Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 15:10
Sortie : novembre 2009
Label : IHipHop


Histoire de finir les rattrapages 2009 en beauté, il est temps d'écouter le deuxième volet de la série Wu-Tang Meets The Indie Culture. Le crew de Staten Island n'y rencontre pas les stars du Punjab, mais celles de la musique indépendante. Après un premier volume explosif en 2005 où les hommes du Wu croisaient les rimes avec une brochette de rappeurs américains dont Del The Funky Homosapien, Aesop Rock, Tragedy Khadafi ou MF Doom, la bande de RZA part cette fois-ci à l'assaut de l'Angleterre. Non pour y trouver des rimes, mais des beats électroniques ! La 36e chambre de Shoalin ne consistait-elle pas justement à porter la bonne parole (et les bonnes techniques de combat) au delà des limites du temple ? Les rappeurs entrent cette fois dans le dubstep...

La première déception à l'écoute de ce disque est de constater que les titres sont en fait des remixs de précédentes livraisons et pas des originaux. On retrouve donc les lyrics issus de différents albums de membres du Wu Tang, dont Polluted Water de Icewater - le groupe de Raekwon -, Wisemen Approaching de Wisemen - le groupe de l'excellent Bronze Nazareth - ou le récent Protools de GZA, ainsi que du premier volume de la série.
Les 19 titres passés à la moulinette anglaise prennent des directions assez différentes. Une partie des producteurs a choisi de rester dans le dubstep pur et dur comme Parson sur Now or Never où la voix de Son One ne fait que de brèves apparitions. La difficulté consistant alors a adapter les beats aux flow des MC. Jay Da Flex et Yoof laissent par exemple totalement libre court à leur créativité pour accompagner Lord Jamar et RZA sur Deep Space. Les amateurs de grosse basse s'y retrouveront aussi sur le très dense Iconoclasts revu par Syndaesia et Aks et avec Let's Get It de Evol Intent.
D'autres sortent des instrus dans un esprit plus rap, même si les sons restent hautement électronique. Un choix fait par Datsik et Excision qui habillent sobrement le Biochemical Equation de MF Doom.
En revanche, Scuba Scythe s'éloigne franchement du dubstep sur sa relecture de Street Corners qui est complètement rap avec son sample de guitare. C'est Chimpo qui réussit le mieux dans le genre avec son remix de Cinema de GZA.

Malgré ces divergences, ce double album garde une certaine homogénéité dans ses productions, bien que la qualité ne soit pas toujours au rendez-vous. Certains morceaux semblent un peu facile et la structure rap fait parfois oublier aux remixeurs de construire des structures évolutives. Vous pouvez ainsi éviter la version poussive de Do It Big par Baobinga et I'D ou le Lyrical Swords de Pawn, malgré une dernière partie plus prenante.
Dans un autre genre, Stenchman prend un peu trop de liberté sur Handle The Heights pour un résultat également assez moyen.

L'exercice est toutefois plutôt réussi dans l'ensemble et le mélange des genres fonctionne bien sur ce disque original et varié. Avis aux curieux.
http://9.media.tumblr.com/tumblr_kud001ro2e1qz5euzo1_500.jpg
par Tahiti Raph

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires