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  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 14:56
Sortie : 21 août 2009
Label : &nd Music


Décidément, les sons deep ont le vent en poupe ces temps-ci. Les sorties estampillées deep-house, deep-techno s'enchaînent et comble du comble, sont le plus souvent de qualité (il suffit de jeter une oreille aux productions Smallville Records et aux récentes sorties de chez Kompakt). Le duo Audision, formé par Tobias Schmid et Niko Tzoukmanis, y va donc de sa galette. Tant qu'à faire, nos deux teutons sortent leur album sur leur propre label, &nd Music. Malgré sa création au début du nouveau millénaire, on connaît peu le groupe, tout au plus s'est-il fait remarquer au travers d'une petite poignée de maxis.

Surface To Surface
est un album d'électro-techno qui va vous faire voyager sur du coton. Fermez les yeux, laissez vous aller, le voyage n'en sera que plus introspectif. La musique d'Audision est de celle qui mérite une attention totale pour en saisir les nuances. De prime abord répétitif, Surface To Surface se dévoile lentement. En se fondant intégralement sur des nappes accueillantes et sur un son massivement deep, les 12 titres prennent leurs temps pour mieux s'imposer. L'influence de Basic Channel est flagrante sur la majorité des titres comme Prelude ou Beta Range, ainsi que celle de Detroit sur Red Sky. En hésitant en permanence entre électronica dubbée et techno trippée, Surface To Surface vous garde éveillé malgré son côté ambient. Il suffit d'un morceau plus dansant, Phase Flow, ou d'un simple sample vocal sur Mind Journey du Planet Rock d'Afrika Bambaataa pour provoquer d'infimes spasmes d'extases.

Surface To Surface est un album d'un grand classicisme et c'est sans doute ce qui en fait sa principale force. En optant pour de longues plages aux fines variations, Audision va vous faire planer pendant plus d'une heure, sans jamais vous lâcher la main mais en vous laissant au final dans un état semi-comateux. Prévoyez quelques minutes avant un retour à une vie normale.


http://www.benzinemag.net/images/musique/2009_09/audision.jpg
par B2B
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 21:52

Sortie : octobre 2009
Label : Ninja Tune


Pour nous faire patienter jusqu'à l'album prévu en janvier 2010, Bonobo publie un single du titre The Keeper sur lequel chante Andreya Triana (dispo en en téléchargement gratuit dans sa version en concert). Sept mois après son disque en concert et trois ans après son dernier album, c'est un peu court !
Le morceau est toutefois plutôt agréable. Sur une mélodie mêlant guitare et vibraphone sur une basse rondelette, la chanteuse de Brighton pose sa douce voix. Malgré une rythmique un brin linéaire, le producteur mène bien sa barque dans un style qui rappelle les passages chantés de son album Days To Come, même si Andreya Triana a moins de caractère que Bajka.

Les amateurs de vinyles ont droit à un remix, ceux qui préfèrent le numérique à deux. Celui de Redeyes est purement drum'n'bass. Il place sur une rythmique dynamique une boucle du chant rendu complètement nuageux par une haute dose de reverb. Il n'y a quasiment pas d'autre référence à l'original. Une bonne idée de départ qui peine toutefois à se renouveler malgré deux breaks bienvenus.
En téléchargement s'ajoute le titre revisité par Grasscut qui propose derrière le chant une production au rythme minimaliste. De pesantes nappes de violons agrémentées d'un petit clavecin forment l'essentiel de l'accompagnement sonore. Mouaif.
Le disque contient aussi The Keeper en version instrumentale qui sonne tout un coup un peu vide... cela reste une bonne plage un brin hip hop qui permet de mieux se pencher sur les différents sons et évolutions de ce single.

Un conseil : ne vous précipitez pas sur ce single un peu léger et attendez l'album.

par Tahiti Raph
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 19:06
Sortie : octobre 2009
Label : RJ's Electrical Connections


Pour fêter la création de son label RJ's Electrical Connections, RJD2 publie un coffret compilant ses disques sorties entre 2002 et 2010. Au milieu des publications passées, il a placé un maxi de sept nouveaux titres intitulé Tin Foil Hat. Et quelle joie d'y trouver des productions de rap instrumental pêchues, loin de ses tentatives pop récentes ! Il repart en effet dans les compositions au grain épais qui ont fait le succès de ses deux premiers albums.

