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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 18:49

Sortie : 26 octobre 2009

Label : Freunde Am Tanzen

Genre : Techno, house

Note : 6/10


Marek Hemmann débarque dans la sphère techno avec son premier album, In Between. L’Allemand est peu connu par chez nous, il faut dire qu’il sait se faire discret en officiant loin des néons berlinois. On le connaît davantage pour sa collaboration avec Mathias Kaden au sein d’un duo résolument house. Hemmann creuse lentement son sillon en sortant régulièrement des maxis et en signant quelques remixs.


In Between est donc le premier LP de notre gazier et c’est la petite écurie allemande Freunde Am Tanzen qui se trouve derrière. Sans chercher à révolutionner la house ou à frapper fort à coups de kicks dévastateurs, Marek Hemmann signe un album pas désagréable. In Between est à la frontière entre house et deep-techno, hésitant en permanence entre douce mélancolie et parabole hypnotique. Les tracks se succèdent sans jamais se ressembler.

Certaines pistes se démarquent allègrement comme la house ludique de Kaleido aux multiples samples régressifs, la deep-techno aérienne de Compass invitant à un puissant voyage introspectif et l’hypnotique Swarm qui se dévoile progressivement afin de vous rendre accro. Mais sorti de ces trois titres, on tombe rapidement dans les travers du genre et on a l’impression tenace d’avoir déjà entendu ça 1.000 fois. Gemini se permet même de pomper un peu trop ouvertement sur Garnier et son Man With The Red Face pour un résultat sans conviction.


Bien qu’attachant de prime abord, In Between est un album trop classique, manquant souvent d’âme pour pouvoir être définitivement adopté et les quelques morceaux salvateurs ne suffiront pas à rendre ce LP indispensable. Malgré cela, Marek Hemmann semble avoir suffisamment de potentiel pour, dans l’avenir, nous surprendre davantage.

http://4.bp.blogspot.com/_4G9RdvyhDHk/SvGpP0EReWI/AAAAAAAAANw/iFZ5RJ_0FTg/s400/2i251d2.jpg

par B2B

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 22:11
Sortie : 12 octobre 2009
Label : Ad Noiseam

David Dando-Moore est un Britannique plus connu sous son pseudonyme le plus courant, Detritus.
Ses lives enfiévrés, souvent accompagnés d'un visuel à couper le souffle lui ont taillé une solide réputation. Fidèle depuis plus de cinq ans à l'excellent label Ad Noiseam, il revient ces jours-ci avec Things Gone Wrong, nouvel album au titre assez cynique qui contraste énormément avec l'artwork.

De par ses goûts très éclectiques, Detritus parvient à réaliser une fusion unique en son genre, entre électronica, breakbeats et drum'n bass. Sa passion pour des groupes tels A Silver Mount Zion ou encore Neurosis transpire bien dans sa musique. il n'est pas rare de rencontrer des guitares saturées empruntées au post-rock et des riffs bien gras s'apparentant à des sonorités venues du sludge.
En plus de son immense talent de programmateur mélodique et rythmique, le choix des claviers et des nappes de synthés est souvent digne d'un onirique ballet oscillant du baroque au gothique.
Jamais poussive ni excessive, sa musique est dotée d'un sens de l'esthétisme assez rare et d'un potentiel hypnotique et introspectif remarquable.
L'aspect cinglant et martial des breakbeats et des rythmiques laissent souvent la place à des titres plus lunaires comme sur les excellents Fields of Dead Leaves et Drift, pour ne citer que ceux-là.
L'apogée de ce son foisonnant de diverses influences apparaît sur l'exceptionnel Details.
L'album se clôt sur deux remixs de bonne qualité mais qui n'apportent rien de consistant à cette oeuvre dense.

Voici donc encore un album plus que recommandé venant d'un label actuellement très actif et constant dans la qualité de ses sorties. Pour ceux qui ne connaissaient pas encore Detritus, Things Gone Wrong se dresse comme une invitation inconditionnelle à découvrir sa pléthorique discographie.

                                 
par Ed Loxapac
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 14:46

Date : 17 octobre 2009
Lieu : Aquaboulevard (Paris)



Les soirées We Love sont paradoxales. Réputées pour être les plus dansantes de la capitale, elles sont aussi le rendez-vous de l’étalage de pognon par un public parisien friqué. Cette We Love Luciano commence donc plutôt mal avec son entrée à 28 euros !

1h du matin, l’Aquaboulevard se profile. Manque de signalisations à l’entrée, personne ne sait quoi faire. On comprend vite qu’il faut se mettre pieds nus et se délester du maximum d’affaires. Mais la joyeuse ambiance est gâchée par un nombre incalculable de petites merdeuses et de bourrins de service qui veulent absolument accéder aux vestiaires en moins de 5 min. Passé cette épreuve donnant envie de tuer des gamines du XVIe, l’accès à la piscine apparaît comme une libération. En moins de 30 sec, ce mauvais passage va être balayé.

 

 

Le lieu est gigantesque avec ses deux dancefloors et ses 2.000 personnes. Tout le monde est pieds nus, une grande partie enlève le haut, des filles se baladent en maillot. La baignade est interdite, par mesure de sécurité et cela se comprend quand on voit l’état avancé de certains. Direction la piste principale où Luciano trône fièrement au-dessus de la foule pour sa all-night long. Son set est résolument house et transpire l’Espagne par tous les pores. On a l’impression d’être à Barcelone, à danser sur la plage. La chaleur, l’humidité font plonger la soirée dans une ambiance surréaliste. Les gens lèvent les bras à la moindre montée. Le temps passe, Luciano mixe avec fluidité et enchaine des tracks tech-house emplies de sonorités latines, jazzy. Rarement un set aura été autant groovy. La foule est totalement acquise à sa cause et en redemande. Ne cédant jamais à la facilité, le Chilien fait durer le plaisir, prend son temps, joue avec le public. L’échange est fantastique. Il est seulement question de plaisir et d'éphémère insousciance.

L’autre scène de la soirée (qui voit passer Alex Picone, Reboot, Gavin Herlihy) est tout aussi blindée. Le son y est plus dur mais hautement addictif. Le public déambule de partout, squatte allègrement les vestiaires pour X raisons. Cette soirée déborde de classe. Les sourires se figent définitivement alors que Luciano tient toujours les rênes.


We Love a frappé très fort en proposant une des plus belles soirées de l’année. Malgré une introduction éprouvante et un son qui résonnait (mais était-ce évitable ?), cette nuit fut surréaliste, apparaissant comme une sorte de "parenthèse" indélébile, nous téléportant directement en plein été sur la plage, les pieds dans le sable.

par B2B
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 17:20
Sortie : octobre 2009
Label : Discograph


Après un album concocté à base de machine (The Hard Twelve en 2005) et un enregistré avec des musiciens (Imperial Pressure en 2008), Beat Assaillant a décidé de mélanger ces deux sources de sons pour son troisième album. Avec le producteur français Maxime Lebidois aka Danny Wild, le rappeur d'Atlanta prolonge sur Rhyme Space Continuum ses expérimentations vers un style plus rock-électro. Le résultat est assez inégal.

Il y a d'un côté de bons titres rap, largement gorgés de funk grâce à des cuivres omniprésents. Ces passages rappellent notamment Del The Funky Homosapien ou Lyrics Born. C'est notamment le cas sur Fire et ses violons Blaxploitation. Il faut aussi noter d'autres bonnes inspirations sur l'entraînant Rhyme Space Continuum d'ouverture.
Beat Assaillant offre une autre facette nettement moins passionnante. Toujours dans cette veine funk, quelques morceaux sont plus indigestes, comme ce Get Your Life On Track et son refrain agaçant. Puis dans un style plus electro-clash, notamment sur What Did You Do, le groupe manque cruellement de créativité. Il sonne d'ailleurs
affreusement commercial dans ces moments. Le sommet du kitch est atteint avec Creep, sorte de ballade pop-house, qui dégouline d'ennui. Le disque prend alors un tournant aussi douteux que sa pochette. Quelques refrains chantés venant malheureusement confirmer ce sentiment.

Ce virage électro-rock est donc assez mal négocié par le groupe, même s'il montre à quelques reprises qu'il a en main les moyens de sortir du lot. Nul doute toutefois que des radios grand public y trouveront leur bonheur.


par Tahiti Raph
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 11:57
Sortie : 30 octobre 2009
Label : Ant-Zen

Le Belge Olivier Moreau, ici affublé du pseudonyme Imminent, est depuis le milieu des années 1990 un spécialiste reconnu de la sphèrie ndus/noise. Fidèle d'entre les fidèles des labels Ant-Zen ou Hymen Records, il officie également sous les avatars Delta Files et Imminent Starvation.
Moreau est également membre des duos Collapse, Axiome et du trio Ambre.

