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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 13:49

Sortie : 9 novembre 2009

Label : Soma Records

Genre : Turntablism

Note : 8,5/10

 

La simple évocation du terme turntablism sur une pochette de disque trahit un postulat bivalent. Soit on tombe dans la branlette technique superfétatoire à la Q-Bert, soit on tombe dans l’exploitation intelligente des platines pour en sortir un groove mutant à la Cut Chemist. En parfait inconnu, on ne sait à quel sauce Pablo va manger ses MK2. Michael Hunter, de son vrai nom, semble être un parfait inconnu mais il s’avère qu’il est le compositeur de la musique des jeux vidéo GTA San Andreas et GTA IV.

 

Turntable Technology est une double galette sortant chez Soma Records et dont le premier disque est tout simplement magistral. Notre homme a judicieusement choisi la voie du groove et dès les premières minutes, à l’écoute de Sing et Fairchild, vous allez avoir l’impression qu’une gouffa surgit de votre crâne. Cette entrée en matière déborde d’une outrageuse énergie funk. Le hip-hop s’immisce ensuite avec le prodigieux exercice de style qu’est The Story Of Sampling où les lyrics de rap se transforment en blind-test géant. High Jazz clôture l’album en un vibrant hommage à The Cinematic Orchestra. En seulement 35 min, Pablo explose toutes les frontières en évitant avec classe le piège de la surenchère. Il inculque une véritable leçon de maîtrise.

Le second disque, anecdotique car permettant de retrouver les morceaux en version instrumental, permet surtout de mieux disséquer le travail de Pablo qui est à la base de la plupart des sons. On y pioche aussi quelques créations fortement cinématographiques comme le burtonien Act of Persuasion.

 

Turntable Technology permet de replonger avec plaisir dans les méandres d'un turntablism intelligent. A la croisée de The Avalanches et de DJ Yoda, ce premier album de Pablo est une oeuvre rare, donc incontournable.

par B2B

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 19:29
Sortie : novembre 2009
Label : Domino


Après avoir sorti un album tous les deux ans de 1999 à 2005, Four Tet avait multiplié des sorties disparates en 2006, avant de lâcher le discret Ringer en 2008. Pour annoncer son nouveau disque prévu pour janvier 2010, There's Love In You, l'Anglais présente deux titres sur un single qui se démarque de ses habituels bricolages. Finies les constructions de bric et de broc aboutissant à des plages électronica séduisantes.

Il se démarque tout d'abord par le format, Love Cry, premier de deux morceaux et le seul programmé pour figurer sur le futur album, s'étend sur neuf minutes. Les nappes électroniques glacées dressent un paysage désertique et inamical. La batterie bossa dynamise ce départ brumeux, lui donnant un côté house minimale dont les rares soubresauts forment d'étranges messages robotiques. Au milieu du titre surgit une voie féminine répétitive renforçant le côté house groovy. Ce chant sensuel se multiplie offrant une nouvelle tournure. D'autres sons, dont une basse musclée, font alors leur apparitions pour enrichir la mélodie et faire monter la sauce. Kieran Hebden arrête tout à coup la surenchère et opère une descente en douceur.
Our Bells n'est pas du tout dans le même esprit, ressemblant plus à ses expérimentations passées. Il fait tinter durant sept minutes de nombreuses cloches pour constituer un lit sonore qui fait plus penser à l'ambiance d'un temple hindou balayé par le vent qu'à un morceau de musique enregistrée. Que veut-il faire passer avec ce second extrait ? Mystère. Parfait pour une séance de relaxation, il se pose ici comme un ovni laissant songeur et dubitatif.

Ce single annonce sans doute un album assez house, même si Four Tet précise qu'il ne va pas délaisser les expérimentations si vite...

par Tahiti Raph
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 17:24

Sortie : 16 novembre 2009
Label : Kitsuné

Genre : Electro-pop, house et putasseries

Note : 2/10

L'écurie Kitsuné, qui enflamme surtout le microcosme nombriliste parisiano-parisien, sort sa 8e compilation pour le bonheur des kids à mèches. Malheureusement, p'tit Jean, leur idole, s'est coupé les cheveux. Et oui, les modes changent mais Kitsuné persiste. C'est non sans un certain masochisme que l'on se surprend à écouter chaque nouvelle cuvée du label dans l'espoir d'y dénicher un ou deux titres produisant leur petit effet.

