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  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 19:42
Sortie : janvier 2010
Label : Atic Records


Créé en 2005 par deux anciens du label Grand Central, Atic Records sort sa première compilation afin de présenter titres rares ou non publiés des artistes qu'il défend, l'objectif étant de faire le point sur les stocks avant de passer à une nouvelle étape. Sur Follow The Outline on retrouve surtout les têtes d'affiches avec trois titres de Aim, autant de Death Of The Neighbourhood et quatre de Gripper.

Les placards de Atic sont assez surprenants, on y croise des titres électronica sobres (un remix du Zombie de Gripper par Crowhead), des plages folk doucereuses (Bigfoot par Paperboy) et d'autres morceaux difficiles à classer. Ce qui relie ces morceaux ? une certaine culture du bricolage, une volonté de dépasser les frontières des genres (contrairement au titre du disque) et un esprit pop. Mais malgré ces points communs, cette compilation manque d'une ligne directrice et les différents artistes présents brillent surtout par leurs différences.

Il faut donc plutôt prendre les titres un par un pour les apprécier. Alors se révèlent notamment la magnifique ballade The Beautiful Things We Dirtied Up de Death Of The Neighbourhood (
et le très sobre Manhattan Floats Away). Un instant de douceur mêlant voix enchanteresse et mélodie crépusculaire. Le Womb de Nico est du même tonneau, avec ce clavier moelleux et cette voix en sourdine venue d'une autre époque. L'électro-acoustique créative de Gripper sur Styrofoam Head ou Aim, qui clot le trackilisting en compagnie de QNC avec un rap construit sur un sample soul, se démarquent aussi.
En revanche, la house funky un peu facile de Gripper sur El Ruedo ou
le genre de big beat de Crowhead sur Tackle Lad auraient pu rester au fond du tiroir.

Follow The Outline ne convainc pas tout à fait, mais pointe quelques uns des poulains à suivre
d'Atic Records. Inégal mais utile donc !

http://www.melodic.co.uk/ihp/thumbs/SIZE300_QUALITY75_FollowTheOutlinePackshot.jpg
par Tahiti Raph
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 02:09
Sortie : 14 décembre 2009
Label : Rough Trade Records

Je lisais il y a encore quelques jours dans un mensuel prisé par certains amateurs de musiques électroniques, que les récentes sorties du label Dial manquaient d'originalité et étaient trop linéaires. Il y a des fois où on aimerait bien être aveugle.
Pantha Du Prince, ou Hendrik Weber pour les intimes, fait partie aux côtés de Sten (Lawrence), Efdemin ou encore Pigon de la famille fermée Dial. Même s'il ne dit pas adieu à ce sacro-saint label, son nouvel album, Black Noise, est annoncé pour le 9 février 2010 chez Rough Trade. Ses magnifiques précédents albums, Diamond Daze et This Bliss, avaient reçu les louanges de tout amateur de techno qui se respecte. The Splendour, maxi de trois titres, est censé nous faire patienter jusqu'à février...

Notre Hambourgeois préféré avait déjà lâché cette année un maxi de très haute volée, le brillant Behind The Stars. The Splendour semble suivre ses nobles traces. Le titre éponyme témoigne une nouvelle fois de tout le sens de l'esthétisme et du romantisme que l'Allemand est capable d'injecter dans sa musique. Il me paraît hérétique de qualifier cette musique de "minimale" tant cette dernière est riche, inspirée par l'ambient, les compositions électro-acoustiques ou par ce que Detroit et les années 1980 ont enfanté de mieux.
Ce sens inné du taillage de la texture cristalline est une fois de plus bien présent, nous rappelant au bon souvenir d'un Saturn Strobe de toute beauté.
Water Falls apparaît moins intéressant et plus limité après une si splendide claque.
L'excellent Sach Mal Baum, avec ses distorsions rythmiques ainsi que ses sonorités froissées, confirme quant à lui, une fois de plus, que l'écoute des disques de Pantha Du Prince n'est pas réservée aux errants d'after et aux contemplatifs extasiés.

Ses superbes amuses bouches nous ayant mis bien plus qu'en appétit, il ne nous reste plus qu'à prendre notre mal en patience. Black Noise se place d'ores et déjà comme un des disques les plus attendus et les plus prometteurs de 2010 en matière de techno intelligente.