Cask Strength est un album brillant, autant le dire tout de suite.
Même si on pourrait naïvement qualifier sa musique de bruitiste par tant d'enchevêtrements, il ne sombre jamais dans une dérive brouillonne et indigeste.
Haletante et oppressante, sa musique n'est par recommandée aux auditeurs souffrant d'épilepsie.
Entre beats technoïdes passés au presse-purée, rythmiques frénétiques et encordées synthétiques abyssales, ce son jouit d'une précision digne de la mécanique quantique.
Sur le superbe Gari, les rotâtes effrénées laissent pourtant place à une complainte fantomatique d'une cantatrice endeuillée.
Les moments de répit sont rares sur l'ascensionnel Bock, morceau renvoyant le terme frénétique à l'essence même de sa signification. Lorgnant vers un breakcore sur-amplifié dopé aux breakbeats cinglants, la psychose et la schizophrénie n'ont jamais semblé si proches.
La très ambient première minute de Garn s'affiche comme une descente vers des profondeurs chaotiques vocodées et dantesques. Mes neuro-récepteurs sombrent à ce moment vers une délicieuse agonie.
On pense à une accalmie avec l'oblique mais génial Lorsc, avec ses incongrus cuivres et sifflements. Il m'apparaît inutile de décrire et d'énumérer les morceaux suivants tant ils brillent tous de la même trempe exceptionnelle.

Comme souvent chez Olivier Moreau et plus généralement le label Ant-Zen, on a encore droit à un disque d'excellente facture. L'écoute est physique et éreintante mais c'est tellement bon.
Seul avertissement, deux options s'offrent à nous après des écoutes répétées de cet album :
prendre une belle poignée de benzodiazépines ou envahir la Pologne.

                                
par Ed Loxapac
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:41

Sortie : 11 octobre 2009
Label : Shogun Audio

Depuis 2005, le jeune Alix Perez, Belge de Charleroi désormais établi à Londres, lâche des disques de drum'n bass salués par la critique et par les auditeurs. Tant et sûrement qu'il est aujourd'hui un des fers de lance du courant liquid drum'n bass downtempo. Même si Alix Perez a des influences musicales des plus éclectiques, il ne sombre jamais dans une sphère péjorativement chill out trop convenue. Son 1984, était déjà annoncé comme un des meilleurs disque du genre à paraître cette année. On va bien voir...

Sur bon nombre de morceaux, Alix Perez laisse libre court à son goût prononcé pour les voix soul en faisant intervenir des chanteuses au timbre chaud et sensuel. Sans avoir le génie du groove et des orchestrations de papes de la house tel que Moodymann ou Roy Davis Jr., le Belge parvient à fusionner les genres à la perfection. On note également quelques incursions hip-hop du meilleur goût, attestant bien que Perez est un fan de la première heure de Flying Lotus et de ses sonorités si liquides.
Même quand ses rythmiques se montrent plus conventionnelles et plus minimalistes, on a droit tout de même à une D&B downtempo calibrée pour les esthètes.
Les mélodies et les contre temps résonnent de manière très simple mais bougrement efficaces, confirmant la grande qualité de l'ensemble de cet album qui ravira les fans du genre lors d'écoutes posées avant une before plus frénétique.

Alix Perez confirme donc tout le bien que beaucoup pensait de lui. 1984 est un disque pour puriste pourtant très accessible. N'étant pas coutumier de ce genre de sons, il y a des albums comme celui-là qui donnent sévèrement envie de s'y mettre. Les inconditionnels fonceront eux, les yeux fermés.
                                

par Ed Loxapac
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 20:06

Sortie : 7 octobre 2009

Label : Perlon

Genre : Dubstep

Note : 8,5/10


Le dubstep, qui semble avoir atteint son apogée, commence à s’interroger sur lui-même. Des remises en question encore trop parsemées pour être audibles. Shackleton est de ces artistes exigeants, cherchant à mieux contourner la matrice sonore pour la réinventer en permanence. Le prestigieux label berlinois Perlon (abritant Villalobos, Ark ou Akufen) sort trois EP de Shackleton sous la forme d’un album. OK, c’est une pure pause de branleur quand on sait que ces EP sont déjà connus et reconnus. Toutefois, une fois face à l’édifice dans sa globalité, on saisit mieux la pertinence de cette sortie.