Cette compil' ne déroge pas aux louables habitudes éclectiques de Kitsuné mais les 19 titres semblent majoritairement datés. On nage en plein revival 80's avec un mauvais goût affirmé. Comment ne pas être affligé à l'écoute de Jolie Chérie et son électro-pop même pas digne d'un générique de Max Pécas ?
Autant l'avouer, il n'y a quasiment rien à se mettre sous la dent si ce n'est Maximus, track techno de Beni (remixé ici par Harvard Bass) sonnant comme du Brodinski ou bien l'électro rétro-futuriste du Junocide de Logo et l'électro salace du I Love London de Crystal Fighters. Trois titres restant un bilan excessivement faible et ces derniers devant leur survie à la médiocrité de l'ensemble.
Le reste de la compil' est tout simplement sans intérêt. Les sonorités spatiales et les sons 8-bit se succèdent tout du long dans un élan de classicisme éprouvant. Les confirmés Siriusmo, Midnight Juggernauts ou Heartsrevolution nous endorment littéralement pendant que les buzzés Two Door Cinema Club et Memory Tapes peinent à convaincre de par leur manque d'inventivité.

La presse a beau s'extasier régulièrement devant chaque sortie du label (c'est une fois de plus le cas avec cet opus), on se rend vite compte que cette hype est veine et formatée. En nous vendant chaque sortie comme étant la quintessence de la branchitude, l'édifice se retourne contre le label qui apparaît davantage aujourd'hui comme le fer de lance d'un son aseptisé et sans créativité.


http://ecx.images-amazon.com/images/I/61YWxFTPtuL._SL500_AA280_.jpg

par B2B
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:24

Sortie : 26 octobre 2009
Label : Atom River

Entre ses productions scéniques aux quatre recoins de la planète, Alan Myson dit Ital Tek vient de lâcher Mako, 4 bombes pour 20 min de son beaucoup trop courtes. Ce nâtif de Brighton s'était déjà illustré avec Cyclical sorti en 2008 sur Planet Mu, album remarquable qui incarnait à merveille l'orientation du label de Mike Paradinas vers un dubstep subtilement mâtiné d'IDM. En 2009, le bonhomme a déjà livré un maxi, Massive Error sur Planet Mu également, et s'est chargé de la première compilation de Bun-E, le netlabel de Synthene. Aujourd'hui c'est son propre label Atom River qui accueille ce nouvel EP, foudroyant de maîtrise. Entre basses spectrales, synthétiseurs lancinants et textures pétries de sonorités métalliques, Ital Tek effectue un parfait crossover entre électronica des 90's et dubstep futuriste.
Le disque s'ouvre avec Chemical Temple qui vous met à terre, irrémédiablement. La ligne de breaks s'ébranle sur un rythme à contre temps, vrillé de déflagrations mécaniques. S'élève alors la plainte des synthés, lointaine et puissante, tandis que le beat se désagrège dans des circonvolutions de basses aqueuses. Sur Mako, les machines se font vintages, et la mélodie rétro futuriste se pare de nappes lumineuses. Sur le beat heurté de Topaz - véritable pépite dubstep techno - se couche un chant électronique sublime, englouti peu à peu par un déluge de cuts.
Manhattan joue dans un registre plus industriel, avec des lames incisives découpant dans le vif une matière sonore qui semble directement inspirée des briques et de la fumée froide d'une usine désaffectée du Sussex.

Ital Tek nous sert donc de la drill'n'bass dorée sur tranche. Mako est un EP qui donne une faim du diable, il ne nous reste plus qu'à piétiner jusqu'au prochain long format.
                                        

  par Manolito

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 12:18
Date : 8 décembre 2009
Lieu : Elysée Montmartre (Paris)

Les festivités célébrant l'occasion l'anniversaire de 20 ans de Warp se succèdent pour notre plus grand plaisir. Après les soirées Warp 20 (chroniqué ici), WarpEd
(chroniqué ici) et les sorties de compilations (chroniqué ici) retraçant l'historique du glorieux label, la soirée Pure 20(10) s'annonce déjà comme un succès.
Le groupe math-rock Battles devrait livrer un énième concert épique dont ils ont le secret.
Le digne représentant d'un abstract hip-hop liquide et glitchy à souhait Flying Lotus sera également de la partie, tout comme Nice Nice, nouvelle signature du label et le mythique Four Tet, qui ira de son DJ set pour rendre la soirée encore un peu plus attractive.