                                 http://www.panthaduprince.com/img/teaser/09.jpg
par Ed Loxapac
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 11:29
Sortie : novembre 2009
Label : Pias


Depuis Run DMC et les Beastie Boys, on n'était pas forcément pressé de réentendre des mariages entre rap et rock, tant les projets dans le genre se sont avérés foireux. Pour réconcilier grateux et MC, Damon Dash, co-fondateur de Roc-A-Fella avec Jay Z, a eu l'idée de faire rapper la crème du rap new-yorkais sur des samples venus de sessions studio avec les Black Keys. Ces derniers s'occupent de gérer guitare, batterie, basse, clavier tandis que les invités posent chacun leur tour
leurs lyrics sur les 11 titres du disque. Deux bonnes idées assurent la réussite de Blakroc : la première, inviter le génial RZA (Wu-Tang) en studio pour qu'il mette sa patte ; la seconde appliquer des techniques de production rap en samplant les musiciens plutôt que les laisser jouer comme s'il s'agissait d'une chanson.

L'album commence en sortant de sa tombe ODB pour accompagner Ludacris sur un titre à la lourde guitare qui pose l'ambiance. Dès les premières mesures, ce projet sonne juste, chacun respectant l'univers de l'autre. Les mélodies sombres et les guitares glaçantes, notamment sur Dollaz & Sense avec Pharaohe Monch et RZA (qui se permet aussi une apparition solo réussie sur Tellin' me Things), conviennent parfaitement aux flows des pro du micro qui se succèdent sans faire baisser le niveau. Même le chant de Nicole Wray, présente sur plusieurs titres et seule sur le très soul Why Can't I Forget Him, s'intègre bien dans le projet malgré un côté R'n'B un peu sirupeux. On préférera les interventions denses de Raekwon sur l'instru vrillé de Stay Off The F*%$#n’ Flowers, la touche rappée-chantée de Mos Def sur On The Vista (et un peu trop emporté sur Ain’t Nothing Like You (Hoochie Coo) avec Jim Jones) ou le prometteur NOE sur Hard Times et l'excellent Done Did It final.
Si le mariage est réussi, c'est aussi que les MC laissent de la place aux musiciens, qui hors des samples, placent quelques solos et d'autres interventions toujours mesurées et pertinentes. Il faut aussi saluer l'unité des ambiances créées par les Black Keys qui tout au long du disque conservent leur touche et leur imagination. Les titres sont souvent courts, gagnant ainsi en percussion.
Seul bémol, le Hope You're Happy et son refrain rock nerveux plus classique qui ne profite pas de la présence de Q-Tip (aux côtés de Billy Danze et Nicole Wray).

Damon Dash a donc fait appel aux bonnes personnes pour ce projet qui se révèle complètement à la hauteur des attentes.

http://hiphopiscoolagain.com/blog/wp-content/uploads/2009/11/blakroc-500x449.jpg
par Tahiti Raph
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 10:36

Le Top Blogueurs 2009 : La sélection des meilleurs albums de l’année :

Le Top des blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d'un classement des meilleurs albums de l'année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Chroniques électroniques vous présente cet article collaboratif publié à l'identique sur tous les blogs participants !

Ramona FallsRamona Falls - Intuit

Lyle : Qui l'aurait cru en début d'année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d'un tas d'amis, a mis de l'ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d'être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)

Grizzly Bear - VeckatimestGrizzly Bear - Veckatimest

Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)

Animal Collective - Merriweather Post PavilionAnimal Collective - Merriweather Post Pavilion

Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)

Fuck Buttons - Tarot SportFuck Buttons - Tarot Sport

Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l'essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidé par la production d'Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d'un moteur d'avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)

Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the SoulDanger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the Soul

Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire également la chronique de Ju)

Aufgang - S/TAufgang - S/T

Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Mauve)

Cougar - PatriotCougar - Patriot

Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l'intensité fleuve d'un Do Make Say Think tout en s'accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)

Vic Chesnutt - At the CutVic Chesnutt - At the Cut

Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient... (A lire également la chronique de Thomas)

The Limes - S/TThe Limes - S/T

Violette : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)

DM Stith - Heavy GhostDM Stith - Heavy Ghost

Disso : Cet album est un chef d'œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l'air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d'une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)

Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An EagleBill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle

Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l'image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d'une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)

Converge - Axe to fallConverge - Axe to fall

Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)

Current 93 - Aleph at Hallucinatory MountainCurrent 93 - Aleph at Hallucinatory Mountain

Mr Meuble : Album à l'image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l'apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)

Dominique A - La MusiqueDominique A - La Musique

Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)

Benjamin Biolay - La SuperbeBenjamin Biolay - La Superbe

Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)