Empruntant au funk, à la soul et à bien d'autres styles, il construit des titres aux évolutions riches et aux rythmiques syncopées à faire sérieusement dodeliner de la tête. Avec des samples de musique brésilienne, il monte de toute pièce The Highest of Courts et ses breaks jouissifs. Une voix fantomatique vient se poser dessus, rappelant son excellent remix de The Gentle Rain d'Astrud Gilberto.
Avec When it Wobbles, il alterne référence rock et electro pour faire évoluer autour de sa puissante rythmique son morceau vers différentes contrées. Guitare, claviers et samples filtrés y cohabitent parfaitement. Le maxi prend alors une dimension plus expérimentale par rapport aux schémas hip-hop. Les neuf minutes de Thin Planetarium proposent une longue montée où les choeurs, laissent la place à des cuivres pour faire monter la sauce. Des violons viennent alors calmer le jeu dans un break crepusculaire rompu par une batterie envahissante... et de repartir dans un autre direction. Before or Since est sans doute un ton en dessous, mais s'inscrit bien dans l'ensemble.
Seule entorse à l'instrumental, The Move sur lequel le nerveux Tage pose sa voix. Une excellent interlude rappé qui fait varier les plaisirs et démontre qu'il sait aussi céder la place au premier plan.

On retrouve RJD2 en pleine forme, ce qui fait plaisir avant un album que le producteur nous annonce pour la fin de l'année 2009.


par Tahiti Raph
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 09:27

Sortie : 19 octobre 2009
Label : DirtyBird Records

Genre : House

Note : 6,5/10

En étant l'un des DJ-producteurs les plus en vue du moment, Claude VonStroke est donc attendu au tournant avec son second album, Bird Brain, sortant sur son propre label, DirtyBird Records. Ce natif de Cleveland qui vit désormais à San Francisco fait désormais parti des DJ (sur)cotés par la force de sets magnifiés par une énergie funk communicatrice. Malgré son étiquette house minimale lui collant aux baskets, le barbu se révèle bien plus percussif qu'il n'y paraît.

Bird Brain est à l'image de son récent mix pour la série Fabric : fourre-tout, inégal mais parsemé d'éclairs de génie. On ne peut reprocher à CVS sa volonté de taper dans tous les styles quitte à en assumer les tristes conséquences. On peut ainsi allègrement foutre à la poubelle quelques tracks insipides comme ce Aundy trop deep, trop lounge, trop convenu ou ce Storm On Lake St. Claire qui nous inflige une tech-house minimale au kilomètre.
C'est quand il se fait plus vicieux et profondément dirty que CVS arrive à nous convaincre. La tech tordue de Big N Round répond ainsi à un Beat That Bird diablement ludique avec son sampling vocal singeant le Beat That Bitch original de Johnny Dangerous, prémice d'un cut final nous vautrant dans le stupre.
CVS s'essaie même avec The Greasy à un funk électronique rèche, futuriste et parsemé d'interjections de Bootsy Collins avant de lorgner du côté de la scène hyphy de SF sur un California gonflé à la weed locale.

Bird Brain est un album curieux se moquant des courants actuels. En 10 titres, Claude VonStroke semble chercher à nous prouver que la Bay Area est désormais l'endroit rêvé pour tout fan de musique binaire. Même s'il n'a pas tort sur le fond, on reste à moitié convaincu par cet album beaucoup trop inégal.


http://2.bp.blogspot.com/_XQCuD8bYyw0/SuVvTfJdJjI/AAAAAAAACro/2zwnQEVUgBs/s320/Claude+VonStroke+-+Bird+Brain.jpg

par B2B
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 19:08

Sortie : 12 octobre 2009
Label : Planet Mu


3 mois après son très bon premier album, Love Is A Liability, Drew Lustman remet ça avec un généreux maxi de 8 titres signé sur Planet Mu. Sans doute le New-yorkais a-t-il traversé quelques expériences hallucinogènes marquantes entre temps car sa musique s’est définitivement radicalisée. Orienté vers un abstract dubstep tout en boucles, sur cet EP, FaltyDL fracture les basslines et livre un son garage percussif et destructuré.
L’accès à cette jungle métallique torturée n’est pas évident mais une fois pénétrée, la richesse du paysage s’avère spectaculaire. Les lignes s’entremêlent, déviantes, les beats qui répondent souvent du 2-step, vrombissent, surplombés d’échos de voix cuttées. Bravery EP altèrne entre drone inquiétant et plages plus douces, avec un pied toujours bancal qui lui donne une dimension rugueuse et hypnotique.