Chroniques Electroniques y sera. Et vous ?

par Ed Loxapac
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 10:47
Sortie : 18 janvier 2010
Label : Ninja Tune

Tony Simon vit à New-York, dans le désormais très arty quartier de Manhattan. Son père est un sculpteur plus que remarqué sur la scène new-yorkaise. Tony Simon est connu par les amateurs de hip-hop abstrait et instrumental sous le nom de Blockhead. Il est celui qui se cache derrière la plupart des instrumentaux et des productions d'Aesop Rock. Il est également bien connu pour ses apparitions de producteur au sein du très pointu label Def Jux. En ce qui concerne, son side project solo, il est resté fidèle à l'écurie Ninja Tune, où furent publiés ses trois albums, dont le monumental Music By Cavelight en 2003. Downtown Science était doté d'un côté plus rock, avec une présence plus conséquente des instruments. Tout comme ce dernier, le non moins réussi Uncle Tony's Coloring Book avait déconcerté certains fans de la première heure. Celui-ci avait pourtant dépeint un patchwork musical enivrant et varié.
La sortie d'un nouvel album est donc pour nous bien plus qu'un évènement. Bien que plus confidentiel et un brin plus obscur, Blockhead mériterait amplement d'être reconnu pour son travail autant que la sainte trinité constituée de DJ Shadow, DJ Krush ou encore RJD2.
A contrario de ses illustres confrères, sa discographie ne contient que très peu d'accrocs.

Loin des productions hip-hop instrumentales actuelles, Blockhead franchit ici un nouveau palier dans sa manière de composer. Oubliez tout de suite les anémiques compositions qui envahissent les bacs avec le désormais redondant rituel, articulé autour du classique basse/batterie, beat et sampling.
Orfèvre de la programmation rythmique et esthète des orchestrations, Blockhead fait de chaque morceau une toile de maître mouvante.
Tous les morceaux de The Music Scene sont conçus comme de véritables petites histoires, en constante évolution. Pas d'inertie ici, chaque élément de variation s'affiche pour mieux introduire le suivant, le thème principal se renouvelant au moins trois fois sur chaque track.
Sa marque de fabrique immédiatement reconnaissable est toujours aussi présente... mais quelque chose a changé. La production est extrêmement léchée, faisant de cet album, conçu comme un scénario multiple, un recueil de pépites exceptionnelles capables avec aucun mot de transmettre des émotions rares.
Là ou certains s'efforcent de fonder des révolutions techniques et technologiques, Blockhead se contente de faire... de l'art.
Son goût pour les instruments samplés ou non est omniprésent. Guitares, harpes, flûtes, trompettes, piano, kit de batterie en tous genre, inondent de toute leur classe cet intemporel opus. Des samples groovy, soul blaxploitation, hindouisant ou encore vaudou viennent eux aussi contribuer à cet orgiaque et génial marasme sonore.
Rien à jeter dans cet album. Tout est absolument enchanteur, et cela même si l'ébouriffant The Daily Routine surpasse allégrement tout l'ensemble. Conçu autour d'une odyssée de junkies azimutés et en manque, les différentes sphères de l'addiction semblent évoqués. Une véritable réussite qui pourrait bien faire passer Blockhead pour un conteur virtuose.

The Music Scene est un chef d'oeuvre absolu. Ceux qui ne pourraient pas attendre sa sortie physique prévue pour début 2010 peuvent déjà se procurer ce joyau abstract hip-hop sur le site de Ninja Tune en format digital. Comme on les comprend...

http://hangout.altsounds.com/geek/gars/images/9/2/1/9/blockhead_the_music_scene.jpg

par Ed Loxapac
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 22:52
Sortie : novembre 2009
Label : Mush Records


Mush Records nous a encore réservé une belle surprise avec le nouvel album de Lymbyc Systym ! Les Américains, dont je ne suis pas familier des précédents travaux, nous y présentent un étonnant ensemble post-folktronica. Cékoidon ? Tout d'abord, une belle maîtrise des machines avec une riche recherche de sons aussi bien électroniques qu'analogiques. Il y a ces petits claviers, mais également de puissants cuivres. Ca, c'est pour l'électronica... et un peu plus.
Ensuite, on y trouve des mélodies fragiles, des ambiances à l'équilibre précaire et au message intime. La guitare caressante de Late Night Classic, par exemple. Voilà pour le folk.
Enfin, le post(-rock) est présent quand la batterie fougueuse impose son rythme et fait partir ce curieux attelage vers des répétitions entêtantes et entraînantes.