Fever Ray - Fever RayFever Ray - Fever Ray

Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteinte dans cet album sonnent comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)

The XX- S/TThe XX- S/T

Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)

The Tiny - Gravity & GraceThe Tiny - Gravity & Grace

Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu'elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d'émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d'oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d'Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)

Marie-Flore - More than thirty seconds if you pleaseMarie-Flore - More than thirty seconds if you please

Arbobo : Le parcours de trop de "grands" a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c'est rare de faire des débuts aussi bluffants. L'air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d'un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu'elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)

St Vincent - Actor St Vincent - Actor

Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)

Les participants au Top des Blogueurs 2009 :

Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite ; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; trois Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto, Mathieu de Ramdom Songs et Paul de Pomme de Pin ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûte mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Mmarsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 22:35
Date : 13 décembre 2009
Lieu : Rex Club (Paris)


L'année avait commencé avec Laurent Garnier au Rex Club, elle s'était prolongée avec son album (chroniqué ici) puis son live aux Nuits Sonores (chroniqué ici). Elle devait donc s'achever par où elle avait commencé. Entre des dates en Australie, au Japon, un cinémix à l'auditorium du Louvre et avant de continuer sa tournée française, le DJ faisait un passage au Rex Club pour une de ses "all night long" qui ont forgé sa légende des dix ans du Rex à ses résidences mensuelles jusqu'aux one shot qu'il offre aujourd'hui quand son agenda le permet. Restait à savoir qui braverait le froid de décembre un dimanche soir pour l'écouter...

A 23h30, il y a déjà une petite file d'attente qui regroupe fans de la première heure et jeunes fêtards attirés par ce nom toujours aussi imparable année après année. Garnier, veste et T-shirt sur les épaules, est lui dans la cabine, passant des vieux morceaux de funk instrumentaux avant que ne débarque la foule des grands soirs. Pour un soir de fête, l'équipe du Rex a collé des ballons gonflés à l'hélium dans tous les coins... quand leur chouchou est là, rien n'est tout à fait comme d'habitude. Les gens crient déjà alors qu'ils ne passent que des oldies house, les flashs sur la cabine DJ sont réguliers, la queue au vestiaire est interminable. Notre Lolo national est encore en train de se faire kiffer sur une techno groovy qui lance vraiment cette nuit de danse où l'on oublie tout. Alors qu'il passe Back To My Roots, extrait de son dernier album, il prend le micro pour nous faire partager son bonheur de "revenir à la maison", et le public en redemande. Difficile d'en dire plus tellement ses mixs mêlant tous les styles électroniques se vivent, avec cette rare impression de communier avec le DJ et les autres danseurs.

Encore une belle nuit au Rex, et vivement la prochaine !

par Tahiti Raph
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 22:10

Sortie : 7 décembre 2009

Label : Prologue

Genre : Techno

Note : 8/10

 

On sait peu de choses sur Cio d’Or et après tout, on s’en fout. Sa techno étant propice à l’hypnose, son CV risque fort de vous passer à travers. Avec Die Faser, vous pénétrez dans les tourments d’une techno mentale propre à enflammer l’imaginaire.

 

En faisant se télescoper les sons de M_nus et les ambiances dub lourdes, Cio d’Or signe un album aussi fascinant que glacial. Die Faser n’est pas un LP facile à digérer, il demande une certaine préparation psychologique, mais le voyage en vaut largement la peine. Bienvenue dans une techno mentale désertique et métallique où l’absence de mélodie ne s’avère jamais être un défaut. Bien au contraire, en jouant uniquement sur la lourdeur des basses et sur les sonorités rêches, Die Faser apparaît comme la bande son idéale d’une déambulation urbaine nocturne. Il suffit d’un rien pour rendre le trip totalement hypnotique et Cio d’Or l’a bien compris.

En misant sur un cut minimalement vicieux, Pailleten, elle arrive à faire trébucher l’auditeur. En lorgnant du côté d’une techno robotique, Brokat, elle promet une dérive anxiogène. En faisant surgir deux fines notes, Goldbrokat, elle arrive enfin à nous faire apercevoir la lumière. En jouant la carte de la comptine électronica progressive, Cotton, elle capture définitivement l’auditeur dans son univers.