La tonalité est livrée dès le premier titre : le 2-step déréglé et les vocaux éthérés de Made Me Feel So Right équivalent au meilleur de Burial, les écoutes révélant une mélodie absolument divine. L’haletant Bravery donne un bon aperçu de la capacité de FaltyDL à tordre, à concasser la matière sonore, pour un résultat heurté et envoûtant. Le très beau Must Sustain verse dans un registre plus contemplatif tandis que Discant, pièce discoïde barrée, clôt le maxi d’une giclée d’acide.

Loin d’être immédiat, cet EP profondément drogué a besoin d’écoutes attentives pour se livrer. De quoi ravir les fans d’expérimentation électronique. 
                             
http://static.boomkat.com/images/264216/333.jpg

                                      par Manolito

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 13:56
Sortie : octobre 2009
Label : Turbo Recordings


En 1998, F Com baissait le rideau après avoir sorti le 9e album de Jori Hulkkonen, Errare Machinale Est. Le Finlandais, qui se dit lui-même fier de n'avoir jamais été à la mode pour ne jamais être démodé, s'est interrogé sur lui-même, sa carrière, et a décidé de publier un 10e album. Publiées sur Turbo Recordings, les 12 pistes de Man From Hearth ont été pensées pour sortir en maxi, et pourtant une certaine cohérence se détache de ce disque.
Hulkkonen navigue toujours entre techno et house. Utilisant les machines de chez Roland, son style a toujours un petit goût de Chicago et de Detroit. Il est toutefois résolument moderne avec ses ambiances gorgées de groove, forgées de nappes prenantes. Ses rythmiques sobres permettent à tous les autres sons d'occuper l'espace de titres aux constructions vous prenant la main pour vous promener dans les paysages créés par le producteur. Ce dernier frappe très fort avec Boying In The Smorkeroom qui vous hypnotise par sa profondeur et son intensité. Sans vous en rendre compte, vous vous trouvez happé par certains morceaux. Il refait le coup à plusieurs reprises et notamment sur Ridged Over Troubled Forrester.
Le Finlandais ne joue jamais l'efficacité ou la facilité. C'est sans doute pour cette raison qu'il n'est pas une star de la techno. Il préfère mettre en place tranquillement ses titres, orchestrer au fil de l'eau les évolutions, faire monter la sauce peu à peu. On ne le voit d'ailleurs pas toujours venir derrière ses kicks rondouillards. Avec The Other Side Of Time par exemple, les premières mesures laissent un peu froid, puis vous vous retrouvez peu à peu avec une sérieuse envie de vous dégourdir les jambes sur la piste de danse. Sans doute de la pudeur. Vous croyez voir un homme distant, mais si sa musique est couverte d'un épaisse couche de neige, elle abrite en son sein une grande chaleur, à l'image des claviers de Musta Ganilla qui vous enrobent de leur moelleux rassurant ou de la basse envahissante de I Dance To You Bass, My Friend. Encore un passage qui débute de manière intime pour aboutir sur des mélodies festives et puissantes.
Seul petit reproche : les voix toujours très casse gueule en house. Ainsi l'apparition un peu douteuse de Villa Nah au micro sur Re: Last Year qui sonne un peu trop cheesy. Avec seulement trois titres chantés, la casse est limitée.

