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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 15:50

Sortie : octobre 2011

Label : Profan

Genre : Techno expérimentale

Note : 7,5/10

 

Depuis que Wolfgang Voigt a abandonné ses pseudos Gas et Studio 1, pourtant phares de la scène ambient-minimal allemande des années 90, on aurait pu croire que ce gourou aux multiples alias et collaborations co-fondateur du label Kompakt, s’ouvrirait désormais à des horizons moins ésotériques. Erreur : La chose s’est empirée. Oh certes, le bonhomme ne rechigne plus à balancer des kicks, voire à rentrer dans les rangs serrés de la structure en  4/4 ; mais cela n'a pas empêché son précédent LP Freiland Klaviermusik et son piano cinglé de répétitivité démente qui a fait grincer du bec les plus valeureux d’entre nous (pourtant biberonnés au minimalisme américain). ce n’est rien de dire que la première fois que j’ai mis ce nouveau Kafkatrax (produit sur le label Profan, subdivision de Kompakt créée par Voigt lui-même) dans mon lecteur CD, je me suis dit que j’allais passer une putain de mauvaise heure.

 

Et en fait, tout de suite, on s’aperçoit que non ; que pour la première fois, l’aridité autiste de l’expérimentation totale se fait presque accessible, et pour tout dire, musicale. L’introductif 1.0 (les tracks, exempts de titre, sont seulement numérotées) joue d’emblée la carte maîtresse de son disque : le travail des voix. On ne saurait trop l’applaudir, tenant sans doute la raison de la référence à Kafka. Des phrases parlées, dictées en allemand, sont montées en boucle, répétées, entremêlées puis démêlées puis remailées, filtrées, réverbérées, déformées… à l’écoute au casque, l’effet rendu est celui de l’hallucination auditive, où des paquets de voix informes s’adressent directement à une conscience décollée d’elle-même. Sauf que, le point n’est pas négligeable, ces hallucinations auditives sont musicales ! Pour accompagner ce travail sur les voix, Mr Voigt s’est branché sur un mode rythmique pachydermique, au kick plus lourd que véritablement lent, qui épouse parfaitement le mouvement de balancement des autistes. De façon plus surprenante, des mélodies font parfois leur apparition, sous la forme de petites mélodies au synthé, ou d’interventions sonores plus proches du glitch, qui confèrent à l’ensemble un côté finalement assez dansant.

 

On tient sans doute l’œuvre la plus accessible de l’immense discographie de Wolfgang Voigt, et au départ, ça surprend forcément ; mais on se laisse vite embarquer dans ce trip hallucinatoire et immersif. L’écoute au casque ou aux intra-oriculaires à fort volume est vivement conseillée, l’effet rendu n’en est qu'amplifié.

 

http://s.dsimg.com/image/R-3168374-1318856433.jpeg

par Pingouin Anonyme

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Saturn Drive Duplex 24/10/2011 16:37


L'écoute au casque a fort volume est tjs déconseillé. Je me demande quand mm qu'l diplome t'as passé pour avoir le droit de dire n'importe quoi lol