 

Cio d’Or signe un excellent album de techno mentale basé sur l’impalpabilité. Die Faser est un LP âpre qui réclame une totale implication de nos sens pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur.

http://www.electronicbeats.de/wp-content/uploads/2009/11/ciodor_diefaser_album_400x400.jpg

par B2B

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 23:19
Sortie : 30 novembre 2009
Label : Hyperdub



Des tréfonds du nébuleux et très fertile label Hyperdub est sorti tout récemment l'album attendu de King Midas Sound. Le groupe rassemble le génial producteur Kevin Martin ou The Bug, qui mutilplie les projets et les étiquettes, Roger Robinson, pour les vocaux en forme de spoken word, et Kiki Hitomi, la chanteuse japonaise du groupe Dokkebi Q.
Sur Waiting For You, Martin s'éloigne des breaks frénétiques qui faisaient son London Zoo, les basses se font sourdes et feutrées, et les percussions caressantes. Les plages de dub soyeux et filtré enveloppent le chant toasté de Roger Robinson comme une gangue sombre. Mais l'atmosphère ne vire jamais complètement à l'opaque, on est loin par exemple de la collaboration de Kode9 avec The Space Ape, dont la voix sépulcrale peut atteindre des sommets de noirceur. Si une dimension mystique et hantée habite sans conteste le disque, le timbre charnel de Robinson insuffle une belle part de soul et de chaleur aux flâneries nocturnes et torturées de Martin. Quant à Hitomi, qui dit vouloir être "l'épice" de King Midas Sound, elle ponctue quelques titres de lambeaux d'un chant éthéré, parenthèses désincarnées qui contrastent agréablement avec la voix de Robinson (Earth A Kill Ya).
Il est difficile, souvent, de ne pas penser à Bristol, le disque qu'on annonçait comme le descendant de Maxinquaye - ce qui n'a pas manqué de provoquer du scepticisme – brille par sa profondeur et sa poésie. Compliment accordé.


                                               http://3.bp.blogspot.com/_zcds4wNWXPE/SsoXaFECeMI/AAAAAAAAAFs/ybD_uzxFkPk/s320/KMDsepiaLowres.jpg
par Manolito
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 16:20
Sortie : janvier 2010
Label : Stones Throw


Les grandes rencontres d'artistes et d'influences de tous horizons donnent rarement de bons albums. Quelle surprise donc à l'écoute d'Earthology, de découvrir cette "raw soul" (comme les Whitefield Brothers l'appellent eux-mêmes) gorgée d'instruments venus du monde entier et enrichie d'invités représentant divers courants musicaux. Après un premier album considéré comme culte, In The Raw sortie en 2001 et réédité en 2009, les deux frères de Munich, fondateurs des Poets Of Rythm, ont réuni des morceaux enregistrés ces dernières années - voire bien plus longtemps - entre New York, Munich et Berlin pour concocter un nouveau disque en forme de tour de la terre.

Earthology frappe d'abord par son grain, la consistance de ses pistes, leur épaisseur qui rappelle les vieux disques de world ou de jazz, le souffle et les approximations de mixage en moins. La production est parfaite en cela qu'elle restitue l'atmosphère touffue du son des frères Whitefield tout en laissant suffisamment de place à chaque instruments. Leur univers soul-funk majoritairement instrumental est adossé à une rythmique puissante, sans doute la marque des Dap-Kings (groupe qui accompagne notamment Amy Winehouse et Sharon Jones) qui ont participé aux sessions.
Cette architecture laisse place à diverses expérimentations audacieuses et judicieuses. Il y a tout surtout ces sonorités intrigantes qui viennent des cordes africaines sur Safari Strut, de percussions d'Amérique centrale sur NTU ou de flûtes asiatiques sur Alin. Quant à Sad Nile, les mélodies cuivrées sont familières au Nigeria de Fela, et la marque du passage en studio des musiciens d'Antibalas.
Alors que l'on croyait voyager dans des contrées lointaines, on est rappelé à l'ordre par l'arrivée plus familière de rappeurs dont les flows s'intègrent à merveille sur ces beats dont ils ne sont pas des habitués. Edan, Mr. LIF et Percee P font ainsi des apparitions remarquées qui participent à l'éclectisme de l'ensemble.
L'Afrique, l'Amérique puis l'Orient avec notamment Pammukale qui rappelle les méditations d'Alice Coltrane en versant dans un jazz cosmique envoûtant. Les Whitefield nous font traverser l'Asie tout en gardant leur fil conducteur, notamment grâce à une batterie qui ne s'échappe que par instant. Le voyage s'achève sur Chich, sorte de berceuse venue encore d'un autre pays... imaginaire celui-là.