Three EP’s est un objet mutant fascinant, au confins du dub, de l’electronica, du dubstep et du downtempo. Shackleton travaille la matière sonore à la perfection et livre un album gonflé aux basses surpuissantes. Les 9 titres sont sidérants de puissance retenue dans ce refus permanent du groove. Malgré un aspect résolument minimaliste, on ne se trouve jamais face à des tracks répétitives tant les trouvailles sonores s’enchaînent.

L’ouverture sur le dub mutant de (No More) Negative Thoughts vous place d’emblée dans le vif du sujet. C’est froid, finement progressif et rempli d’étranges sonorités tribales. Cet aspect progressif se retrouve sur la majorité des titres, permettant ainsi ne nous maintenir sous tension comme avec les nappes lancinantes et l’ambiance opiacée de Moon Over Jospeph’s Burial. Asha To Tabernacle saura vous montrer de quoi le dubstep glacial et avant-gardiste sera fait. Aucun morceau n’est à jeter car en jouant davantage sur la profondeur des basses et en évitant les sonorités agressives, l’ensemble apparaît d’une profonde cohérence.


Shackleton va dépoussiérer vos oreilles et décoller votre tapisserie. Three EP’s est un album profondément drogué dont on devient rapidement dépendant. Ce voyage sans retour se doit d’être effectué.

par B2B

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 22:24
Sortie : octobre 2009
Label : ECM


Nombreux sont les amateurs de musique à posséder dans leur discothèque le fameux Köln Concert de Keith Jarrett sans bien connaître son auteur, ni savoir s'il a publié autre chose ou s'il est encore en vie aujourd'hui. Bonne nouvelle, il est encore vivant ! Même s'il n'est pas très en forme. Le pianiste américain sort en effet un curieux Testament qui regroupe sur trois disques deux concerts enregistrés à Paris et Londres en novembre et décembre 2008. S'il a aussi beacoup joué en trio avec ses deux comparses Jack DeJohnette et Gary Peacock, c'est en solo qu'il a affirmé son style unique, tout en improvisation.
Il n'a bien entendu dans ces occasions aucune partition, il peut ainsi donner libre court à sa créativité. L'album Radiance en est un magnifique exemple.

Avant de se plonger dans ce Testament qui ne contient donc aucun titre connu, il faut savoir que Keith Jarrett vit ses concerts solo comme une épreuve. Il y entre extrêmement concentré et en sort exténué. C'est après avoir subi pendant deux ans une maladie (syndrome de fatigue chronique) qui l'a empêché de toucher un clavier et que sa femme l'a quitté qu'il s'est présenté pour ces deux dates. Si c'est avant tout une impressionnante maîtrise qui se dégage de cet album, une douce émotion y est aussi présente. Elle se dégage surtout des passages plus calme, quand il explore son clavier et cherche à donner du volume à son jeu. Il vous emmène alors dans de nombreuses directions par de fines variations. Les passages, peu nombreux, pendant lesquels sont jeu devient très rapide sont généralement mons prenants.
Le pianiste s'est un peu détaché de son jeu de l'époque du concert à Cologne. Il est moins dans la répétition de motifs et plus dans l'exploration. Il peut sonner jazz, ou plus classiques notamment quand il accélère le rythme et fait montre d'une technique impressionnante. Il évolue parfois d'un genre à l'autre sans se poser de questions. Ses doigts conservent la même habileté. Enfin, le tableau ne serait pas complet sans les exclamations et le chantonnement des mélodies que l'enregistrement nous rapporte. Ceux-ci permettent d'apprécier comme l'Américain vit sa musique et de nous donner l'impression d'être sur scène.
Cet important matériau demande un temps d'appropriation à l'auditeur pour se retrouver dans les méandres de l'imagination du pianiste. Cela compensera ses apparitions trop rares (et très chères) en France !

Keith Jarrett est un génie... et malgré ce testament, il continue de se produire en concert.


par Tahiti Raph
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 16:59

Sortie : 26 octobre 2009
Label : BPitch Control

Genre : House

Note : 7,5/10

La house de Chicago est une affaire de puriste. Jay Haze en connaît un rayon sur le sujet. Ca fait des lustres que l'Américain officie du côté de ce son gorgé de soul. En une dizaine d'années, il est devenu une des références majeures en la matière grâce à sa boulimie compulsive passant par la gestion de labels, la signature de mixs, de prods, de maxis, etc. Son nom revient en permanence sur les lèvres de Richie Hawtin, Ricardo Villalobos et j'en passe.
En plus de ça, le mec a plusieurs projets dont Fuckpony. Un premier album était sorti en 2006, Children Of Love, et à l'époque ce fut une claque d'une douceur sans égale. En jouant ainsi avec la house, il avait su y insuffler avec perfection une âme contemporaine.