Jori Hulkkonen est un travailleur du beat à l'ancienne qui fait monter ses morceaux peu à peu, dispensant ses sons sans se conformer à aucune mode, plaçant ça et là de longs breaks songeurs. Après 15 ans de carrière, il n'est pas si connu, mais ses albums sont captivants... n'est-ce pas l'essentiel ?


par Tahiti Raph
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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 14:24

Sortie : 9 octobre 2009

Label : Smallville Records

Genre : Deep-house

Note : 8,5/10

 

Puriste de la house, tu as régulièrement besoin de ta dose de son pour combler ton manque. And Suddenly It’s Morning est plus qu’un simple antidote. Et si c’était le remède ? La maison d’Hambourg, Smallville Records, accueille de nombreux artistes depuis 2006 et est synonyme de qualité. Les patrons Julius Steinhoff et Lawrence sont eux-mêmes d’émérites producteurs (pour vous en convaincre, écoutez le récent album de Lawrence, ici). Mais avant d’être un label, Smallville est surtout un magasin de disques qui, fort de son succès dans la ville teutonne, a décidé d’élargir son horizon. Smallville a désormais pignon sur rue à Paris (du coté de la rue Ste Marthe dans le Xe arrondissement) et permet ainsi de propager la bonne parole.


Cette première compil' du label est un condensé exemplaire de ce que la house peut livrer de meilleur. L’esprit de New-York irradie chaque morceau afin de vous plonger dans une house classieuse. Ca sent le champagne et les danses lascives dans un petit club souterrain aux murs rouges décrépis. Les 10 titres sont d’une cohérence sans faille, mélangeant en permanence des basses enveloppantes avec des sonorités confortablement accueillantes. De l’hypnotique deep-house de Something Like Wonderful de Julius Steinhoff à la house finement jazzy de Touch de Steinhoff & Hammouda with Dione, sans oublier le sombre et minimaliste In The Beginning de Move D & Benjamin Brunn, rien n’est à jeter. Chaque piste semble être un écho des précédentes, une sorte d’errance fantomatique sans fin. Le tout se répond, se fait face sans se diluer.


La house de Smallville Records hypnotise par son esprit old-school sans jamais tomber dans l’hommage appuyé. Smallville ne prétend pas réinventer la house, tout au plus à y insuffler à nouveau cet esprit si sexué. And Suddenly It’s Morning apparaît comme la compil' idéale pour une after désincarnée, pour ces moments où le temps semble se figer définitivement.

par B2B

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 21:25
Sortie : octobre 2009
Label : BEE Records


Membre du duo Nth Synthesis, Pierce Warnecke se produit en solo depuis deux ans et sort son premier maxi. L'Américain passé à l’école Berklee de Boston, spécialisée dans la musique assistée par ordinateur, présente sur The Electronic Heart une réflexion sur l'interaction entre l'homme et la machine.

Les deux premiers titres travaillent la matière synthétique posément, les évolutions sont mesurées et les éléments finement placés. The Art Of The Error apporte tout de même les premiers signes de folie avec de nombreuses ruptures et diverses surprises autour d'une rythmique des plus carrée. Sons 8 bit et nappes rèches viennent dresser une ambiance sobre mais accrocheuse.
A partir de Used Romamtricks, l'affaire s'emballe. Les beats déferlent et de multiples sonorités viennent brusquer l'auditeur. Warnecke doit avoir dans ses références Aphex Twin et Squarepusher, même s'il est moins brut que les deux Anglais. Cette secousse en règle est la bienvenue, démontrant que l'artiste a plus d'un beat dans son sac.
Bien que les tempos varient, les titres se suivent avec une certaine cohérence, toujours dans une IDM inventive. L'Américain mélange rugosité et douceur, explorant les textures patiemment. Sur Pre-sleep Instants, il sort quelques nappes aériennes, rappelant notamment Daedelus. Les rythmiques tombent parfois à côté, ou se rattrapent tout juste sur le temps. Des approximations qui rendent humain le produit de la machine.
Enfin sur RnBeast il retrouve sa folie qui lui va si bien mais qu'il n'exploite finalement pas assez. Il déconstruit, malmène les sons, torture ses beats pour un résultat parfaitement tortueux. Le meilleur pour la fin.

Six titres variés donc, plutôt bons dans l'ensemble, avec une préférence pour les deux plages les plus barrées. 


par Tahiti Raph
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 19:28

Sortie : 29 octobre 2009
Label : Boltfish

Beaucoup de labels devraient suivre l'exemple de Boltfish. Ce dernier ne publie pas plus de quatre ou cinq disques par an avec une exigence qualitative et artistique exemplaire. Nous avions déjà fait les chroniques des albums de Cheju et Mint, tous deux à la tête de la maison Boltfish.
En plus de ces deux là, nous avions également chroniqué l'excellent album d'Yvat. Vous trouverez ces trois chroniques ici, ici et ici.