Avec Earthology, 2010 s'annonce déjà très bien ! Les convaincus par la collaboration entre Mulatu Astatke et Heliocentrics (chroniqué ici) peuvent se précipiter, c'est du très haut niveau.

http://www.melodic.co.uk/ihp/thumbs/SIZE300_QUALITY75_EarthologyAlbumArt.jpg
par Tahiti Raph
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 21:12

Sortie : 9 novembre 2009

Label : Greco-Roman

Genre : House, techno

Note : 6,5/10


Il n’y a pas plus foireux que le principe de concept-album. Tous ceux qui s’y sont essayés, s’y sont cassés les dents. Mais pourquoi diable Joe Goddard est-il allé se foutre dans un tel merdier en voulant livrer un album sur les fruits ? Pourtant, le petit Joe n’est pas une buse, il sait comment fonctionne la musique et quelles sont les attentes du public. Et oui, c’est quand même l’un des membres les plus influents d'Hot Chip. Autant dire qu’il en connaît un rayon le bonhomme.

 

Harvest Festival s'avère être un album attachant réservant de belles plages d’extases primaires. En optant pour un mélange mi-Four Tet, mi-old-techno, son exercice de style se révèle intrigant. On retrouve l’esprit ludique d’Hot Chip pour qui la musique n’est simplement qu’une joyeuse bacchanale naïve. L’auditeur est donc prévenu, il ferait mieux d’éviter de se prendre la tête s’il veut pouvoir adhérer à l’esprit de ce Harvest Festival.

Les compositions sont simples, échappant à une quelconque intellectualisation. Résultat, on tombe parfois dans l’approximation douteuse comme sur Sour Grapes qui lorgne maladroitement du côté de Goblin ou sur les poussives deux pistes qui sont chantées.

Mais Harvest Festival c’est surtout une petite poignée de tubes totalement addictifs. On rebondit avec douceur sur les basses rondes d’Apple Bobing (Four Tet en signant d’ailleurs un brillant remix), on se laisse piéger par la montée techno de Strawberry Jam et surtout on retombe en pleine rave old-school sur l'affolant Go Bananas.

 

Le principe de concept-album semble être finalement une simple idée lancée en l’air par Joe Goddard car son album n’a rien de conceptuel. Harvest Festival est loin d’être un disque parfait mais il possède pourtant cette aura, ce petit truc qui fait qu’on a envie d’y revenir… souvent.

http://www.inthenews.co.uk/photo/joe-goddard-harvest-festival-$7048698$300.jpg

par B2B

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 18:02
Sortie : novembre 2009
Label : Blue Tunes Recordings


Si le nom de Koan ne vous dit rien, ce qui était mon cas avant de découvrir ce disque, sachez que cet artiste russe produit de la musique depuis 16 ans, a sorti trois albums dont la bande originale du jeu Treasures Of The Deep et un certain nombre de maxis (en partie téléchargeables gratuitement sur sa page Myspace). Fortement influencés par la culture ancienne japonaise, ses morceaux pourrait faire penser à du DJ Krush version ambient. Mais attention, Koan définit son style comme chill-out... un terme qui a une mauvaise image par chez nous, et à juste raison.

C'est d'ailleurs le principal reproche que l'on peut faire à cet album, un côté méditation un peu plat qui convient plus aux salles de yoga qu'aux oreilles des amateurs d'électronica. Ne jugeons pas non plus trop vite cet artiste russe qui aime les longues plages sonores aux rythmiques paisibles. Passé l'aspect sirupeux, on découvre de nombreuses sonorités s'entremêlant au sein de constructions patientes rendant les morceaux riches et parfois envoûtant. Dans cet univers electro-acoustique cohabitent en harmonie flûtes, guitares et sons de claviers synthétiques.
Exercice difficile, Koan mêle sur ce disque des versions revisitées de titres de son premier album, flanquées de l'étiquette "blue mix", et de nouvelles productions. Si le lien fonctionne bien entre les différents morceaux, c'est parfois les plus récents qui sonnent un peu daté, notamment sur The Island Of Deceased Ships et ses sons assez pauvres. Il faut bien avouer que l'on s'ennuie parfois fermement, surtout quand les pistes dépassent les neuf minutes. Pour quelques passages prenants, il y a pas mal de longueurs.

Cet album gagnerait donc à être plus concis, même si son auteur, qui pourrait sans doute moderniser son équipement, étend volontairement ses morceaux pour en développer l'aspect relaxant... au risque d'endormir son auditoire.

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par Tahiti Raph
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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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