BPitch Control a donc laissé les clés de la maison à Jay afin qu'il puisse une fois de plus nous captiver. Avec Let The Love Flow, il n'a pas voulu rentrer dans le schéma trop calibré de l'hommage à la house de Chicago. Son album possède ainsi un esprit pop et une dimension futuriste des plus agréables. Ce second album, pas totalement dancefloor, prend moult risques. Rarement un album de house ne m'aura autant surpris. On ne sait jamais vraiment sur quel pied danser malgré une production hors pair où chaque son vous caresse subtilement l'oreille.
En 10 titres, Fuckpony évite tous les poncifs du genre sans pour autant les transcender. On se retrouve ainsi face à des tracks sublimes comme la house langoureuse et classieuse d'I'm Burning Inside ou encore Fall Into Me, bijou house hantée par les voix de Chela Simone et Laila Tov, sans oublier la retenue exemplaire de You Can't Touch But Feel Free To Look. Mais à côté, figure des morceaux un brin trop classique, manquant parfois d'envergure comme I Know It Happened. Il en ressort un sentiment étrange.

Let The Love Flow est un album complexe, une ode aux afters, à ces moments particuliers où l'on ne sait jamais vraiment à quel moment l'on doit danser, s'asseoir et enfin rentrer. Loin d'être un album formaté, on a le cul entre deux chaises bien que Let The Love Flow ne peut en aucun cas laisser insensible. Cet album possède une aura folle sans que l'on sache vraiment pourquoi, le genre de disque qu'on risque fort d'avoir envie de mettre souvent sur la platine sans raison apparente.


http://www.electronicbeats.net/var/eb/storage/images/music/reviews/fuck-pony-let-the-love-flow/80170-1-eng-GB/Fuck-Pony-Let-the-Love-Flow_header_image_review.jpg

par B2B
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:19
Sortie : octobre 2009
Label : Thirsty Ear recordings


DJ Spooky a vu grand. Peut-être un peu trop. Après avoir été assez productif de 1996 à 2005, le New-yorkais s'était fait plus discret... et on avait pas vraiment constaté son absence. Il nous revient avec un album qu'il veut être un manifeste sur notre société. Peut-être un peu ambitieux pour un artiste qui sans être mauvais, n'a jamais non plus atteint les sommets. Alors quand il décide de disserter économie en citant Keynes, de reprendre Led Zeppelin ou Radiohead, d'inviter musiciens et MC de tous horizons pour des titres de styles très variés, il voit en effet un peu trop haut. Car The Secret Song, malgré quelques passages réussis, n'a rien d'un album révolutionnaire.

Après un début rap avec The Coup (5 Million Way To Kill A CEO) puis abstract hip hop plutôt réussi (Multiphonic), "That Subliminal Kid" se lance dans deux reprises périlleuses : Dazed And Confuzed de Led Zep' et Myxomatosis de la bande de Thom Yorke. Le résultat, vaguement dub, est surtout plus que douteux, ne rendant pas vraiment hommage à ces deux titres. Il est vraiment meilleur quand il produit un rap jazzy (Where I'm At avec Zimbabwe Legit et Mike G des Jungle Brothers) ou un titre totalement jazz (Heliocentric, sans lien semble-t-il avec le groupe electro-jazz anglais du même nom).
L'attention ne cessera donc de fluctuer au fil du disque selon l'intérêt des morceaux. La très grande variété des influences, qui aurait pu être un atout, désoriente en fait complètement l'auditeur. La pseudo world insipide de
Azadi (The New Complexity) avec la voix du chanteur iranien Sussan Deyhim rappelle ainsi les pires heures des compilations Buddha bar. Certains passages prétendraient même s'apparenter à de la musique classique (le pompeux L'autre). Après un incongru solo de batterie de trois minutes, le DJ repart dans des explorations jazz avant de revenir à un rap puissant avec Mike Ladd au micro et Thurston Moore de Sonic Youth en appui (Known Unknowns). Et de finir dans une veine plus électro !

DJ Spooky offre donc à boire et à manger en quantité (20 titres), mais sa cuisine n'est pas toujours des plus digeste et ses cocktails contiennent des ingrédients dont le mélange n'est pas du meilleur goût. Libre à vous d'en picorer quelques pistes...


par Tahiti Raph
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