Trichromatic impose un départ nerveux et coloré qui vient s'échouer sur Interiors et sa luxueuse plainte d'un calme redoutable. Vous commencez alors à vous assoupir quand le tempo repart, les percussions se multiplient et le groupe vous cueille pour relancer la machine. Difficile de ne pas tomber sous le charme et d'esquiver le message délivré par ces mélodies envoûtantes. Malgré l'absence de chant, il semble que les instruments mis en avant vous parlent. Les thèmes sont si communicatifs que l'on ressent la peine, la joie et les interrogations des membres de Lymbyc Systym. Ainsi le morceau Kubrick faire ressentir une sensibilité à fleur de peau alors que Contemporary Art démontre une puissance qui ne laisse de place au doute. Un univers qui peut toutefois demander quelques écoutes pour s'y adapter.

Grâce à un album aux différentes facettes mais à l'ambiance unique, les Américains nous offrent un petit régal pas prêt de s'arrêter de tourner sur ma platine !


par Tahiti Raph
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 22:10
Sortie : novembre 2009
Label : Initial Cuts


Inspiré autant par Laurent Garnier, Scan X, Pink Floyd ou Portishead, Enola, projet solo de la moitié de Noirdegout, arrive avec un premier album de techno sobre et impeccablement produit. Pas étonnant d'y retrouver l'expérimenté Scan X aux manettes... Le maître mot de ce disque est la patience. Les dix plages étendent dans la longueur leurs évolutions mesurées sur un beat calibré pour faire remuer nonchalement les hanches. Ce n'est pas de la minimale, même si on en est pas loin par moment, notamment sur ce The A Trip qui monte à son rythme autour de sa mélodie légèrement rêveuse. On pense alors plus à James Holden qu'aux productions techno de la maison F Com.
Différence majeure avec l'Anglais, le résident de Besançon peut aller chercher quelques voix, comme ce chant illuminé et sérieux sur Sarah. La rythmique se fait alors plus pop même si les nappes envahissantes maintiennent le lien électronique avec le reste. Autre voix et autre ambiance sur In Utero dans un style électronica décalé.
L'influence Garnier/Détroit pointe son nez sur Lascive, son groove hypnotique et sa batterie syncopée. Un voyage mental sans surprise mais qui délivre avec habileté son message apaisant et souvent bien deep. Enola aurait peut-être gagné à introduire quelques ruptures dans ses titres, même si ceux-ci déroulent avec une impressionnante facilité. Sa pratique du DJing lui a sans doute dicté cette continuité convaincante.

C'est un bel univers dont Enola nous ouvre les portes. Alone ne devrait pas le laisser isolé bien longtemps...

par Tahiti Raph
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 10:00

Sortie : 16 novembre 2009

Label : Pan European

Genre : Cold-wave électronique

Note : 8/10

 

Il aura suffit d’un clip tatouant la rétine et caressant les conduits auditifs pour que Koudlam vienne s’imposer irrémédiablement dans le cerveau grâce au kubrickien Heavy Metal Valley concassant l’electro pour mieux la digérer. Le pire, c’est que ce formidable exercice de style n’est même pas disponible sur l’album du Français (mais seulement sur l’EP, See You All et en fin d'article). Koudlam reste un personnage mystérieux, autant fascinant qu’irritant. Le genre de poseur dont on comprend vite que la démarche mégalomaniaque trahit un côté arty indéniable. Et pourtant, Goodbye révèle son aspect prophétique dès les premières secondes. Le petit label français Pan European a eu l’ouïe fine en signant notre homme.