Ed Carter, ou Winter North Atlantic est un artiste originaire de Sheffield. Les amateurs de musiques électroniques savent bien que cette ville fut le berceau de bien des génies du genre.
Déjà auteur d'un album et d'un EP, Winter North Atlantic a aussi collaboré avec des artistes ou formations diverses, comme Bracken, Animat ou encore The Gentleman Losers.
Sa musique est une rencontre idyllique entre des mélodies électronica lo-fi et des instrumentations acoustiques. A Memento for Dr. Mori est son premier album chez Boltfish. Ceux qui se demandent qui est le Dr. Mori trouveront plus d'information sur la toile. Mori est un théoricien japonais à qui l'on doit "The Uncanny Valley". Il y est question des émotions et des interactions entre humains et robots...
Le rapport direct avec l'album apparaît tout relatif mais là n'est pas la question.

A Memento for Dr. Mori est un album au charme incontestable. Idéal pour les soirées automnales à venir, agréable comme un bon feu de cheminée.
Sans aucune prétention, Ed Carter parvient à réaliser un album accessible même à ceux qui ne sont pas coutumiers des musiques électroniques.
Entre pop bucolique, IDM savoureuse et folktronica voyageuse, ce disque se montre bien plus qu'attachant. On y croise bon nombre d'instruments inattendus, comme la harpe, le melodica, l'accordéon ou encore le ukulele. On retrouve également sans surprise des guitares, des violons et une mandoline qu'on avait déjà rencontrés au gré de ses disques précédents.
On se croirait en pleine campagne avec ses captures de pleine nature qui pointent de temps en temps leur nez.
Malgré le matériel analogique un rien vintage utilisé, cet album sied parfaitement à son temps avec une clarté sonore et une production limpide.
Sa manière de découper les séquences apparaît très simple mais non moins géniale.
Les aventureuses mélodies glitchées dérivent parfois vers un hip-hop de très bon goût. Bokor rappelle un peu RJD2 ou Blockhead avec ses guitares de mariachis plantés dans un saloon malfamé de Culiacan. Cette démarche apparaît encore plus aboutie sur l'excellent Kinay 816.

Voici donc un encore un excellent album à mettre au crédit de Boltfish. Doté de vertus apaisantes faussement naïves, cet opus est littéralement brillant et ne peut que convaincre les amateurs de fusions électro-acoustiques downtempo de haute volée.

                                  

par Ed Loxapac
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 14:34

Sortie : 12 octobre 2009
Label : Echocord


Sven Schienhammer n’a rien d’un néophyte. Avec de nombreux EP chez Meanwhile, Styrax Leaves ou Shoreless, cet Allemand s’est taillé une place confortable dans le monde de l’électronique. C’est le Danois Echocord qui accueille aujourd’hui son troisième album de dub techno résolument abouti, un an seulement après Unusual Signals. Alors que ce dernier tombait parfois dans la répétition lassante, Cauldron Subsidence vous immerge dans un abîme cotonneux, dans lequel vous n’êtes capables que d’ouvrir grands les yeux, étourdis par des brumes opiacées.

Quantec tisse avec un minimalisme intelligent des plages de techno mate et pulsée, nappées de dub organique. Le rythme binaire s’accorde à merveille avec les nappes cryptées et contemplatives, comme si Schienhammer avait prévu de nous faire danser jusqu’à l’oubli au milieu d’une tempête de sable. La comparaison avec les illustres Basic Channel en est presque trop facile.
Quantec pose sur l’électronica douce de Absolute Level un voile de fréquences parasitées qui, en progressant, prend des allures de house chimérique. Pour la première fois, il relève ses titres de vocaux lointains qui rappellent l’ambient dubstep, comme sur le très dubby Pandemonium.

Il arrive que les lignes s’arrêtent brusquement pendant une seconde pour reprendre de plus belle dans une vague de grésillements, effet trou noir qui prend toute son ampleur sur le redoutable Obstacles.

A l’image de sa pochette, Cauldron Subsidence s’impose comme une nébuleuse entêtante à la grâce infinie, à vous maintenant de vous y perdre.

http://www.xlr8r.com/files/reviews/large/quantec_1224.jpg

par Manolito

 

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