineux comme sur les brillants albums Ayres et Eingya. Le chef d'oeuvre Caesura, paru en 2008 sur l'excellent label Type, versait dans une électro-acoustique polaire chargée d'émotions.

Le label Unseen Records a donc la brillante idée de compiler ces dix titres inédits. On éspère que ce premier volume en appellera bien d'autres tant les titres qu'il recueille sont admirables. Cette compilation aurait d'ailleurs pu faire office d'album électro-acoustique teinté d'ambient tant l'ensemble bénéficie d'une grande homogenéité. Les titres sont tous très downtempo et extrêmement planants. Difficile de faire un choix de meilleurs morceaux parmi toutes ces perles, les exceptionnels Cross the Ocean, Every Hair on your Head et Friedel semblent tirer particulièrement leur épingle du jeu. Le disque se clôt idéalement sur le très beau et très drone The Jaguar Sun.
A l'image de Fennesz, en moins électrique, Helios est bien un maître en matière de compositions modernes. Tout comme l'illustre pré-cité, toute sa discographie sous ses différents projets mérite d'être défrichée. Plus que recommandé.

par Ed Loxapac
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 11:57

Année : 2009
Label : Citizen Records

Genre : Electro-pop

Note : 6,5/10

The Penelope(s) n'en sont pas à leur coup d'essai. Le duo parisien avait déjà livré un premier essai remarqué en 2007 sur Citizen Records. Les poulains de Vitalic reviennent avec un album de pop électronique surprenant de part son coté épique et référencé.
Pour Priceless Concrete Echoes, le groupe s'est adjoint les services de Morpheus, une figure de la musique cold-wave, punk-funk depuis plus de 20 ans et excellent DJ (notamment sur I Can't Live Without My Radio). La sauce ne pouvait que prendre. Il faut dire qu'en 10 pistes, le groupe arrive à passer par une multitude de styles. Le Licked By Love fait penser à du Depeche Mode gonflé à l'electro pendant que Statik Dancin' rappelle le punk-funk des Gang Of Four. On retrouve l'ambiance madchester des Happy Mondays sur Saved et l'electro-rock dévastateur de LCD Soundsystem sur Joey Santiago. Les références qualitatives pleuvent sur la première moitié de l'album. Les cinq premiers titres laissent une impression d'euphorie contagieuse et semblent  être le médicament le plus adéquat pour se réveiller en trombe.
A partir de la reprise du Sabotage des Beastie Boys, l'album se fait moins accueillant, plus anecdotique. On ne sombre pas dans l'ennui, mais on attend juste de retrouver ces moments de grâce des premiers titres. Pourtant la patte de Morpheus est indéniable. L'album profite d'une production hors-pair, les sons sont tantôt crades, tantôt clairs et l'utilisation des synthés 80's n'est pas rédhibitoire.
The Penelope(s) confirment les espérances placées en eux. Avec Priceless Concerte Echoes, le groupe a de quoi faire monter la température pour l'été 2009.


par B2B
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 00:21
Année : 2009
Label : Tympanik

Tapage, ou T.Ham, est un artiste néerlandais, originaire de Den Bosch, ancien membre d'un groupe de metal/hip-hop des Pays-Bas. Souhaitant voler de ses propres ailes, il décide de s'intéresser à la programmation et à son utilisation dans les musiques électroniques. Il sortira les deux Ep Phattaa Diin God et Hydromedusa, ainsi que l'album The Instistutes of Random Events.
Ce Fallen Clouds paraît donc ces jours-ci sur le prolifique et intéressant label Tympanik.

La musique de Tapage est une IDM fourmillante de premier choix. Féru de breakcore ou de post-rock, le Néerlandais a su s'inspirer de ses influences avec une grande intelligence et une subtilité certaine.
Les nappes de synthés sont rondes, amples et rassurantes. Elles se heurtent de manière complémentaire à des beats froissés et à un arsenal de rythmiques percussives et industrielles. Le glitch est intelligemment utilisé, tout comme le panel important de claviers et clavinets.
Autant dire tout de suite que cet album est doté d'un potentiel schizophrénique important. Cet opus est en fait à l'image de son admirable artwork : un débarcadère à oiseaux planqué derrière de gros nuages sombres et chimiques. L'auditeur ne peut qu'être admiratif face à cet alliage parfait entre la complexité du rythme et la douceur mélodique.
16 titres, plus riches les uns que les autres, d'où se distinguent particulièrement le complexe et technique Short Dresses ou le progressif Notbremese, rempli de larsens et de drones. L'écho absorbant du beat sur Dark Clouds Adrift laisse pantois mais pas autant que le très court mais magnifique et désarmant M17W avec ses cordes caressées par des archets célestes. The Silent Hours, véritable hip-hop aérien et pastoral, n'aurait pas été renié par Massive Attack. L'inquiétant et très imagé Laboratory Panic Advise est quant à lui troublant de maîtrise avec ses séquences évolutives. Le reste n'est rien de moins qu'un concentré d'IDM de cuvée exceptionelle.
Voilà donc encore un album majeur, paru chez un label qui ne l'est pas moins. Tympanik frappe fort et démontre qu'il sait s'entourer d'artistes exceptionnels, comme Stendeck, Totakeke ou ce troublant Tapage.
                                      
par Ed Loxapac
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