 

Opening s’impose d’emblée comme un énième hommage à Kubrick mais, cette fois-ci, l’impression de se retrouver en pleine partouze d'Eyes Wide Shut se fait sentir. La suite ne sera qu’obscurité. On retrouve de multiples emprunts aux sonorités amérindiennes faisant ainsi plonger la cold-wave caverneuse de Flying Over The Black Hills dans une expérience chamanique sans-retour. Goodbye est un album salement drogué, oscillant entre bad-trip glauque, Flying Dolphins, et tentative de retrouver son souffle, Tonight.

L’électronica de Koudlam aime à regarder du côté du Berlin des 70’s et de Tangerine Dream. Les voix sont désincarnées, les sonorités lourdes et souvent parasitées quand ce n’est pas saturées comme sur l’aérien Brother ou sur Love Song qui vous prend aux trippes. Koudlam n’échappe cependant pas à ses démons et tombe sporadiquement dans une grandiloquence repoussante avec Wave Of Mutilation. Mais avec See You All, il démontre aussi qu’il est capable de créer un tube potentiel tout en maintenant une vicieuse tension entre violons lancinants, voix mortuaire et rythmique binaire.

 

Avec Goodbye, Koudlam impose, avec excès mais non sans talent, sa vision crépusculaire du monde et semble démontrer qu’il est plus qu’un artiste-arty pour simple happening au Palais de Tokyo. Reste à prouver à la face du monde que sa démarche n’est pas une escroquerie. Il y a fort à parier qu’on va énormément entendre parler du bonhomme très prochainement.

http://www.substance-m.net/wp-content/uploads/2009/11/Koudlam.jpg

par B2B


 

Koudlam - Heavy Metal Valley


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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 15:11
Sortie : 27 novembre 2009
Label : Expect Candy

Les Américains Max Lewis et Mirza Ramic forment Arms and Sleepers en 2006. Résultera de cette union un très bon album, Black Paris, deux excellents EP, Bliss was it in that Dawn to be Alive et The Motorist. Ce dernier fut récemment chroniqué par nos soins (ici).
Leur sortie précédente nous avait fait trépigner d'impatience. Nous fûmes agréablement surpris quand nous apprîmes la sortie d'un nouveau long format, Matador qui sera distribué en Europe par Expect Candy.

Le duo est toujours doté de ce même talent pour mélanger électronica, post-rock et compositions classiques modernes. Le résultat trouverait facilement sa place dans la catégorie indie, un rien fourre-tout néanmoins.
Leurs disques évoquent toujours le voyage en général, leurs chansons nous donnent un peu l'impression de les accompagner, passant la tête au dessus de leur épaule pour voir ce qui se déroule derrière le hublot.
Éthérée, orchestrale et contemplative, leur musique évoque aussi parfois des temps de transit entre deux aéroports. La pochette du disque ou encore le titre de l'intro, Orly, renforce dans cette idée.
Accompagnés cette fois-ci par des membres reconnus de la scène indé, Matador pourrait bien être l'album révélant Arms and Sleepers à un public beaucoup plus large, tant celui-ci contient de morceaux fédérateurs et brise frontières. Des membres de Caspian ou encore de Uzi & Ari ont effectivement participé à la réalisation de l'album.
Les voix, pastorales et naviguant dans une sphère assez aiguë peuvent agacer et rebuter les fans de musiques exclusivement instrumentales. Les autres ne pourront être que ravis.
Une chanson comme The Architekt devrait bien aider à créer le buzz. En effet, celle-ci résonne comme ce que Archive n'a que trop peu réussi à faire depuis leur virage artistique peu inspiré.
Même s'ils ont une moindre dimension "tubesque", Matador, Helvetica, The International ou le très jazzy The Paramour de fermeture sont tous aussi enivrants.
Un seul bémol néanmoins, et pas des moindres. Il y a tant de bons sentiments dans leur musique que ça en devient parfois mièvre et sirupeux. Le profondément ennuyeux Simone en est l'exemple le plus cuisant, même si on retrouve cette disgrâce à quelques autres endroits.

Matador est donc un album qui pourrait et devrait faire grand bruit dans des rédactions plus tout à fait indépendantes comme Rock & Folk ou Les Inrocks, et cela même si ce n'est pas leur disque le plus intéressant. Ceci aurait au moins le don de mettre en lumière le talent de ce groupe, tout à fait sympathique au demeurant.

                                
par Ed Loxapac
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